Sont légendes…

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Seul le poète possède ce droit,

Droit au coeur de l’âme contera,

Paroles versifiées partagera,

Tant trop lourdes pour lui seul déjà,

A garder isolées en face à face…

Avec elles …

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… Sont légendes …

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De ce jour de naguère de toujours…

D’instants passants ses infimes vocables,

Allant venant s’entrelaçant de syllabes,

Sous sa plume divaguant…

Pèle-mêle…

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…Sont légendes…

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Les nuitées habitées de lui seul faisant silence,

Son histoire tant de fois tue que nul n’en croira,

Née d’imaginaires tel qu’aucun n’en percevra,

La réalité, cher lecteur peu au fait des voyages,

L’avancée du bras de mer plongé dans la page,

Où la prose du poète s’enflamme et raconte,

Taisons nous, le voulez-vous ?

Car les bruits…

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…Sont légendes…

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En ces contes sibyllins qu’il nous narrera,

Orée d’un monde indicible dont le nom il taira,

D’une jetée dans les flots âcres aux contours,

Frayés de vautours et non d’aigles autour,

Au seuil d’un phare isolé sur le brise-lames,

Hélant de faisceaux plongés dans le drame,

Pensées se lisant en chyrographes concerts,

Vivaces symphonies d’écumes et d’embruns,

Strophes songeuses emmêlant ses pensées,

Au vent des couplets aux mélodieux sonnets,

Si étrangers à la vie…

Qu’elle est-elle ?

Si ce ne…

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…Sont légendes…

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Le voir progresser d’un pas prudent, mesuré,

S’exilant volontaire de l’éphémère banalisé,

Tendant les doigts au loin dardant le regard,

Sur les vagues d’un geste exaspéré bravant,

Les dangers, les pièges d’un ciel soudain noir.

Nul ne voit le poète l’âme lacérée d’estafilades,

Réticent de confidences nul ne veut ni ne croit,

Persistant au corps à corps dans les rafales,

Visage songeur arc-bouté en denses cavales,

Où va-t-il qui se voit seul au monde et se sait,

Nul ne reconnait l’être dépouillé et solitaire,

Retenu par routine aux incertains demains,

Aubes en chape de plomb vêtissent l’épaule,

Courbée sous le fardeau des jours…

A venir…

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…Sont légendes…

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Cadence chaloupée de vagues sans frémir,

Pas à pas glisse sur les rochers, triomphant,

Hanté de sons familiers lancinant sa mémoire,

Se fondant, complice, consentant au ressac,

Les yeux fixant les eaux de lune reflétées,

A la fin du jour où la fortune, au fond,

De ne pouvoir l’aider, ainsi, se désespère,

Confondue aux infinis fragmentaires,

Pensant qu’il serait bon d’y rester…

Ou de n’en revenir…

Jamais…

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…Sont légendes …

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Les épuisements méconnus du poète espérant,

Un moment reprendre souffle sur le temps,

Décidé de jeter au loin ses longues fatigues,

Des âges où la vie semblait suivre son cours,

Perdu au coucher fatal d’un soleil naufragé,

Et d’une rare étoile suivant l’inexorable destin,

Scintillante, lumineuse, unique aux confins.

Retentissant de…

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…Sons…

…Légendes…

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Voguant tête haute, résolu, corps droit,

Flancs dressés, résistant à bout de bras,

Sans mots ni gestes. Sans cris ni éclats.

Silhouette esquissée de muettes brisures.

Nul son. Nul chant. Ni défense ni armure.

Ainsi en est-il, dit-on, du poète maudit,

Ce poète otage de mélopées en mots dits…

…Indicibles.

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…Sont légendes…

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MandraGaure

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Droits d’Auteur ?

Assurément !…

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