De Nuit

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S’éteint le ciel la nuit revient

Pour t’endormir jusqu’au matin

Le monde des rêves tu rejoins

Dans ses filets Morphée t’étreint

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Dans ses filets Morphée t’étreint.

Les joies les peines les chagrins

Les souvenances des desseins

S’allument en gerbes aux lointains

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S’allument en gerbes aux lointains

En images lentes et soudain

Telle une veilleuse brûlant en vain

Le songe t’agrippe en son sein

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Le songe t’agrippe en son sein

Tu suis le rythme tu tends la main

T’accroche aux draps sonne un tocsin

C’est le voyage vers l’incertain

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C’est le voyage vers l’incertain

La lune luit elle se souvient

Invite les âmes des humains

A danser aux sons aériens

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A danser aux sons aériens

Des ballets vifs dans les confins

Aux lisières des bois et des chemins

Des ombres scandent des refrains

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Des ombres scandent des refrains

Des mélopées bruissent en quatrains

Tremblante aux bords des gradins

Déjà la nuit touche son déclin

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Déjà la nuit touche son déclin

T’ouvre les yeux, pauvre baladin

L’astre retourne dans son écrin

Ce  pèlerin voit  l’aube enfin

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Ce pèlerin …

Voit l’aube…

Enfin…

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RED_BAKKARA

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Published in: on 17 décembre 2010 at 3 h 20 min  Commentaire (1)  

Glace !

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Froid …

Et dans le dos une main de glace …

Avant que tout ne s’efface …

Avant que la mémoire ne fasse son tri…

Ne laisse aux oubliettes tout ce qui d’emblée …

S’oublie …

Noire la couleur de l’horizon où tout s’égare …

C’est le peintre qui l’a reproduit …

Ne voir rien à travers les hublots il fait nuit …

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Et froid …

De ses yeux coule une larme …

Acide c’est le goût de ce mauvais charme …

Il la désarme …

Sa langue …

Va chercher sur ses lèvres le goût salé d’un soir …

Acide le regard plongé dans la réalité …

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Froide …

La lame de glace …

La lame de fond la lame …

De métal acéré …

Aux rayons des étoiles …

Du ciel noir lui aussi …

La voix se perd dans l’abîme des sans regards …

Sur la mer si immense des désespoirs …

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Si froid …

Et dans le dos une main de glace …

Avant que ne trépasse le souvenir …

Il se doit dire …

Ce qui peut-être jamais ne reviendra …

Le moment l’instant celui où elle parle là …

Où se consignent les écrits en vers révoltés …

Révolver sur la tempe et forte debout …

Au bastingage pareille aux  loups …

De mer et sans cri ni plainte tomber…

Le verbe haut …

Et le front droit …

Au sol …

Sur le pont …

Ne rien oublier …

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Et froid …

Dans le dos une main de glace …

Avant que tout ne s’enlace ne s’en lasse…

Et nous passe dans des noeuds…

Dont impossible de se défaire il sera alors…

Trop tard pour marcher et courir …

Les pieds entravés…

De souvenirs qui ne pourront que hurler…

Alors qu’il conviendrait de s’en taire…

S’en défaire …

Et s’enterre cauchemar sans peur…

La voilà droite à la proue et devant elle …

S’envolent les paroles au gré de tous les vents…

Contraires …

Plutôt que de se taire regarde les…

Vois les à présent s’en aller par dessus les terres…

Et les mers elle espère …

Et ne jamais plus vouloir s’arrêter…

Au moins elle l’aura fait de les libérer…

Même si d’avoir osé les proférer…

Pourra faire que l’on vienne l’enfermer …

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Dissidence ?

Halte là !!!

Ne te retourne pas !

Ne recule pas !…

Reste là immobile on te fouille !…

Et si t’as la bonne bouille …

Peut-être bien que tu pourras revenir …

Et reprendre le joug …

Prendre le bât et te faire oublier …

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T’as compris toi là-bas ?…

Diligence !!!!

Que traines-tu dans ta valise ?

Rien ?!

Elle est vide ?…

Et la mémoire ?…

Pleine de rides ???…

Ras le bol de tout …

Et de quoi surtout ???

De tous ces jours où rien ne vient …

Et d’attendre sans espoir et sans fin…

Et d’espoirs sans attente ni rien …

Et d’attendre sans plus espérer

Et la tourmente du néant et puis du noir …

Où même un chien n’irait voir …

Et de voyager seule de la cale au pont …

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Et froid …

Avec dans le dos cette main de glace …

Qui glace le temps …

Passe donc passant !

