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Clepsydre de Karnak
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” Ces vers …
” Composés cette nuit …
“16 juin 2011 …
” Dédicacés …
” A Xavier Fisselier …
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Trop tard mais jamais avant l’heure de la clepsydre,
Immuable, s’écoule le goutte à goutte du temps passé
Où s’accumulent les pleurs.
Et de naissance vaine devoir le traverser,
A mort soudaine le maîtriser …
Sans terreur ni frayeurs …
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Sans cesse renouvelés, le chemin parcouru
Dans les larmes, s’émeuvent les trop lourds chagrins
En succession de rêveries mortes,
Avant même d’avoir pu célébrer
L’éveil en l’éclat de frêles matins.
Et les soleils si noirs noyés de désespoir.
Et les mèches trop vite éteintes des chandeliers du soir,
Tels pétales d’amour flétris, précédant le jour fini,
D’une succession de nuits à errer comme hagard …
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A l’écoute des chants fragiles,
L’ oiseau malhabile, aux ailes graciles
Rognées d’utopies, ira à jamais s’enliser.
S’épanchent dans les sables des mouvances
Les perles de peurs irisées
En minuscules rigoles à peine striées.
S’évaporent aux brasiers des déserts arides,
De mirage en mirage, sans répit ni lassitude répétés,
Les desseins de l’eau s’écoulant en ruisseau chuchotant
Vers la brume, telle une floue oasis esquissée.
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Sur la mer des aubes
Les cernes des regards effleurent l’horizon
Où s’éveille le port au givre glacé des songes.
Du bleu des lames
L’encre séchée trace des vocables en flottaison.
Dans l’estuaire des âmes la mélancolie ronge.
Guidant les pas la résonance des pleurs ceint l’aurore
Prise en une nasse alourdie de souvenances amères.
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Il n’est de matins.
Il n’est de nuits.
Ni de temps passant …
Dont la clepsydre, inlassable,
N’écoule les heures austères.
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Mandragaur’En Individu’Elle
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Droits d’Auteur : Page d’Accueil
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Répondre
Je ne sais comment vous remercier, sinon en vous disant l’émotion et la joie d’être le destinataire de vos mots.
Il n’est de matins.
Il n’est de nuits.
Ni de temps passant …
Dont la clepsydre, inlassable,
N’écoule les heures austères.
Vous avez tout compris,
touché,
ému,
merci.
Je vous embrasse.
Émotion partagée Xavier … Croyez … J’ignore si j’ai ‘tout compris’ … Ce qui est certain c’est que j’ai tout perçu … Sensation innée d’une prescience cher (ou chair) payée ?… Je ne sais …