Nuits…

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Nuits…

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Chaque jour égrené d’où le soir surgit sans surprise…

Toujours pareil.

D’une cigarette s’éteignant au bord du cendrier…

En spirale vermeil.

D’une nuit perdue ployant sous le soleil noir…

Où les songes veillent.

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De leurs voix rassemblées s’entend le cri sourd…

Disant toute l’étrangeté.

D’ombres éparses se voilent leurs yeux…

Et de leurs bouches muselées.

Tant pleurent leurs souffrances jusqu’à l’étoile…

Dernière allumée.

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D’un soupçon de peur immiscé entre la peau…

Et les os déjà frissonnants.

L’anxiété se mêle au coeur brisé des corps éreintés…

S’étirant.

D’un geste large et répandu au loin signant la fin…

Du soir tombé doucement.

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Troublés de voir arriver sur eux déterminé et violent…

L’inconnu ce démon.

Tous coururent au devant de l’éternité pour racheter…

Le vil abandon.

D’un éclat de lune dans le noir venu dessiner la courbe…

Saignant l‘horizon.

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Tenant entre ses doigts de buées le reflet des larmes…

Jamais taries.

S’écoulant jusqu’aux aubes en généreuses rosées…

Sur les prés fleuris.

Dont le matin s’enivrera tout le jour s’abreuvant…

De destinées jusqu’à l’autre nuit.

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Note en vue de tranquilliser les inquiets :

Dans le troisième vers du quatrième couplet : 
- “D’un éclat de lune dans le noir venu dessiner la courbe saignant… 
- “L’horizon.”

Saignant n’est ni une faute d’ortographe ni non plus une erreur d’emploi, c’est volontaire… Je pensais la courbe de l’horizon dessinée par l’éclat de lune dans le noir venu “ceignant” le globe terrestre d’une ligne “rouge”… Incandescente dans le noir ceinturant la terre ainsi je la voyais… Aussi ai-je d’abord écrit ceignant donc… Me relisant pourtant c’est naturellement que l’évocation de l’image provoquée par les vers dans mon imaginaire m’a spontanément portée à modifier ceignant pour saignant finalement… La puissance de l’homophonie faisant le reste me semble-t-il…

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Droits d’Auteur il va de soi …

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Published in: on 31 août 2011 at 0 h 48 min  Laisser un commentaire  

Hyatus …

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Aiguiser les regards.

Il n’est point de rumeurs

Sans silence …

Pas même de balancier pour voir d’heure …

Où est le temps 

D’avant les lenteurs ?..

Feu mes années si vite passées

Les aurai-je rêvées ?

Subtiliser le lever des jours,

Et des aubes et des aurores,

Vivre encore …

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Cheminer à pas lents au seuil du malheur

Souvent.

Exorciser les peurs

Témoins vides ou aveugles …

Ce grand précipice

Où se croisent la force et l’inertie.

Marcher dans ce monde

Où tant de colères grondent.

Mais quoi ?

Serait-ce la fin ?

Du chemin ?

Des gens me frôlent ne me regardant pas …

Suis-je là ?

Ou n’est ce qu’illusion tout ceci ?

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Voyons …

Où commence la lumière ?

Où s’arrête la nuit ?

Au soir du jour

Un dernier tour sur la pointe des pieds …

Et tendre loin les mains,

Toucher les confins, le ciel, les astres …

Ah !…

La ligne d’horizon me semble bien noire

Mis à part

Ces quelques étoiles

L’éclairant comme feu de Bengale

Reflété dans un lointain miroir…

Brillantes elles descendent vers la terre …

Ou serait-ce qu’elles tombent dans la mer ?

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Égarée ou fermée en moi-même,

Ou absente ou hors de moi je cherche

Du secours, un rai de lumière …

Faux repères en ces environs perdus

Rien ne va plus …

Mais tout de même il faut marcher

Avant que ne me rattrape la nuit infinie,

Et ne m’engloutisse le goût d’y mettre fin …

Retourner vers le monde …

Les humains ?…

Bavards sans consistance …

Périr seule …

Ainsi va le combat de nuit à matin …

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur

Page d’Accueil

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Published in: on 25 juin 2011 at 19 h 58 min  Commentaires (2)  

La Clepsydre

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Clepsydre de Karnak

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” Ces vers …

” Composés cette nuit …

“16 juin 2011 …

” Dédicacés …

” A Xavier Fisselier …

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Trop tard mais jamais avant l’heure de la clepsydre,

Immuable, s’écoule le goutte à goutte du temps passé

Où s’accumulent les pleurs.

