En mémoire

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La mémoire qui garde … Incandescentes … Les paroles .. Qu’elle s’invente … Qu’elle laisse traîner … Sur le papier … Ca peut brûler … Se noyer … Ce n’est pas vrai que les écrits restent … Ils sont sensibles … Au feu … A la crue … Ils s’en vont tournoyer les feuillets et me laissent l’âme nue telle qu’ils m’avait trouvée avant d’être proférés … Puis regrettés ?… Croyant quoi ?… Que personne ne serait venu les lire ?  N’en ayant  rien à cirer ??? Mais c’est raté !… Drôle d’impression que de ne plus les retrouver … Au moment où je voulais une fois de plus, une nouvelle fois les relire … Ces mots qui disaient un peu de rien, un peu de tout … Si peu mais tant du temps qui s’enfuit … Ces mots discrets transmettant comme si de rien ne disait … Si je puis à mon tour pour une fois … Et autrement qu’avec la musique … Cette journée d’aujourd’hui … Entendez celle de jeudi … Car d’un jour à une nuit … C’est toujours le jour dernier … Où je dois aller … Où je manque de courage car je sais … Que je dois faire des choses qui ne seront (ne sont) pas toujours bonnes pour moi … Le pied … De ces choses agaçantes de ces luttes qu’il faut livrer … Ouvrir la porte … Sortir … Aller dans le monde … Voir les têtes … J’ajoute le « s » à pied !… C’est le pieds … Parce qu’il s’y trouvait !… Il y a deux pieds pour sortir de l’abri, ouvrir la porte je disais et fréquenter le monde et les gens et leurs visages toujours absents …  Je les ai repéré !… Je me disais avec le reste que vraiment, c’était loin de l’être, pas vrai, cette journée de mercredi déjà passée … Le pieds ?!… J’ai pensé tout effacer !!!… J’ai même cru pouvoir croire que je ne m’en souviendrai … Pas ???  Mais non va que  je n’ai pas pu le croire cela …

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Car ma mémoire, vive et vivace, a trimbalé mes quelques phrases, vite, trop vite effacées (par crainte par peur par effroi de les avoir proférées ?…) … Je recommence … Un pape est mort … Et l’araignée …  A régner … Quel drôle de mot drôles de mots … Et ma mémoire pourtant avec moi, en moi, qui les a trimballés … Paroles … Partout où j’allais, en quoi que ce soit que je faisais, partout où je posais mes pas je me disais … Elle va se faire, elle va se taire, ou se faire taire, ou s’obliger à se laisser taire, ou subir de se voir taire ou de subir, ou de supporter des moments qui ne seront « pas bons » pour elle parce qu’elle doit sortir dans le monde et s’y taire et s’y terre … On recommence ?… Un pape est mort ?… Le  monde … Rempli de loups … Des vilains loups avec des crocs … Et des babines retroussées qu’il lui faudra affronter … Des gens … Des fantômes d’êtres … Des absents … Qui la regardent à tort … Et à mort et à mors et à travers … C’est bizarre les mots il suffit de les coudre, puis les découdre puis d’en découdre avec les mots non mais t’as vu ça ?… Ah bon ?… Et de ce temps j’imaginais quoi déjà ?… Qu’ils allaient me reconnaître peut-être comme l’une des leurs ?…  A la bonne heure … C’est vrai que j’y pense parfois  … C’est vrai que je suis si triste à chaque fois en revenant dans ma sphère de constater qu’il n’y a rien à faire que me de me taire pas moyen de m’y compter, de me compter, de compter ou d’être (allez,l on va dire être ? Ou à me savoir quelque part sur un coin de planète pas trop près pas si loin de ce monde qui me pèse et qui le penserait qui le devinerait qui le sentirait qui la suivrait là où dieu sait quoi va lui faire du mal, allait être mal, mauvais, pas bon pour elle … Que d’embarras …

