Et qu’enfin justice se fasse…




Composé en 2013, il me revient là devant le nez.
Je l’ajoute à la date du jour.
Peut-être lui sera-t-il accordé audience…




ET QU’ENFIN JUSTICE SE FASSE !




Mais va donc toi !
Car qu’aurais-tu pu me dire que je ne sache déjà ?
Assez il en fut de désolations et de pleurs et d’absences de joies !
Partant, si d’aventure nos chemins proches finalement se croisaient,
Qu’il te souvienne, toutefois, qu’en une autre vie tu me connaissais…
Mais dis-moi ?…
En tes pensées et songeries secrètes, si colères il y a,
N’emporte point ces courroux ni ces biles vers ta destinée au-delà.
Laisse ici tes amertumes et rancunes, tes haines et griefs et venins.
Il n’y aura là pour eux d’espace encore…
Tu les traînaillerais en vain !
Puis, regarde !
La ligne d’horizon t’accueille de ses feux rouges-grenat !
Ne crains-tu d’y être hué, toi le parjure, le tortionnaire, l’apostat ?
Dans ces contrées où demeurent les âmes,
Si tant est qu’elles y tiennent,
Pour sûr,
Il te faudra implorer la clémence de celles qui se souviennent.
Qu’allais-tu préjuger ?
Que les mémoires vives dans la mort expirent ?
Et que de tes forfaits commis il se puisse qu’il n’y ait plus à en dire ?
Mais voyons…
C’est lors du dernier soupir  que s’exhalent les mémoires
Qui te mèneront en vigiles
Jusques aux seuils des immuables désespoirs…
Ah ! Toi qui n’eus point de garde.
Te croyant omnipotent en tes vilenies.
Persistant sans relâche.
Acharné en tes besognes d’odieuses calomnies.
Sans contrition jamais.
T’érigeant en censeur des libertés et bonheurs.
Dédaigneux, tu cheminais,
Écrasant sous tes pas les plus graciles candeurs.
Ne doute de châtiments accrus eu égard à ceux que tu prescrivais alors ;
Et que tu ne connaîtras ni répit ni sursis et seras livré aux cuisants remords.
Car il est d’équité qu’à l’heure où le mécréant se rompt, abdique et trépasse
Sonnent, stridents, les orphéons des innocents… Et qu’enfin justice se fasse !
© – « Et qu’enfin justice se fasse »
In : «Traits en Jets… Recueil en Devenirs»
Vande Voorde ML. Dominique – Le 7 novembre 2013
[Sous licence (CC/BE) – Creative Commons Belgium]
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…GAZA…

 

Comment a-t-elle fait pour ne rien entendre ?

Et ne pas voir non plus tous ces nuages noirs…

N’avoir pris garde aux signes ? Les surprendre ?

Pourtant devenus si évidents à l’approche du soir.

Comment a-t- elle pu à ce point se méprendre ?

Et ne pas déceler ces vacarmes l’environnant ;

Ne se souciant, désinvolte, et sans craintes,

Que de sa simple personne, paisible, flânant.

Comment a-t-elle cru être seule dans la plaine ?

Sans s’alarmer des fissures et cratères partout…

De pensées lascives foulant l’herbe en graines,

Ne croyant point, surtout, à l’existence du loup.

C’est soudain, car toujours est soudain le danger

Lors qu’il se dévoile ; qu’elle tombait à genoux

Sous la déflagration surprenante, contiguë, et

Laquelle teintait l’horizon en rouges et roux.

Or que promptement, par silhouettes hâtives,

Une ribambelle d’enfants accourait en hurlant

Tels biches aux abois, trébuchant, puis furtives

Par la main se tirant, avec peine droit se tenant ;

Poursuivis d’une horde, non de bêtes assoiffées;

Ni de monstres; mais d’une horde d’humains

Tenant, CALÉS sous l’aisselle, âprement plaqués,

A leurs flancs, des mitrailleuses… Les gredins !

Comment a-t-elle pu rester là sans ne rien faire ?

Ne parvenant à se lever ni à hurler ou appeler…

Comment n’a-t-elle pu se précipiter, volontaire ;

S’élancer vers ce groupe de mioches éparpillés ?

Ayant entre langue et palais goûts de cendres,

Aux yeux les feux et aux tympans crépitements

D’un incendie allant dans les arbres se répandre

Sur la ligne où les confins s’étiraient. Flamboyant.

Ne parvenant pas même à leur tendre les bras,

A en sauver un seul en le prenant contre soi…

Car douloureuse de repentir, et exsangue déjà,

De son sang se vidait. Se mourait. Je le crois.

MandraGaure

Marchienne au Pont – Ce soir – Entre 21:47 et 24:23

…L’image…

«C’était là-bas que le second bombardement a frappé la plage, ces coups de feu visant apparemment les survivants qui fuyaient le site. Au moment de l’explosion, les journalistes présents sur la terrasse ont crié : «Il n’y a que des enfants !»

(The Guardian: 16 juil 2014)

L’artiste israëlien Amir Schiby a crée une image de

Ahed Atef Bakr

Zakaria Ahed Bakr

Mohamed Ramez Bakr

Ismael Mohamed Bakr

Pour honorer leur tragique et courte vie.

Ces vers …

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Dédiés à mon jeune ami

De toutes les Russies

@thomasklimov

Qui loin d’être une :

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« Belle âme Egarée« 

Comme je l’ai lu quelque part …

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Est bien au contraire une

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« Ame toute en splendeurs

« Nourrie aux Terres des Douleurs

« Qui connait son chemin par coeur

« Et cherche par tous les moyens

« Dignes et nobles et droits et sains

« A éviter que l’on ne cherche à l’égarer. »

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Lasse je la sais ton âme
En ces heures où tant tu vas chercher
Des bribes de bonheur là où même
N’affleure d’espoir la moindre lueur.
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Mais je te dis ne cesse d’avancer
De chemins de ronces en sentes escarpées
Tu finiras par voir un coin de  lumière
A toi seul réservé.
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Alors de ce sommet enfin atteint tu pourras
Contempler en aval les peines et chagrins
Dont tu auras triomphé
Pour pouvoir t’éclairer.
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Ainsi ton âme trace et poursuis le combat
Nulle moquerie ne l’arrêtera
Car toi seul sait le prix consenti
Pour rester digne et en vie.
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RED_BAKKARA

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