Nuit Sibylline

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Claquant la porte dans mon dos,

Partie dans les rues au petit matin

La nuit tissée de souvenances…

J’ai eu beau l’appeler

Une fois de plus

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En vain …

*

Qu’y puis-je faire si de mes yeux fermés

Elle se dérobe, me met  l’âme à nu

Si de mon esprit pourtant éreinté

Le repos s’enfuit,

Le sommeil me craint

*

Je vous le dis je le peux dire

Mes nuits se suivent rallongeant mes jours

Recommencent , scandent,

Me rappellent

Des airs familiers d’il y a peu entendus

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Âpres contours …

*

Comme si  je retournais feuilleter

Les pages captivantes d’un livre  déjà lu

Les reprenant, les serinant,

Les taraudant

En des canons d’infernaux détours.

*

Marchant songeuse à la rencontre

De personne, de rien,

De nulle part

Accompagnée des façades endormies

Se suivant  le long des réverbères

*

Funestes étendards …

*

Suivant mes voix internes

Dessous les éclairages chiches,

Malingres, solitaires

Il était tôt car déjà tard.

L’obscurité cédait le pas

A un étrange brouillard.

*

Allongeant la marche j’aboutissais

Au halage…

Face à l’eau sombre du canal

Visible à peine sous l’effilochage

De l’habit blanc dont la brume le vêtait

*

Mortel chenal …

*

Ce vaporeux décor se plissant

Glissant au travers des mailles d’un filet

Laissant entrevoir les berges hostiles

Et gelées

Couvertes de neiges sales.

*

M’adossant à l’écorce rugueuse

Et glacée d’un frêle bouleau isolé

Prise entre le ciel

Et les rives invisibles

Spectatrice de cet univers clos

*

Aura nacrée …

*

Mes pensées allaient rejoindre

Les filaments vaporeux des buées en écho

Un cri,

De rat sans doute,

Retentissait strident d’entre les ronces figées.

*

Le silence y succéda.

Nul ne me savait là.

Qui s’en souciait au final…

Seule en ce Huis-Clos je me mis à murmurer

Des paroles hachurées

*

Aube bancale …

*

Partie s’enchevêtrer dans l’écran opaque

De filigranes désordonnés

De pleurs entrecoupés

Et de sanglots

S’échappant en lentes spirales.

*

Le temps me fut long;

Le froid m’engourdit;

Il fallait retourner au logis

Prudente m’éloigner de ce monde

Captivant de sournoises tentations

*

L’oubli …

*

En quelques foulées la rue,

Les ombres de la ville,

Ses odeurs de goudron

Me refaisaient prisonnière

De mon indicible existence parmi les autruis.

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Franchissant le seuil  …

La lumière …

N’avait pas encore…

Eut raison …

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Des ténèbres …

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RED_BAKKARA

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Cette entrée a été publiée dans Plumes.

Un commentaire sur “Nuit Sibylline

  1. […] This post was mentioned on Twitter by Christine Dalard, Phil dp. Phil dp said: Nuit Sibylline « MandraGaur'En Individu'Elle (@RED_BAKKARA) http://bit.ly/ehDrdU […]

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