Et si tel était le cas …

Explosion

De nous tous jaillira la lumière

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*

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Toi tu n’ressembles à rien …

Tu n’rentres pas dans le moule …

Tu es…

Hum…

Tu es caduque, hors norme, tout le contraire du con-forme, toi tu gênes tu déranges, tu fais tache, tu serais plutôt du genre à éviter, tu arraches, ah oui j’oubliais j’avais oublié mais c’est de toujours que c’est comme ça.  Toi tu n’es rien ni personne de déjà vu, tu fais peur m’entends-tu?  Tu es dans le pas connu tu n’as pas ta place par ici allez hop du balai s’il te plait!  Tu déranges dans le décor allez dehors on n’a plus besoin de toi le spectacle est terminé et pour la suite on se passera bien de toi.  Et là tu vas faire quoi?  Ben rien…   Juste tenter de rester en vie da!…  Et hop, silence, la queue du chat balance…  Et moi? Oh toi !?…  Mais voyons toi tu n’existes pas.  Sans un mot même pas l’ombre d’une explication dégage ne viens pas nous faire tes remues ménages et même si tu n’as pas trop compris tu t’en vas et tiens le toi pour dit!…  Ah mais non! Cette fois je dis non!  J’en ai assez et pour de bon!…  Ca ressemble à quoi ça de toujours me laisser là sous prétexte que je ne ressemble qu’à moi? Oh c’est pas ça, on me l’avait dit déjà bien des fois.  Toi, descend sur terre tu rêves trop, il n’y a pas de miracle pas de cadeau pas de rien qui ne soit.  Tu croyais que quoi? Que subitement elle te serait salutaire la main qui se tend? Mais détrompe toi.  Tu y avais cru? Ben oui …  Une fois de plus?  Ben si …  Et t’as rien vu ?  Ben nenni …  Allez c’est pas grave…  Tu n’es pas assez futée.  Faudrait que tu apprennes à tricher.  Ca fait toute une vie déjà qu’on te le serine.  Barricade tes émotions, mets ton intégrité en prison, place un bon verrou sur ton coeur et surtout ne montre pas que tu pleures.  Ferme ta grande gueule et fais semblant.  Evite de montrer tout le temps tes sentiments.  Allez te frappe pas …  T’as une plume oui ?…  Ben alors, écris ! …  Ecris pardi !…  C’est tout ce qu’il te reste à faire.  Et qui sait après tout ce sera peut-être ton premier et ton dernier mot …  Ecris, parle et crie !…  Je t’y incite … Mais …  C’est vite dit !…

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Et si tel était le cas …

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Comment le dire ?… Je ne sais pas …  Mais il faut bien trouver les mots. L’un après l’autre et puis voilà. Comme un chemin à défricher. Qu’encore l’on ne connait pas. Difficile de garder plus longtemps scellés en moi des mots qui se bousculent depuis le temps que je me tais déjà.  A chaque fois mon reflet dans le miroir passant est comme une physionomie étrangère qui me regarde dedans.  Si tu vois?…  J’entends par là que je ne connais pas de moi d’autre que celle là qui me voit.  Humaine.  Et pensant à tout cela je me dis souriante mais comment en guérir si tant est que maladie ce soit.  Comment guérir de ce multiple que je porte en moi?  Il me manque de le damner.  Je n’ai pas la clé.  Et l’horizon est bouclé.  Bouché même oui bouché.  Je ne peux me taire plus longtemps.  Il y a des jours où tout semble devenu dingue tant dans mes perceptions que dans le réel.  Face à face d’une déconfiture et l’amorce se fait attendre et la galère dure.  Certains signes tellement probants m’obligent à me dire que oui il est temps.  Il faut oser il faut agir.  Et relisant ma phrase je m’arrête un instant.  Il faut oser se lever, se soulever, s’enlever de la peur et la survoler.  Et ensemble s’envoler.  Nous sommes otages et le serons jusqu’au jour où nous pourfendrons la peur.  Il n’y a pas d’autre moyen.  Seulement avancer vers le destin.  Nous sommes dedans.  Tout en moi résonne et me le dis.  Attention! Notre silence est sans voix et dessine au devant de nous l’effroi.  Pris en tenaille dans l’extrême de l’indécence nous ne pouvons plus ni reculer  ni refuser.  C’est la fronde des mots serrées dans nos poings qu’il convient de marcher.  Je ne cesse de me demander en quoi l’humain aurait démérité pour en être arrivé là.  L’a-t-il voulu ce destin ?