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Published in: on 11 décembre 2010 at 23 h 39 min  Laisser un commentaire  

Froidures

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Les feuillages de la crinière
De l’arbre la crinière
Bruissante danse la chevelure

De l’arbre en cette fin d’été ;
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Les larmes dans les yeux
Des yeux battent les cils
Retiennent de ces yeux les larmes

En perles lourdes et irisées ;
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La souffrance de l’âme
Pellucide la tourmente
S’échappe de l’âme la pesante

Pénitence en soupirs murmurés ;

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Les lèvres solitaires,
La bouche close sur les lèvres
Scellées sont les lèvres abandonnées

Orphelines de baisers ;

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Les battements du cœur
L’empreinte des renoncements
Asphyxie de heurts et de coups

Les amours à nu et écorchés ;
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L’opacité des mutismes
La frémissante obscurité
Même si moribonde la mémoire

Ardente et pas encore figée ;
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Le martèlement des souvenirs
La mélodie telle une rengaine
Opalescente complainte scandant

La vieille ritournelle du passé ;
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Le corps livide face contre terre
Les mouvements raides et gauches
Non devenu défunt le corps

Mais déjà pauvre dépouille épuisée ;
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Les mots rares et ensorceleurs
Les moirures fines et délétères
Séduisent d’allures trompeuses

Et de chants païens ensorcelés ;

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Sous le pont l’eau de la rivière,
Confie aux chants des séraphins
La blancheur tiède et laiteuse

Allumant la nuit lente et étoilée ;
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Les confins des éternités.
De nimbus ombrageant la terre
Les sens exsangues de manque

Et d’attentes sournoisement pétrifiées ;
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Les froidures de l’oubli
L’étoile polaire de fin de nuit
Les pitoyables rêves des lointains jadis

Ensevelis dans la pérennité.
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MandraGaur’En Individu’Elle
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Poétique
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Published in: on 9 novembre 2010 at 20 h 38 min  Laisser un commentaire  

Finitude

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En ces vaines tentatives pour être

Que faisons nous sinon lutter?

Le temps dure et du sens de cette lutte

Nous ne finissons plus que douter.

La question s’inscrit dans les signes

Et de partout hurle à l’environ.

“Vaut-il vraiment de se battre

Quand le néant nous ouvre son giron?”

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Que sommes nous là en fin de compte,

Pour nous quel fut  ce haut dessein?

Cette terre promise de nos enfances,

Ce grand plus tard, ce voeux lointain,

Si ce n’est chaînes lourdes d’un temps

Qui roule et prend joie à nous narguer

Et d’une aiguille lente nous taraude

A poursuivre celle qu’il fait trotter …

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Et bas les masques, les apparences,

Les menteries et les rêves frelatés

Ces illusions mensongères

Glanées en des bouquets tissés de légèreté

Ils ne cachaient que l’âpreté sournoise

D’une finitude longtemps cachée :

“Faut-il je ne le sais se résoudre hélas

A ne faire que passer sans rien laisser?”

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Tous ces regrets.  Tous ces deuils.

Tous ces rêves empaillés, ces songes…

Tous ces devenirs dont sont tissés déjà

Les jours à venir et ainsi nous rongent.

De ne plus pouvoir, de ne plus pourvoir,

De ne savoir faire retentir les frêles désirs

D’un autre temps où encore, s’il vous souvient

Tout promettait un goût de bonheurs à venir.

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MandraGaur’En Individu’Elle

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(Poétique)

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Published in: on 5 septembre 2010 at 17 h 19 min  Laisser un commentaire  

Le Carillon

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Funambule dans mes rêves…

Menacée d’un glaive…

Je trébuche plus d’une fois…

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Retenant mon souffle…

Je garde le silence…

Tapi au fond de mon effroi…

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Le carillon du clocher…

Je l’ai entendu sonner…

Il est minuit je crois …

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L’exil me guette…

Un bandeau sur les yeux…

Je hurle mais sans voix…

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Derrière une porte entrouverte…

Se glisse des ombres…

J’ai froid…

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Un arbre vacille…

Le sol se fendille…

Mon front porte éraflure ensanglantée…

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Pourtant rien ne bouge…

C’est un rêve rouge…

Si un baiser pouvait m’éveiller…

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MandraGaur’En Individu’Elle

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(Poétique)

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Published in: on 22 août 2010 at 0 h 38 min  Commentaires (2)