A Vincent …

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Vincent Van Gogh – Deux Tournesols Coupés

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Fugue pour te sauvegarder …

Vous qui tenteriez m’approcher …

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Au bout de la plume aiguisée de lignes les transparences diront ce que l’hésitation d’audace ne peut ni translater ni  paraître laisser transparaître … D’être … D’angoisses se noue et dénoue la trame tordue tissée dans l’âme d’enfances démentes morte-nées car pas délivrées déjà mortifiées dans la confusion où prennent naissance les racines acides d’un délire nuit et jour, jour et nuit, compagnon fragile de maladives heures jamais finies, écho assourdi sous un masque velours regard inquisiteur traversé toujours de reniements et d’oublis … 

Indifférence ? Pas même !…

A déambuler dans les rues humides d’une pluie tardive seuls à chercher ce que nul visage jamais ne pourra refléter …

La clé des silences.

Muets mutismes…

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Les miroirs sont des lignes, la mémoire des signes, la vie l’acoustique mentale de bruits étouffés, de sanglots occultés, de cris censurés. Va … Ne cherche pas la compagnie de l’être torturé. Il ne t’apportera que doutes, questions, anxieuses hésitations … Ne cherche pas son amitié … Va … Tu t’enliseras en ses désertiques contrées, tu te brûleras les doigts au clavier de ses voyages … Passés. Te perdras dans ce qui t’attire en ses reflets cruels tels qu’une mire en plein dans le mille tu contempleras le néant au bord du précipice, le vide sans retour et le néant  …

Parcelles inachevées, voeux de vie avortés …

Poètes maudits, ils  n’étaient pas d’ici … 

Danse la cynique sarabande du refus de l’être différent devenu … Car ainsi voulu pas voulu … Se brisent se brisant ces brisants dans un gouffre le mal à être non être peut-être peut-il être ? Mais s’étoffe chaque jour la découverte de l’impossible. Et meurt, étranglé dans la violence de l’indifférence, le décor intérieur jamais éclos … 

Et clôt ? 

Ne rêvons pas …

Va …

Rien ne se prolonge, il n’y a pas d’au-delà…

La vie c’est le moment, le moment c’est l’instant et tout se boucle, commence, s’étire, se vit, se consume et se finit … 

Ici … 

Ni moments paisibles, ni sereins accords …

Ni harmonies… 

S’ils existent ils ne sont pas …

D’ici … 

Les extirper il le faut car les savoir glissés sous les cristaux tranchants des chagrins d’antan toujours à vif tels ces diamants bruts acérés, jamais extraits, jamais légués, toujours gardés … 

Secrets ?

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Dis moi Vincent mon ami dit fou d’alors et de toujours en ton âme de couleurs brûlantes tant que le soleil t’aliénait les yeux, et pas qu’eux, en conscience dis moi toi qui te coupais l’oreille pour n’entendre plus d’eux l’écho de ta perdition condamné à la solitance dans le non-sens d’un monde où tu criais, aphone, dis moi Vincent … Folie que tout ceci ? Nous le savons pas vrai que la raison des autres condamne notre langage en délire car dé lire délivre en ce seul pays ami cependant où nous pouvons atteindre en nous à la compréhension de notre immensité.

Etre ?…

Tu le savais je sais …

Etre torrent de larmes jamais versées …

Pour ne pas pleurer … 

Source de lave tarie …

Pour ne pas te brûler …

Oui tu le savais …

Que tu pouvais t’y noyer, t’y perdre …

T’y enliser à jamais …

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Cherchons un chemin alors te disais-tu pas vrai entre devenir et anéantir ?… Trois pierres posées pour trois autres ôtées ? Marchons à reculons dos au mur depuis tant d’ans contemplant au loin la forme éphémère, chrysalide non éclose jamais ?… L’aile du papillon déjà brûlée par endroits ?… Non encore éclose si j’ose tu oses ?… Car close son envol ne se fera pas ? Maudits soient les rêves et pourtant … 

Mythe …

Vincent !…

Sorciers ancestraux nous sommes autant que modernes le corbeau sur nos épaules n’est qu’image, il voyage brisant les barreaux de la cage il survole le carcan étriqué des bocages effrayant ceux qui passent, s’arrêtent, s’alarment, reflètant dans leurs yeux, par bribes et fragments, l’impossible chemin du partage …

A jamais … 

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Comprenais tu aussi ?…

Ah si seulement Vincent tu comprenais qu’alors …

Ou déjà … Ou enfin …

Tu n’étais pas seul en cela …

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MandraGaur’En Individu’Elle

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