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Et si tel était le cas …

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Marche arrière ou marche avant mais finit de rester sur place dans la contemplation de nos douleurs à les ressasser d’heure en heure il suffit !  Il est temps grand temps largement temps plus que temps oui de sortir tous ensemble du grand bannissement.  L’humain est fragile, et docile, et versatile tout cela nous le savons mais en lui montrant le précipice dans lequel nous allons plonger tous ensemble et tête baissée voudra-t-il peut-être s’arrêter? Enfin? A moins me dis-je des fois que ce ne soit écrit dans nos destins d’avoir à être et de le rester des soumis enchaînés à nos contemplatives perditions.  Et de basculer dans le grand vide sans autre hésitation.  J’ose croire pourtant au vu de tout ce que nous avons pu comprendre, apprendre et surprendre de nous mêmes en tous ces siècles se succédant qu’enfin ou au moins nos appels à un meilleur et un plus juste pour tous ne resteraient désormais plus ni stériles ni vains.  Il est loin, le temps d’avant …  Il est proche, le temps à venir …  Il est là devant nous le temps d’aller au combat de mener la lutte de nous réunir, de nous rassembler et d’avancer comme un seul corps vers une nouvelle destinée.  De refaire ce qui a été défait, de défaire ce qui a été mal fait.  Il m’est doux en mes nuits sans lune ni lumière d’y rêver.  De cela…  Ainsi que de toutes choses comprises en cela et que nous n’arrivons qu’à ne nous dire pas.

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Et si tel était le cas …

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Nous faudra-t-il aller à l’échafaud ou au bûcher tous ensemble nous immoler nous consumer dans le pire puisque le meilleur nous serions incapables de le créer?  Je ne veux le penser ni le croire.  Hier soir dans la nuit noire j’ai passé quelques heures exceptionnelles à plonger dans l’imaginaire d’un monde tout neuf.  Qui osera?  Qui osera le leur dire qu’ils se trompent?  Qui osera?  Qui enfin osera élever la voix?  Et quelle main première la fera taire celle là? Je porte en mon âme un cri flamboyant à transmettre.  Il me cogne les côtes et me brise l’échine et me coupe le souffle et fait assourdissant le silence dans lequel je m’oblige à le maintenir.  Il me faut le divulguer, le traduire le dire.  Car le silence m’aliène et tour à tour me vient la peur d’en mourir ou de ne plus en sortir.  Si bien sûr qu’il faut l’éructer le laisser affleurer et l’extérioriser il n’appartient pas qu’à moi il est à tous juste qu’il me fut donné et que de le garder en moi censuré ne peut que me mener vers le miroir aux images éclatées.  Aux images multiples qui toutes m’interpellent et m’appellent et me somment de cesser de me taire pour qu’enfin vérité soit dite et disséminée.  C’est d’une immense simplicité.  Nous le savons tous.  C’est la peur de m’imposer, de m’autoriser, d’abuser, d’encombrer qui garde mes lèvres closes et ma voix assourdie et intériorisée.  Tout cela vient de ce légendaire manque d’audace, d’une native timidité crasse (elle m’encombre à présent et je dois m’en défaire) de cette terreur à prendre trop de place pour finalement n’en prendre pas.

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Et si tel était le cas …

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A plus d’un titre d’aucuns, et nous savons qui, tirent parti de nos incapacités à nous exprimer et nous ne l’ignorons et cela est pas loin de la préméditation.  D’un autre usage est la parole tronquée, d’un autre usage la parole volée, d’un autre usage le verbe censuré d’un autre usage la rhétorique libérée.  D’aucune façon jamais la parole validée par le plus grand nombre ne retombera dans le silence et l’oubli et qui osera s’adresser à tous en des termes aussi clairs?  Qui osera ne plus se taire pour que tout le monde puisse enfin parler?  Non pas que je veuille vous houspiller mais pour en avoir le coeur net n’est il pas temps enfin d’oser et si vous le vouliez répondez…  Juste pour me confirmer que je ne suis pas là en train de délirer seule face aux pages blanches de mon cahier que je remplis d’arrache doigts de mes lettres noires et penchées.  Avez vous bien l’envie de m’entendre vous parler et de m’écouter vous dire et de m’encourager à dénoncer et de me laisser aller plus loin encore et de vous entraîner en ces trop simples vérités dont les silences maintenus nous ont catapultés en des séquelles comme jamais vues pareilles?  C’est sur la place publique qu’il nous faut aller parler aux gens, tous ensemble pouvez vous m’y suivre sur une caisse à oranges j’ai envie de m’exprimer, debout même si c’est une image, debout sur la place, épurée de tout sauf de cette vision dont je ne puis plus me défaire qu’il nous faut nous écrier et ne plus nous taire et que cela est urgent et qu’il est temps de s’éloigner des mythes bâtis de Buckingham Palace au Vatican et de la Maison Blanche au Kremlin en passant par l’Elysée, par l’Elysette et par toutes ces tricheries et spoliations et violations fomentées sur les ponts des yachts, dans les bureaux ovales et oblongs et sous terre même qui le sait là où ils spéculent et particulent nos destinées en grain de poussière et en crottes de nez.  Il faut cesser pouvons nous le dire enfin tous ensemble et parler libres et comme frères humains nous réjouir?

