Mais non !

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Je ne demande rien …

Enfin …

Je ne sais pas…

Je ne sais plus…

Je sais si peu…

Je suis si peu…

Non!…

Je ne vous demande rien non…

*

*

Je ne demande pas de me dire

« Je t’aime »

Parce que je sais que cela n’est pas…

Ne suis aimée même désirée

Même attendue même espérée…

Ni ne demande pas même

De venir à moi

S’il plaisait à la vie

De me laisser un souvenir…

Non plus ne demande de ne pas dire

« Je t’aime »

Parce que je sais que cela se peut dire…

Est vrai que se sentir aimé

Fait vivre même rien qu’un peu …

(Et laissez le moi ce rêve s’il te plait…)

Je sais que le peu

Est moins que le rien

Et que tel quel

C’est plus que le désert quotidien …

Plus que la survivance

Dans laquelle erre mon âme

A me blesser et me casser les reins…

Car que savent-ils tous, eux …

Et en vérité de mon drame ?

Et des raisons…

Pour lesquelles la souffrance en moi ?

Face à la stèle du temps …

Et au chien de garde inconscient …

Que je n’ai pas même regardé…

Puisque seules  les lumières

M’ont interpellées…

Les lumières des mots

Au sortir du noir.

Et les écrits,

Et l’orientation de ma pensée …

Et mon âme errante

Que vous aviez repérée…

Je ne pense pas  attendre …

Non pas …

Ni non plus ne pense

Que je n’attends pas…

Ni vous non plus

Ne pouvez m’attendre non

Puisque de moi

Tu ne l’attends pas …

Puisque tu n’attends plus rien

Peut-être…

Ou trop…

Ou des chimères…

Mais pas moi…

Je suis où je suis,

Où je sais me savoir,

Où encore je sais

Me trouver dans l’idée…

Même si un jour viendra

Où je n’y serais plus,

Où l’on ne me retrouveras plus …

Parce que j’aurai pris un chemin autre

Dans la survivance toujours solitaire,

Mais différent de celui que j’emprunte

Depuis quelque temps…

Dans l’illusion délétère…

Quand je ne pourrai plus

Supporter l’esquive

Qui me fait souffrir chaque matin,

Et chaque midi, et chaque soir,

Et chaque nuit …

Des jours qui viennent et s’enchaînent…

L’on ne me tend pas la main de bon cœur…

Ainsi j’ai perdu mon cœur

En de mauvaises mains…

Je l’ai donné mon cœur…

Toujours ouvert

Et donné tant même qu’il est souffrant…

A présent perdu…

Désormais exsangue.

Mais il reste encore pétri de bonté,

De courage,

Et aimant…

Même si sans cesse il tangue…

Car fatigué car maltraité

Car déchiré car lacéré

Car mis à mort

Depuis déjà des temps si lointains…

Je n »ai pas tendu la main

Qu’à des amis non…

Il y eût des Judas

Dès que j’ouvrais les yeux…

Sur la vie oui …

Puisque indécelable ni l’envie,

Ni le désir …

Ni le besoin de ma présence

Donc de mon existence…

C’est moi qui tendait la mienne

Au point que je fasse le chemin

Sous la pluie, sous le vent,

Sous les rafales,

Sous les arides journées parfois fatales,

Rêvant juste tout le long du chemin

Qu’au retour…

Je puisse un peu être aimée un rien …

Et j’ai arrêté mes pas

Pour me trouver face à moi seule

Et sans nul Alter pour mon Ego…

Forte ?…

C’est un titre décent et tranquille

Qui masque la détresse au fond de moi.

Qui escamote toutes les souffrances

Me faisant périr

Bien plus sûrement que ça.

Et trop…

Et tu n’es plus seul parce qu’il y a moi

Qui ne suis plus seule parce qu’il y a vous…

Et quel que soit le demain je n’attends rien

Parce que jamais je n’ai attendu ni rien reçu …

Ce que j’ai donné je ne l’ai pas retrouvé…

Rien qu’un peu, rien qu’un rien…

Juste pour moi…

J’en suis à n’être sans espoir

Mais pas encore désespérée.

Et l’amour qu’en moi je porte,

Par chance …

Ne s’est pas détérioré.

Je peux oser.

Me faire vivre…

Et donner à vivre …

Empêcher …

Et m’empêcher encore …

Ou enfin …

De sombrer…

Et si de vous plus rien ne vient.

Ni réponse, ni regard…

Ni baiser furtif au milieu de la nuit noire.

Je comprendrais bien sûr.

Parce que je sais depuis longtemps,

Depuis le jour de moi l’enfantement,

Depuis des temps anciens et gommés d’érosion,

J’ai appris la cruauté,

C’est au milieu d’elle que je suis née…

C’est elle qui me tue, inexorable,

De la flèche du souvenir

D’être non désirée,

Non aimée et abandonnée…

Alors vois-tu…

Le peu que vous me laisserez te donner

Si je peux donner trop si peu

Reste toujours plus

Que la solitance constante

D’une femme de toujours niée …

*

*

(Lettres et Vocables à vous dédiés …)

*

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Note : Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié. Merci d’en tenir compte. Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail. La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre. -L’Auteur-
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