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Mais j’ai pensé tout effacer !… Je n’ai juste pas osé … Parce que le mots sont des marques et les marques sont des signes et les signes sont des lignes et les lignes font les routes et les routes se tracent et c’est là qu’on va trainer sa carcasse sur les traces qui font des routes qui font des lignes qui sont des signes et deviennent des marques et retournent aux mots … Et je reste là comme deux ronds de flan à me dire que mes journées, celles-ci et celles-là et toutes les autres à venir … Seront bonnes … Merci … C’est dire !?!?! C’est ne rien dire ou dire n’importe quoi … Croyant que quoi je me le demande à l’instant alors que des larmes grosses comme ça et lourdes comme ça et brûlantes comme ça coulent de mes yeux et tombent presque bruyantes de mes pommettes sur le dos de mes deux mains réunies sur le clavier … J’ai voulu m’oblitérer d’avoir osé partager ? Mais partager quoi je vous l’demande un peu … Croyant que quoi ? Je ne le sais … Je ne le sais ??? Et vous tu le sais toi moi ? Pourquoi ? Pourquoi les as-tu effacées celles qui ont précédés que tu avais consignées toute une nuit durant ces quelques paroles qui venaient t’annoncer que l’aujourd’hui de ce jour allait être lourd, pesant, douloureux, triste peut-être même, affligeant … Manque de foi en quoi en toi ? Manque de confiance, subit remords d’en avoir un peu trop dit ? Mais c’est raté !… Mes rétines sont des lentilles, j’enregistre et je photographie tout en ma mémoire vive … Car ce qui me touche se touche et s’entrechoque en myriades de mots … Jamais assez jamais de trop et toujours tout reste dire et à recommencer  … Au moins ici c’est possible je me l’étais dis pas vrai ?…  Pas de honte pas de gêne pas d’ennui ni d’embarras tu y vas ! … Tu jettes sur le tas et c’est bon comme ça … Partager ?… Bon, on doute … Ressentir ?… Soit … Au compte-gouttes … S’en ouvrir ?… Allez tiens faut pas rêver … S’en dire ?… Sans dire ?… Cela va de soi comme on dit va sans dire … Alors pourquoi encore tenter de dire ?… Allons bon là on tourne en rond … J’ai effacé ce seul moment furtif où je venais ou parvenais comme en un murmure un peu si peu de moi me dire … Et pas en musique !… Ni même en paroles … Ni même en humour noir parfois si tant … Enfin, ni même en paroles autres que de moi … Alors que pourtant, en certains instants, oui … Mais j’ai tout effacé … Gommé … Comme oublié ?… Il faudra recommencer …

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Tableau noir puis blanc puis noir … Entre les deux des mots effacés … Bizarre … Elle a eu peur ?… Quoi ??? Elle a douté ?… Oui ?… Douté de toi ?…  De moi ?… D’elle enfin à la fin des fins c’est fin … Que l’on ne puisse ni entendre ni comprendre ni lire autrement dis pas entendu, pas compris, pas même lu … Donc pas vu !… Roulent tes larmes là elles te brûlent … Pourquoi ? C’est raté !!!… J’avais en moi tout gardé comme si  je cheminais dans cette journée peut-être noire où quelque pesance d’être allait me tourmenter … Je le savais … Parce que de ces jours passés se sont  composés de jolis couplets mais que tu n’osais pas de peur de dire mal en disant trop de peur de t’immiscer là où personne n’a l’envie de te voir arriver en ne disant que ce que tu ressens … – Terminaison … -tais ?… Tu as pensé quoi ?… Que tu n’avais pas capté ?… Mais voilà … C’est raté !… Tu t’es  trompée !!!… Tu t’es promenée dans tes faires, dans tes dires, dans tes agirs, avec ces quelques phrases qui t’apprenaient que lors de cet aujourd’hui d’il y a quelques jours il fallait souffrir un peu, quelque peu peut-être même se voir ou se savoir nuire, ou se laisser nuire dans l’au dedans de ton âme pour te forcer à t’insérer pour quelques heures dans l’amalgame et toi qui ne peut qu’imaginer mais qu’est ce qui peut t’arriver car pas bon pour toi veut dire souffrance et que seule tu voudrais le dire mais tu ne parles qu’à toi !… T’as compris ça ?… Puisque j’étais là à l’avoir lu et retenu quoi qu’ils en croient, quoi qu’il en soit … Et à y penser, et à me questionner, et à me demander … « Quel mal terrible en mon âme me faut-il m »infliger me laisser infliger pour avoir si pudiquement osé ne pas en  parler ??? » Pour finalement tout effacer ??? Croyant que quoi ?… Que déjà j’avais oublié ??? Que je n’aurais fait que de les survoler ???… Les mots ?… Puis les zapper ?… Ah bon ?… Mais voyons !… C’est raté !!!