Et de naissance vaine devoir le traverser,

A mort soudaine le maîtriser …

Sans terreur ni frayeurs …

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Sans cesse renouvelés, le chemin parcouru

Dans les larmes, s’émeuvent les trop lourds chagrins

En succession de rêveries mortes,

Avant même d’avoir pu célébrer

L’éveil en l’éclat de frêles matins.

Et les soleils si noirs noyés de désespoir.

Et les mèches trop vite éteintes des chandeliers du soir,

Tels pétales d’amour flétris, précédant le jour fini,

D’une succession de  nuits à errer comme hagard …

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A l’écoute des chants fragiles,

L’ oiseau malhabile, aux ailes graciles

Rognées d’utopies, ira à jamais s’enliser.

S’épanchent dans les sables des mouvances

Les perles de peurs irisées

En minuscules rigoles à peine striées.

S’évaporent aux brasiers des déserts arides,

De mirage en mirage, sans répit ni lassitude répétés,

Les desseins de l’eau s’écoulant en ruisseau chuchotant

Vers la brume, telle une floue oasis esquissée.

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Sur la mer des aubes

Les cernes des regards effleurent l’horizon

Où s’éveille le port au givre glacé des songes.

Du bleu des lames

L’encre séchée trace des vocables en flottaison.

Dans l’estuaire des âmes la mélancolie ronge.

Guidant les pas la résonance des pleurs ceint l’aurore

Prise en une nasse alourdie de souvenances amères.

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Il n’est de matins.

Il n’est de nuits.

Ni de temps passant …

Dont la clepsydre, inlassable,

N’écoule les heures austères.

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Mandragaur’En Individu’Elle

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Published in: on 16 juin 2011 at 3 h 33 min  Commentaires (2)  

J’te parle …

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J’te parle parc’qu’à vous ….
J’peux lui parler …

Parce qu’à nous …
De moi …
Comme j’t'entends l’dire de vous …

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Muse t’es là ?…

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Suis v’nue te dire …
A vous qui m’entendez …
Car je sais qu’vous voyez …
Et savez qu’j'entends …

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… Muse tu vois ?

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Suis v’nue me taire hors papier …
Hors encrier …
Hors plume …
Hors moi …
Hors tout ?…
Du tout …

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Muse c’est ça ?…

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Ne rien te dire …
Ne pas vous dire …
Sans t’parler …
Tout vous confier …

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Muse viens m’écouter …

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Larguer la bouteille sur les brisants …
Viens m’voir la lancer …

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Car hors de moi j’me tais …

Tu vois Muse j’ai mal …

Mais tu n’en sais rien …
Ni ne doutes même …

Que d’là d’où chaque nouvelle fois …

J’reviens

J’ai l’envie d’y r’tourner …

D’m'y arrêter …

De n’plus en r’venir jamais …
Elle me traîne …

Et me brise …

Par l’entremise de mon mal …

Cette spirale …
C’est fatal …

Tu l’vois je viens vous l’dire …

C’est fatal même si elle sait …

Que demain n’est pas hier …
Si l’on passe l’eau ce jour d’hui …

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Muse tu m’suis ?…

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Chaque jour oui …
Passer l’eau au risque …

Je risque elle risque …

Tu l’sais oui qu’elle risque …

Vous l’savez qu’il est si facile …

Trop facile de s’laisser glisser …

Et engloutir …

Mais si difficile …

De n’pas s’en r’tenir …

Ou d’en rev’nir …

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Muse pour en finir …

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C’est pour rire …

Qu’elle te d’mande sans cesse …

D’arrêter …

De l’entraver …

De ne plus la ret’nir …

Et de lui dire de lui dire …

Et lui dire …

Et te dire …

Des mots qui n’disent rien …

Mais rien …

Si rien de rien …
… Pourtant …
C’est ainsi que lui répond le vent …

Et le temps et le néant …

” … Vas-y plonge !!!
” … Car à quoi bon …
” … Dis …
” … qu’est ce que t’attends ??? “

Mais non crénom de nom !…

J’dis non vous voyez !
A chaque fois j’émerge …

Et retour !…
Les astres m’appellent …

Et m’arrachent de l’abysse …

Des abysses …
De l’abyssal …

Des habits sales …

Vous vous souv’nez ???

