La démesure

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Terrible destin…

De ces douloureuses brisures

Enfermées en moi comme se claquemurent

Le coeur aux abois…

Les mains… Et l’âme endure

En songes délétères le venin des images obscures.

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Ah laisse moi Muse va …

Ne vois-tu donc pas…

Les subterfuges dont use mon âme aux abois ?

Ne sais-tu donc, confuse, ma pensée sans joie

Et mes espoirs enchevêtrés de rêves en trépas ?…

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J’attends ainsi d’heure en heure que vienne le soir

Que l’astre célèbre son coucher…

Qu’il vienne me voir

Qu’en pleine face je recoive ses rayons obliques

Eclairant de lumière mes humeurs nostalgiques.

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N’ai-je raison dis-moi et n’est-ce légitime nature,

Dussè-je m’embraser là sous le feu des injures,

N’est ce dis-moi ultime baume à étendre qu’espérance

Garder plus que raison …

Plus que patiente endurance ?

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Vois !…

Derrière moi s’entassent les souvenirs

J’aimerais pour les consigner pouvoir les retenir

Plutôt que de les voir s’étioler, s’éroder et fuir

A en perdre la raison de ne pouvoir tout dire !

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Débusquer le vocable …

Chercher de la plume l’ouverture,

Dénuder les contours du désespoir…

Ces étranges créatures,

Souvenances glauques,

Spectres aux grimaçantes figures,

Eructant les maux de leurs bouches

Pareilles à des blessures.

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Ah que ne dire et transcrire y parvenir…

Faut-il se taire ?

Monde !…

Indigne serais-je de n’avoir cet élan téméraire

D’oser les mots sans me soucier encore de révérence …

Ni d’égards,

De convenance polie, de courbette jolie …

Ni non plus des regards,

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Ces  tribunaux de la rétine,

Ces jugements muets, circonspects…

Me somment d’invoquer les augures…

Qu’elles tournent et disent

Et virent et voltent  éparses et libres …

Et qu’aillent mes couplets

Tant mal que bien tant bien que mal.

Et sans fins et sans balises.

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Pour l’heure …

Que me prend si grand’peur jusqu’aux entrailles

D’aller enfreindre les limites, les interdits…

De sonder les failles.

Oh Muse grande Dame …

Et même si la levée du secret me défigure

Tu prendras soin …

Comme témoin …

De mon désarroi en cette pourriture.

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Car allant de ma vie à la rencontre de l’infini,

Des étoiles et de l’horizon,

Dis-moi aurai-je manqué de persévérance,

De foi, d’obstination ?

Je ne le crois pas…

Ainsi m’accompagnera jusque dans la démesure

Ma triste chair …

Tombée morte au mitan d’une collective sépulture.

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MandraGaur’En Individu’Elle

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(Poétique)

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Note : Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié. Merci d’en tenir compte. Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail. La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre. -L’Auteur-

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