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Car voilà que je reviens au « laitier » là du matin coincé entre les cartons vides sur la route, les gens, et les curés, les pharisiens, et l’ostentatoire de l’ironie et voilà que je ne les trouve plus les mots furtifs que j’y étais venue glisser pour m’y glisser !?… Pour me dire dire de moi un peu plus que d’ordinaire elle n’en ose partager … Tout effacé ? Qu’elle croit !!!… Mais c’est raté !… Compter sans la mémoire, vive la mémoire vive elle a tout retenu … J’ai tout retenu bien gravé en moi d’une seule lecture, et de deux et de trois pour suivre et penser et cogiter et de les ressasser en ma mémoire vive la mémoire encore je le dis durant ces heures ces quelques vocables discrets qui disaient tout ce qu’ils ne traduisaient pas … Elle a cru quoi ?… Que peu  en importait ??? Mais c’est raté !!!… Car voilà, ils étaient là ces mots, ces mots en moi, en ma mémoire  palpable, physique qu’elle appelle ça,  presque comme un petit galet caché au fond de sa poche et qu’elle aurait caressé du bout des doigts tout doucement alors que mentalement je lui soufflais des mots à l’oreille et au coeur, des mots qu’elle ne pouvait entendre, des paroles qui ne pouvaient l’atteindre, des paroles presque comme des mélodies que je lui envoyais par la pensée, que je lui disais oui mais qu’elle n’entendait … Pas … Parce que les galets n’entendent pas c’est l’avantage on peut leur parler ils n’iront rien répéter … Secret !… Ou peut-être d’emblée mutisme de mutilée ?… Je sortais le galet tout poli bien des fois de ma poche, à la dérobée, et le contemplais … Je lui disais … « Non, ne vas pas souffrir trop !… Mais sache … »  Je lui disais,  » … Sache que je suis là !… En pensée je chemine là où se porte à présent et en ces moments ce qui pourrait blesser mon coeur ou mon âme ton coeur et ton âme je chemine avec tout cela en moi et même si tout moi en ignore (veut ignorer laisser ignorer quelle différence)  j’ai l’émotion à fleur de peau  quelque part et je le sais que dehors c’est le rôle, les gens et leurs odeurs de gnôles et être ou n’être pas bien pas trop bien pas bien du tout qui sait … Et que je ne puis qu’imaginer … Au possible plus près … Sans savoir si ce n’est que oui je le sais quelque part et le sens … Et risquer la camisole et risquer la geôle pour ne les supporter ou plus ou pas peut-être plus que pas … Et que cela sans doute me fait peur même si d’aventure il me vient d’oser y croire au point d’en dire … Pour tout de même tout effacer … Même qui fut dit … Ou que peut-être elle ne peut croire le croire y croire que ses discrètes paroles auraient l’heur de rester en mémoire d’autrui d’autres oui mais de qui va le lire qui va te lire qui ?… Elle a douté ?… Elle a tout effacé … Mais c’est raté !… C’est raté oui !…