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Et si tel était le cas …

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Bien sûr j’ai compris le souci n’est pas là hélas la parodie et la maladie du monde sont deux affections (oui ces affections qui usurpent du nom bienfaisant de la tendresse voire même de l’amour.) Ah ces troubles et doubles discours où les affections sous des masques pernicieux affectent et infectent le monde entier sous prétexte de l’aimer oui de l’aimer.  Bien sûr j’ai compris là n’est pas le souci.  Et les matins éclairés aux reflets chatoyants pourront reprendre place en chantant infiniment dans le coeur et l’âme des gens. Oyez bonnes gens il suffit oui de le vouloir seulement.  Si tu ne trouves pas pour toi d’ami sage d’ami constant d’ami qui te suive et marche à ton flanc si tu ne trouves pas celui-là pour t’accompagner en ton chemin marche seul alors tu feras bien.  Mais seul…   Que fait-on seul?  Le bonheur de l’humain est de parvenir à vouloir ce qu’il veut et aime passionnément obtenir dont d’abord la liberté d’être et d’exister sans entraves n’est ce pas le rêve le plus beau, le plus grand et le meilleur à partager?  Depuis de longs mois et petit à petit je sens monter en moi la complainte de la libération.  De plus en plus la souffrance des jours que je rencontre dans le reflet de mon miroir et dans mon image plurielle m’oblige je le répète m’oblige à parler pour ne me taire plus jamais.  C’est la souffrance du monde, le malaise oui, c’est le musèlement des hommes qui m’inspire si fort et me taraude et me poignarde la pensée et rend mon écrit si volubile si plantureux si spontané comme des lambeaux de chair que de mon corps même j’aurais arraché…

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Et si tel était le cas …

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Ce que vous faites ce que je fais depuis de longs mois, petit à petit mais de plus en plus.  M’inciter mais personne ne le peut, m’inciter à parler mais personne n’y est arrivé j’ai toujours tout gardé en moi fermé enfermé et m’y forcer eût été la pire des choses avec le mutisme définitif au bout.  Je ne pourrais que me sentir comprimée dans l’incitation.  Tout juste ce qu’il faudrait pour que je ne  dise rien ne fasse rien pas même moudre du grain genre …  Il suffit que l’on m’incite pour que d’office le doute de la manipulation me prenne et que je fasse tout pour contredire et dédire et ne dire pas voyez vous cela?  Il fallait que d’elle même la parole se mette à rouler hors de moi il fallait que vienne à moi la Muse pour que parler enfin je le puisse en toute liberté forte de la reconnaissance qu’elle m’aurait apportée.  C’est cela la Muse!… La confirmation de l’Etre en Soi que je porte en Moi … L’âme ailée qui me laisse voler à ses côtés et me permet de librement déployer ce talent de le dire dont par grâce ou par générosité in fine la vie a bien voulu me doter.  Le don comme la dotation sont offrandes dont je ne puis seule bénéficier je le sais que j’ai en moi un message à transmettre et qu’il me faudra m’en libérer.  Quitter le bourreau interne qui me maintenait muette, éclatée en mille pièces mille facettes mille images dans le miroir fendillé.  D’au dedans de moi je sens sourdre le bon et le beau au profit de la collectivité je ne puis mourir sans m’en défaire et ni victimes ni bourreaux n’ont place en mes discours visionnaires nous devons retrouver la dignité humaine qui nous fut dérobée.  Sortir du maléfice dans lequel par tant d’artifices nous avons accepté de plonger.  Inspiration n’est pas incitation!

