Supplique …

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Christophe Mouillet sculpteur – La Supplique

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Ave Silence !

Je viens taper du sabot en cadence,

D’un pas de deux de trois je danse,

Le destin nous sera remontrances

 A venir …

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Ce tort de dire juste pour séduire :

« Occultons le pire … »

L’issue à elle seule ne peut suffire.

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Nuages profonds.

Voiles en abandon.

Rien ne va plus.

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Il vaudra mieux ne pas se leurrer.

A quoi bon desservir la table ?

Ce sont fables qui nous tiennent debout.

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A la licorne rompons le cou.

C’est l’oeil d’un borgne

Cyclope qui lorgne

Nos vies à crédit.

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Point jamais n’en faites trop.

Laissons tiédir la glace embuée de suintements…

En souvenirs il faut tout dire.

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Pardonnons les guerres …

Et celles qu’il nous faudra encore faire …

Il n’y a rien qui vaille de plaire …

Si le défi est de mourir.

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Ce mal aux côtes à chaque soupir.

Montagnes de promesses,

La lumière blesse de reflets sombres 

Là où iront faillir

Les moussons blanches des décombres

Et les étés pervenches

Où nos devenirs flanchent vers l’anéantir.

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Plus rien pour séduire ?

Nous sommes passoires et épuisettes…

Et épuisés d’avoir trop tremblé.

La flaque d’obstacles en mare de boue s’est transformée.

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J’ai mal, j’avoue, à nos agirs.

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Le temps est long, pesant et lent…

J’entends à point nommé venir la destinée

Telle une sonnerie lancine,

Rauque,

D’une froide nuit la retombée.

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Clair damier de mouvements encore à peine amorcés.

Que les doctes quittent leurs chaires de singes apprivoisés et condescendent à entendre les voix fêlées des aphones censurés …

Et des muets. 

Il y va de la vie et de nos vies.

Non finies.

Jamais.

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Nous sommes en danger…

De mort.

Certes …

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Et ainsi nés d’un saut dans le vide comme de se défenêstrer. En lutte sans cesse d’un demain trop lourd pour oser seuls l’enjamber. La noyade ou le plongeon ou la chute seraient fatales nous le savons.

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Savants et sages,

Sortez de vos cages,

Veuillez avoir pour un temps le regard d’humains.

Sauvons nos âmes …

Enfin !

Elles nous condamnent à de peu lumineux lendemains.

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Damnés dès le berceau ? 

Hallucinés par des cadeaux empoisonnés présentés sur des plateaux d’argent moisi, calciné, falsifié et rouillé, désuet en vérité car devenu déplacé, déphasé, dépassé …

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Osez au moins nous l’avouer que la folie vous fait peur …

La folie ?

Quelle folie ?…

Celle de vaincre n’est pas erreur …

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Et ne déguisez pas vos craintes sous ces résignations généralisées où vous permettiez de juger les images de couleurs vives faisant différence s’amorçant dans la dérive où se pointe le destin des vouloir revenir… Dans le ventre des femmes qui nous portaient jusqu’à l’heure des délivrances d’entrée en scène le fou se joue du flou pour tenter exister.

Si votre peur de la folie consiste à la nier …

Alors adieu et abdiquez …

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Mais retenez !

Qu’il faudra remonter jusques aux racines abyssales des ténèbres et en souffrir. 

Ni survol non ni aplomb.

Ni alibi d’abandon.

Laissons tranquilles les enfants de nos hurlements d’enfer.

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S’il faut se taire …

Toujours se taire.

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Ave silence d’un pas j’avance de deux je plonge dans le néant. En avant ! Morte ou vive, morts ou vifs, qu’à cela ne tienne… Il est question de piéger les démons qui nous retiennent… Et sans façons.

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Nous sommes deux toujours aux dédales de nous mêmes.

Pas vu pas pris qui crois-tu donc que je suis ?

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Affirmons affirmons toujours oui … Disons qu’il faudra de toute urgence trouver un solitaire pour faire la brèche et enchâsser la pierre dans l’anneau des gémirs. Partir.

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Laissons sous le paillasson effiloché les verrous de nos maisons hantées…

Ici nous sommes en somme…

Et n’avons d’autre endroit que celui-là…

Temporaire…

Et advienne ce que pourra.

Nous sommes sur Terre.

C’est cela !

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Indiquez nous l’huis je vous prie derrière lequel vomir et défecquer pour libérer le mal sournois qui nous tient au collet. Hurlons ! Mais pas aux loups ni à la mort. A la vie hurlons !

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Compagnonnage de bataille cherchons.

Guerrier ou guerrière allons !

Ce coin de Terre possédons où nous pourrons enfin libres dire :

« Je Suis ! »

« Et Toi Aussi ! »

Oui !

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Ouvrons les oubliettes, les chausse-trappes, les traquenards, les pièges sur le tard, les douves, les meurtrières, les couloirs, les greniers, les caves, les horreurs de naguère dans lesquelles s’enlisent nos vies car nos puissances à être y sont ensevelies.

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Donnons nous de nouvelles clés.

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Urgent.

Il faut aller.

De l’avant.

Ne pas renoncer.

Il est temps.

Il est maintenant.

Opérons, sectionnons…

A vif !

Sans quoi nous irons sombrer dans la défaite …

Immanquablement.

Droit dedans !

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Je ne connais d’autres mots que ceux que traduit ma plume.

Arsenic ou Amertume ?

Peu me chaut !

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Alerte !

Mettons nos feux de détresse !

Isolés sur nos îles nous sommes,

Et à vous et à nous et à tous cette supplique j’adresse …

J’appelle …

A l’aide !

Humains en péril !

Humains en exil !

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Revenons vers la rive,

La barque chavire,

Le sens s’esquive…

Vite que vie s’ensuive si nous le pouvons …

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Encore …

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Il existe, c’est certain, un chemin entre folie et génie nous le savons bien. La culbute néanmoins se fait de plus en plus menaçante. Nous nous aliénons de l’aliénance … Foin de vos vaines savances. Allons au plus simple, allons au plus court ! Et sans pardon ni cadeaux ni retours.

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Vivre !

Créer enfin l’issue la creuser.

Et non rêver en des songes isolés…

En de possibles actions toujours en chantier.

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Nos mères enfantaient des moribonds nous le savons.

La belle sentence !

Le choix n’est donc pas à faire

Sur le mode des présences.

L’orage gronde.

Éclate le tonnerre.

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Nuées profondes.

Étendards en berne.

Rien ne va plus.

Ecoutez l’écho des cavernes …

D’alors revenons enfin …

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Réparons nos solitudes par la plénitude.

Projetons nous dans les infinis.

Ce risque il y a …

Alors au moins qu’il soit dit …

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Osons …

Payer ce prix …

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MandraGaur’En Individu’elle

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