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Aujourd’hui enfin, après avoir mentalement construit des vers, des strophes, des phrases et des couplets que je n’osais, de ma timidité native affligée, que je n’osais transmettre ou envoyer quelle est la différence, bouteilles à la mer je pense tous ces mots rien que pour rien à rien adressés, ces mots qui me venaient à mesure que de ces quelques paroles aujourd’hui effacées je me souvenais, paroles lancinantes qui me poursuivaient en tout ce que je faisais, aujourd’hui justement où je les déposais mais ne  trouvais qu’enfin le courage d’oser, d’oser traverser la peur terrible de traduire pour dire combien de ces jours passés je n’ai eu que de bruits dans ma tête mais qui peut savoir et que pour moi à porter seule toutes ces pensées … Mais elle a tout effacé !… Ces mots qu’elle disait … Alors que pour les relire une dernière fois avant de n’en dire jamais  je n’y arrivais … Ils n’étaient plus là !… J’avais oui j’avais tout effacé !… Mais c’est raté !!!… Car de ces jours trop souvent j’entendais littéralement à chaque fois que ma pensée tournait autour de mes phrases sans les écrire encore pas il faut oser c’est pas à pas et c’est lent mais c’est comme ça  à chaque fois que le bout de mes doigts palpait le galet bien à sa place au fond de ma poche et qui portait, gravés, les mots qui me disaient :  » … jJ n’ai pas le courage aujourd’hui d’aller là où il me faut laisser venir en moi des choses pas bonnes pour moi … Le monde … Le pied(s) … » A chaque fois un peu plus loin ces paroles alors écrites et à qui adressées suivaient leur chemin … Ma mémoire jamais ne les lâchait … Drôle d’impression que d’avoir vu que j’avais tout effacé !… Comme d’une claque en pleine face … Mais ne m’en tairais …  Muse, tu n’as pas entendu que je t’appelais ?… Il te fallait me lui dire … Que tu me suivais là où mon imaginaire pouvait construire un tantinet de cette galère d’un jour, ou de quelques jours, ou de tant de jours  s’annoncait ?… Et qui allait me griffer un peu plus, un peu plus fort, le coeur, et la sensibilité ? Celle dont je sais qu’elle est comme ça toute à nu toute fragile toute vulnérable toute moi … A fleur de peau, à fleur de douleur … Parfois … Mais quelquefois … Dont je sais que de tout là haut, des fois elle fait des chutes libres sans filets et des vols planés dans un mal d’elle mais qui s’en fout mais qui s’en fait mais qui le sait et dans un mal à elle qu’elle aimerait tant éviter … Et dont je sais dont je sens que mon âme ne peut concevoir que l’on vienne la corrompre à son coeur défendant ?… Défendant corps défendu …  Le monde, les regards, les gens … Elle ne peut que hurler d’y penser ils sont si … Comment le dire finalement ils sont si … Méchants ?… Oui méchants si  !… Corrosifs toxiques et l’air innocent … Mais si j’y pense si j’y ai pensé, je le crois à présent que je n’avais pas « capté » … Jamais en fait … Mais c’est raté !… Les mots sont effacés pas grave … Tout est en moi !!!… Intact !!! C’était trop tard pour les garder trop tard pour regretter trop tard pour le dire !!! Je n’avais fait que de copier c’était dedans et on peut tout recommencer juste que la forme, juste c’est la forme, juste la forme qui changera …