C’est moi oui …

Moi …

Pour vous l’rappeler …

Muse ?…
Mais tu l’sais …

*

Ne pas savoir même que j’existe …

C’est déjà si difficile d’y croire …

De croire …

De croire en moi …

*

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Et mes mots, mes verbes,

Mes vers, mes vocables …

C’es envolées lyriques,

Ces contes, ces fables …

Ces clavardages, ces histoires …

Ces bavardages de toi …

De moi ?

*

N’en finissent  pas …

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Allez !…

Du balai !…

Va donc d’où tu viens !…

Et n’en reviens pas …

*

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Muse ils m’ont dit …

Et qu’en dis tu ?

“Tu parles de trop !”

“Pas d’place pour toi !”

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RED_BAKKARA

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Published in: on 2 janvier 2011 at 19 h 49 min  Laisser un commentaire  

Meanwhile …

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Ces mots sont  vôtres

Ces vers sont nôtres

Tant de vous car en moi

Donc de nous inspirés

Ces mots sont nôtres

Et s’en vont voyager

De ces temps

Meanwhile

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Ils s’élèvent, s’étirent

S’enlacent, se mirent

Dans la psyché imaginaire

Où flânent nos pensées

En des songes éveillés

De ce temps

Meanwhile

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Prenons le, apprenons le,

Que rien ne presse

Que surtout ne cesse

Le rêve qui progresse

Puisse-t-il nous prendre

Nous surprendre

Jusqu’à la nuit

Jusqu’aux aurores

Et plus loin encore

Là où s’évadent les vents

Les courants

De ces temps

Meanwhile

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Dans l’attente lente

Les silences longs

Sonores si sonores

Silences emplis de vous

De moi  de nous

De toutes les musiques

S’élevant nostalgiques

Vers les astres

Qui nous  invitent

De ce temps

Meanwhile

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Le temps intense,

Léger immense,

Où de la pointe des pieds

Je danse

D’un nuage à l’autre

A me rapprocher du vôtre

Une fois de plus

Une fois encore

Je veux deux fois

Je peux trois pas

J’arrive me hisse

Tends les bras

Ma main dans la vôtre

Je viens près de vous

Me poser

De ces temps

Meanwhile

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*

Prenons le emplissons le

Usons de lui habitons le

L’espace  est nôtre

Écrivons ces vers

Ces proses ces phrasés

Ces pensées composons les

Partageons  celles qui effraient,

Celles qui subliment ou persistent

Et font imaginer

Vous le savez

De ce temps

Meanwhile

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Doucement

D’une plume tranquille

Traçons les lignes

Strophes graciles,

Calligraphions les signes

Ils se tissent dociles,

S’emmêlent s’accrochent

Nous prennent s’effilochent

Dans cette nasse onirique

Aux fragrances

De réalité

De ces temps

Meanwhile

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Ce temps de vous de moi,

Ce temps qui vient qui va

Se balance en cadence

Nous berce nous mène

Nous fait tournoyer virevolter

En une valse aérienne

Prudente si ardente

Déroutante si séduisante

Si gracieuse d’harmonies

Et de légèretés

De ce temps

Meanwhile

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Il nous surprend nous suit

Nous regarde nous épie

Nous précède nous enlève

Nous questionne point de trêve

Nous interroge nous apeure

Nous guide nous hêle

Nous touche nous élève

Nous rapproche

Et nous allons

De ces temps

Meanwhile

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*

*

Nous le gravissons

Vous le disiez

Marche à marche

Pied à pied

Petits bouts collés

Bouts de rêve de plaisir

Bouts de partage de désir

De confidences connivences

Suspendues au balancier

Des possibles

A venir

De ce temps

Meanwhile

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*

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Nous les suivons

Battements réguliers

De la pendule il nous mène

Nous promène et nous irons,

Nous le devinons le voulons

Nous haussant éblouis

Surpris, étonnés , conquis

Contemplant de là-haut

Le cours des choses du monde

Consignerons en secondes

Les contes émerveillant

Les enfants

Même les plus grands

De ces temps

Meanwhile

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Ces mots sont vôtres

Par vous de nous en moi inspirés

Je viens vous les donner

Ces mots sont nôtres

Ils viennent vous confier

Ces pensées

De ce temps

Meanwhile

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RED_BAKKARA

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Published in: on 28 décembre 2010 at 4 h 50 min  Laisser un commentaire