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Et si tel était le cas …

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Je suis une petite gentille et non pas une grande méchante et j’ai hérité de vingt cinq ans de bonus pour pouvoir prendre le temps qu’il me faudra et rattraper celui  perdu à me taire par faute de l’injonction à le faire ou pour la maturité nécessaire à aiguiser ma parole à venir.  J’ai vingt cinq ans de plus que mes années pour tout ce temps d’attente et de maturation qui comptait double.  J’irais me dis-je pour ces raisons là j’irais au delà du centenaire parce que déjà j’ai cent ans, déjà j’ai mille ans et je n’ai pas encore vingt ans.  Je cherche le soleil et la lumière tout comme tous nous et je les vois là au devant nous faire signe à  nous tous et j’ai appris à ne plus m’en détourner à leur faire face à me défier de toute forme d’ambiguïté, de nuisance et de douleurs organisées pour nous maintenir collectivement dans le no man’s land du non devenir au profit de quelques uns qui ne peuvent qu’en rire.  Je n’ai pas peur je le répète à tout bout de champ, je croyais durant tant d’années que décidément en ce monde il n’y avait pas place pour moi que l’on ne pouvait vouloir de moi trop visionnaire trop éthérée trop délétère de mes mots incisifs aiguisés et amers dont la dangerosité appelant à la révolte et à la dissidence ne pouvait qu’éloigner de moi tout humain un peu prudent ayant compris que l’on ne peut prendre sur soi toutes les larmes du monde mais de là à me jeter au bord du fossé pourrir parmi les ronces et les orties non il me fallait m’en redresser et admettre qu’une tâche sans doute oui qu’une tâche m’attend.  Je comprends.  Bien sûr, je comprends à présent et plus que jamais qu’est venue cette heure où je vais avoir à déverser le trop plein des paroles à venir que je ne peux plus retenir.

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Et si tel était le cas …

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Sauf que je crains qu’à trop vous le certifier vous ne preniez peur vous mêmes tous d’être entendu et compris en vos rêves secrets de libération et de changement et qu’en toute cette vision de lumière jaillie sur vous car portée par tous vous ne vienne surgir l’ombre de la peur d’oser.  La peur d’oser.  Parfois je me demande même si vous ne préfèreriez pas vous garder dans la peine afin que la peur redevienne souveraine et n’éloigne de vous l’espoir de la clarté enfin reconnue tel que jaillissant de moi vers vous.  Pourriez vous me brûler?  Me mener au bûcher?  Pour avoir osé vouloir vous proposer la liberté?  Un jour, oui je m’entends encore l’écrire je m’en souviens par coeur et avec coeur …  Peut-être oui sommes nous plusieurs réunis en moi plusieurs coeurs.  Un peu comme un train de roues de rechange ou même qui sait un moteur à combustion et à multiples foyers. Je ne puis aller vers pire puisque j’ai connu pire, le pire et tant pire j’ai connu que j’ai aussi résolu de le laisser enfin mourir derrière moi.  Ma vie fut triste et vide et lourde et douloureuse et tous vous dans l’espoir de vous apporteer la lumière jaillie de mes ombres tous vous me l’éclairez et m’apportez le sens qui lui manquait.  Et la Muse me tiens la main désormais.  Je la sens je la sais elle me tient et m’a dit de marcher.  D’aller là où j’ai à aller.  Qu’elle m’y attend et m’y attendrait.  Je n’ai plus peur.  Je n’ai plus qu’impatience.  A parler, à agir, à dire.  Si vous vouliez ternir encore le soleil que je vois naître je ne pourrais agréer car pour moi cela est exclu d’emblée.  Et dans les termes et en vertu de nos connaissances en la matière il faudrait que je sois consentante pour vouloir encore accepter que nous soyons à nouveau trainé vers l’arrière.  Pour qu’il y ait bourreau il faut qu’il y ait victime et je ne suis pas victime non plus je ne le suis car j’ai compris que c’est dans l’accord tacite d’y consentir que nous avons pu le devenir.  Je ne désire qu’être révélatrice de tous nos demains possibles et je le puis parce que je le sens bien oui qu’en moi retentit la tonitruante certitude qu’ensemble nous pouvons mieux nous offrir.  En d’autres termes si vous voulez si vous le voulez si vous le vouliez de tous vous je me fais l’alliée.