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Muse, s’il te plaît, viens me le dire la tranquille ou pour me tranquilliser viens me le dire qu’il n’est pas le moindre instant seul en ce jour de mercredi qui n’est plus et devenu jeudi qui déjà et ces jours qui passent et sont toujours les derniers car ils ne recommenceront jamais tu le sais  … Aucun jour ne recommencera et tourne les pages du calendrier et les années et les années … Puisque c’est ainsi c’est programmé de tous les côtés … Dis le moi  muse va car moi je ne peux plus entendre non pas pu m’en entendre ou peut-être  pas pu m’en écouter … Va et reviens, ouvre la porte, sors ton nez va voir près de la vie ce qu’il dise vie qu’ils appellent cela ce qu’il ose oui dire vie et qu’au final c’est une mort en sursis … Glisse en moi je te prie muse et de mon coeur à mon âme je te supplie glisse les vocables tremblants, hésitants et peureux, ces mots sincères et vrais qu’ici je viens confier. Va les apporter porter afin  qu’ils les sachent, les entendent, et les prennent et les possèdent et les transportent en mémoire vive, et vivace, et pérenne, cette mémoire sensible et abyssale que je suis là à trimballer oui je le sais que je le sens ces mots étranges qui n’ont de début ni de fin c’est suspendu suspension nous pensions je pensais tu pensais … Qu’en savent ils ?…Va  muse je te prie, transmets leur va ces quelques vers … Va leur dire ces quelques rimes que je viens leur offrir … Va leur apprendre que j’ai l’envie de crier : « Ne vous en allez pas, ne vous en allez pas surtout … Pas trop loin … Même si j’ai peur de vous ne partez pas … Tant encore de choses nous avons à nous dire, à partager, tant encore nous avons à ressentir, à découvrir … A éprouver et nous réjouir de ces lumières que font jaillir mes résonances, celles dont il est des ressemblances … Un  peu en vous mais pas trop ou pas du tout mais qu’importe j’ai en mémoire tout je vais vous dire encore redire … Ne partez pas … Qu’ici au moins comme vous me le disiez parfois pas beaucoup pas souvent certaines fois qu’ici au moins cela soit possible de ne pas m’en priver … De ces éblouissements … Et de la transcendance que fait naître en moi ces échos dès que j’ai pu les déposer en mémoire …

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Des mots ….

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RED_BAKKARA

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DROITS D’AUTEUR

PAGE D’ACCUEIL

FAUT PAS DECONNER QUOI

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4 commentaires sur “En mémoire

  1. parmenide dit :

    c’était le journal de KAFKA le 19 février 1911

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  2. parmenide dit :

    la nature particulière de l’état d’inspiration dans lequel je vais maintenant me coucher — moi, le plus heureux ou le plus malheureux des hommes, — à deux heures du matin ( il durera peut-être si seulement j’en supporte la pensée, car il est supérieur à tous les précédents), réside en ceci que je puis tout, et pas seulement en fonction d’un travail déterminé. Que j’écrive une phrase sans choisir, par exemple:« il regardait par la fenêtre», et elle est déjà parfaite.

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    • RED-BAKKARA dit :

      Cette fameuse phrase de Franz Kafka : » Il regardait par la fenêtre » … La fameuse fenêtre de Franz Kafka celle par laquelle il sautait quand il se ‘permettait’ une demie-heure de « saut par la fenêtre » allongé dans son canapé … Une demie-heure par jour et pas plus … Au delà cela risque d’être néfaste pour la santé … Vous me déposez là, Pascal, un passage de son journal que j’aime tout particulièrement … « Moi, le plus heureux ou le plus malheureux des hommes … » Ce journal qui est de mes lectures de chevet … Ce chevet … Le chevet de Soi … Près duquel l’on passe toute son existence … Etre à son propre chevet n’est ce pas la plus importante de nos missions dans cette vie ?… De tenir à notre chevet la veilleuse qui nous garde (encore) dans la Lumière … Lumière non pas de l’espérance mais de la non-désespérance … Seul, mais accompagné de nous-mêmes … Au chevet de notre devenir pour ne pas nous anéantir … Pour ne pas nous engloutir dans les ténèbres du non-devenir … Car en tout il y a devenir … « Il regardait par la fenêtre » … Et déjà la phrase est parfaite … Oui, parce que l’idée de l’acte dans la supposition de son possible est déjà perfection dans la projection d’un à venir … « Il regardait par la fenêtre » … Et au delà de la phrase il y a le spectacle imaginaire de tout ce que l’on peut imaginer y voir, ‘par la fenêtre’ … Merci … De ce puissant souvenir … De ce puissant ‘présent’ que vous êtes venu m’offrir … « Regardons par la fenêtre » … N’y voyons nous rien venir ?…

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