Le voile se déchire

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… et se découvre …

Une brutale réalité.

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  • Elle n’a jamais été aimée!
  • Frappée, conspuée, honnie, bafouée …
  • Diminuée, humiliée, offensée, injuriée …
  • Spoliée, on l’a fait chanter, on l’a trahie, on l’a culpabilisée …
  • On a voulu la tenir,  la ternir, l’enfermer …
  • On a voulu la museler, la posséder, la déposséder d’elle-même.
  • *
  • Et  jamais non plus  n’a pu aimer. Ceux qui la désaimaient …
  • Car reniée comment aimer ?… Aimer le mal que l’on te fait ?…
  •  » Non !… » s’écrie-t-elle …  » Tu te leurrais par peur devant  le gouffre … L’erreur …  » Elle le sait à présent clairement. Il y a trois jours qu’elle tourne autour. A se dire : « Je n’ai jamais été aimée, je fus manipulée. Et je n’ai pu arriver à aimer… J’étais acculée au déni par le déni. Pas d’aliénation fut le seul compromis … Pour ne pas finir, pour ne pas mourir la face dans le carreau. Je me souviens des moments de colère et de révolte que j’enfermais au fond de moi… Je me souviens des interminables monologues que je tenais à ma déception toujours renouvellée. Pouvais -je donc aimer là où, sans cesse, j’étais rejetée? Par faute d’être moi ?… Non ! « 
  • *
  • Elle continue :  » J’aime les humains, j’aime les gens, j’aime pas les chiens …  Les chiens de gens …  Mais ils sont là il y en a ils existent faut faire avec on n’peut pas les tuer … Ceux que l’on dit mon prochain …   J’aime ces humains qui ne sont pas chiens …  J’aime les citoyens …   J’aime les individus …  Tous individuels …  J’aime les êtres vivants homo sapiens sapiens … C’est là où j’aime …  Collectivement … Même si là aussi se tu peux t’y attendre se manifestent les désamours vindicatives pour causes de différences je ne peux y désaimer tant je les sais dans le désamour d’eux-mêmes par faute du désamour même d’eux … »
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  •  » Qu’est ce que tu veux …  » lance-t-elle à  l’assemblée …
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  • Et en aparté :  » J’aimais penser pouvoir aimer faute de mieux en attendant la libération …… En une cristallisation fleurie d’entre les lignes de mes solitudes sans partage, dedans les fantasmatiques rêveries de l’image que je chérissais, mon jardin secret, mon prince charmant, mon éternel amant qui viendrait me libérer de tous mes tourments. Et m’y aimerait …  Pour de vrai … Je ne pouvais crier que mon désespoir et mon enfermement dans celui-ci. Je n’ai jamais crié de joie…  » …  Elle se dit …  » Il n’y avait aucune raison à cela. Ni mobile … Ni alibi … J’étais livrée à l’errance.  » … Elle poursuit …  » Je m’éteignais … »
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  • MandraGaur’En Individu’Elle

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    Note :  Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié.  Merci d’en tenir compte.  Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail.  La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre.  -L’Auteur-
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