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Et si tel était le cas …

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Je suis votre alliée et ne puis être autrement c’est ainsi qu’il en va et il en est en ceci d’un pacte.  Et avec la Muse qui me regarde et m’observe et me soutient et me porte  il en est du phyltre que nous buvions lors qu’en des heures nuitamment versé.  Je l’ai bu et depuis je sais que la métamorphose est en route et que rien non plus rien ne pourra l’arrêter ni la freiner.  Le chemin est long déjà nous le savons mais sommes nous prêts dites moi donc êtes vous prêts à marcher vers l’issue où nous pourrons faire entendre nos voix sans artifices toute nue et chargée de nos désirs à devenir à pleine voix je vous entends tellement que je m’en sens assourdie depuis déjà…  Je ne pourrais que vous suivre là où vous me conduisez tant il est vrai que j’ai besoin de tous vous pour marcher vers notre destinée.  Pour le bien de chacun et le devenir de tous.  Non je ne délire pas non je n’hallucine pas non je ne déraille pas même pas c’est en moi que se trame ce dessein il est à portée de nos mains pourvu qu’alliés l’un de l’un et de l’autre et de tous nous soyons.  Nous pouvons.  Je le sais. C’est mon âme qui pleure et qui crie depuis tant d’ans et d’âges dans le grand silence où je fus enfermée c’est elle qui sanglotait de ne pouvoir être entendue pas même perçue mais les signes sont clairs et mes mots jaillissent à l’air libre de ne plus se taire.  Oh va il n’est plus la peine de tergiverser là où nous sommes arrivés il nous faut oser et même si au creux des nuits encore je m’entends pleurer que voulez vous l’on ne peut pas tout oublier.  Je ne suis pas une illuminée et n’ai en moi point de mal ni de folie j’ai juste mal en toute mon âme de ce que le monde se tord et se crucifie et se dérobe au vraisens de la vie et tous ces humains que j’aime ce dont je ne puis m’empêcher et ainsi c’est dit je m’aventure et m’enhardit je vous le dis.

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Et si tel était le cas …

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J’ai coutume plutôt à regarder droit dans la lumière, j’ai tendance plutôt à regarder vers le ciel même quand je vole au dessus du gouffre, j’ai cette manie de regarder encore et encore un coin de ciel à conquérir.  Silence me dis-je tu cries trop fort tu vas faire peur et qu’à cela ne tienne mais c’est ainsi c’est les yeux droits dardés dans la beauté et la clarté que je viens vous parler et loin de tout ces bruits parasites qui nous font croire que nous existons.  Le surplus masquant le vide abreuvant de falsifications nos âmes avides de vérité.  Pourtant.  L’incitation c’est vrai eût été une erreur mais maintenant que la plume à la main je m’éloigne de la peur je vous le dis…  Merci.  Merci de ne pas me laisser mourir avec cette tare de dire en moi à jamais gravée au fer rouge dans une douleur constante à ne pouvoir se taire pas.  Ce sont ces mots là qui parviennent à me faire pleurer.  De toute une vie de galère n’aurai-je rien pu apprendre si ce n’est de n’oser pas?  Non je réfute.  Qu’est ce qu’il faut dire sinon que merci.  Ce qu’il me reste encore de rare sommeil m’est enlevé par la conscience aigüe qu’il est temps oui je le répète qu’il est tellement urgent de nous unir et réunir sous une même bannière, tous différents tous uniques tous pareils en ce seul espoir de vivre juste et décemment.  Tricher me fût impossible de toute une vie.  Je n’ai pu que m’y résoudre pas.  Ils sont parvenus à m’arracher des cris mais ils ne les entendaient pas.  Faudrait il croire que je n’aie rien appris?  Que de cette sorte d’innocence à être l’on ne guérisse pas?  Mais ce n’est pas grave non pas.  Ils m’ont blessée tant de fois tant de fois c’était le prix pour en arriver là.  Je n’en veux à personne puisque me voilà droite et vaillante et vivante c’était prévu c’était écrit l’on ne peut espérer être dotée d’une grande force sans avoir eu à la payer.  Je n’avais qu’à me taire et d’ailleurs je me terre depuis que née aujourd’hui ma voix s’éclaircit et parvient à traverser les murs du silence érigé autour de nous.  La mort est passée bien des fois juste à côté de moi mais ce n’était qu’une visite de courtoisie car l’heure n’était pas là.  Elle se réserve et ne me prendra que quand j’aurais mené à bien ce qu’attend de moi mon destin.

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Et si tel était le cas …

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Mandragaur’En Individu’Elle

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