D’Aube

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Rien n’arrêtera les Spéculateurs !

Ni Faim, ni Misère, ni Détresse, ni Précarité !

Ils Armeront leurs Sbires pour Museler le Peuple Affamé.

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Si le Sommeil me Fuit …

Ce n’est pas Faute d’être Fatiguée

C’est par Faute de l’impossible Accalmie dans ma Pensée Vive sans Cesse Sollicitée.

Seule l’Ecriture est en Mesure de Traduire les Sonorités du Gouffre…

Elle seule peut Jauger sa Profondeur et Révéler ses Echos Lancinants.

La Course-Poursuite des Pensées en Association Libre est Promenade Mentale

Par Laquelle les Ténèbres elles-mêmes sont Fertiles en Lumières.

Je veux Encore croire Salvatrice la Transmission par le Surgissement du Langage de l’Ineffable, de l’Essentiel Gisant au-Dedans de mon Âme.

La Dimension de Partage Comprise dans l’Ecrit Maintient Vivace, à chaque Détour de Page, le Désir Renouvelé de Voir encore se Lever le Jour.

Ce faisant le Désir de Lumière devient Puissance Première, Indispensable Mobile à la Motivation d’Etre, à Nouveau, au Matin qui vient, là.

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Là ! L’Oeil Ecarquillé pour Voir.

Là ! La Paupière Plissée pour Capter.

Là ! Le Cheveux Ebouriffé et Sentant le Vent s’y Perdre Oui.

Là !

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Là !

Relevée telle une Gisante de Marbre Ressuscitée.

Suscitée à la Contemplation du Renouveau le Jour l’Accueillant au Milieu d’un Sentier.

Là, Déboussolée, Pareille à une Feuille de l’Arbre Tombée non Achevée, une fois de plus Tournant sa Face Stupéfaite vers l’Horizon Immuable.

Là, le Front Lisse, la Pupille Noire, Aiguisée du Plaisir à voir Surgir d’entre les Faîtes les Premiers Rayons Lascifs d’un Lever Tardif…

Là, Témoin Solitaire du Miracle Naissant,

Vigile déjà de la Vilénie des Mondes

Découvrant sur ses Dents Serrées de Rage un Rictus Coléreux

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So it is …

But Nothing Else …

But Nothing More …

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Larmes

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Ces larmes ?… Oh… Tu sais bien… Elles affluent

En silences de tourments,  sur les visages nus,

Dans l’interstice de rares joies elles s’ébrouent

Et roulent, discrètes, en silence, sur les joues.

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Y creusent des sillons,  y trouvent leur espace,

Venues sourdre du tréfonds des coeurs en surface,

Empruntent les sentes tracées dans la chair,

Translucides. Évadées des limbes. Perles amères.

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Hésitent à l’orée des yeux, patientes aux recoins,

De trop de peines elles sont, ces impulsives, témoins.

Atteignant enfin les rives rougies des paupières

S’y figent comme glace. En suivent les ornières.

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Nées d’offenses, de carences et de déchirures,

En vrilles et copeaux elles disent les morsures,

Jaillissent, coites sur leur lancée, sans hasard,

S’arrêtent aux cils un instant, troublant le regard.

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Indécises encore hésitent,  cuisantes tels des dards;

Puis s’évadent  une à une  laissant  l’oeil au brouillard.

S’en vont mourir enfin, troublant le dessin de la peau,

Y imprimant traces vives en lamelles de couteaux.

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Ces reflux de l’âme de quelles peines trop profondes

Pour ne jamais tarir vont elles inonder  le monde ?

Comme des marées de lave qui onques ne désarment ,

Tortures nacrées au mutisme… Toutes ces larmes…

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Pour ne jamais guérir sous les plaisirs et les rires,

Se déversant sans cesse, allant de soupirs à sourires,

N’ayant de répit, âcres, faisant foi avec force  frénésie,

Comme le ressac des océans, inlassable, ne s’oublie.

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Nourries de dommages, s’usant en souleurs frêles,

Rompant les digues des peurs, charriant avec elles

Dans leurs chutes verticales les pires frayeurs,

En luttes infernales, en espoirs… En soif de douceurs.

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Tissant autour de l’univers un verveux secret

Pareil à une rivière de diamants effilés et parfaits;

Guirlande rutilante teintée aux pigments des douleurs,

Sertie de pierres rares enchâssées en de cruelles saveurs.

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Par Bonheur

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Par bonheur …
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Je viens tout juste de m’aviser …
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Que je ne suis pas télégraphiste …
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Mais bien poète …

Et ecrivain !
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J’ai bien failli me tromper de personne …
Et risqué de me prendre pour quelqu’un d’autre que moi …
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Pire encore si possible …
De me mettre a cultiver un complexe qui allait m’aliéner !
Car le priver d’écrire,

le poète,

N’est ce pas le condamner à la démence …
Lui qui ne fait rien d’autre que transcrire ce qu’il pense ?…
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Comme si je  n’en avais pas déjà assez comme ça de complexion
A assumer ma différence …
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Voilà que je me mettais tout bonnement à m’en vouloir d’écrire !!!

A m’en vouloir décrire ?
A t’on jamais vu ça ?

Me dis-je à part moi …
Pour un écrivain

Qui tente de toute son énergie

A ne pas produire d’écrits vains
Se mettre à se morigéner

Parce qu’il utilise la langue écrite

Et qu’il s’y laisse aller !
C’est le monde à l’envers ma foi …

Et rien de moins !…
*
– « Où va-t-on ? »

Me dis-je brusquement de ce pas de travers ?
Ton destin, c’est d’écrire ma chère !…
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( Certes pas que cela mais aussi cela. )
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Tu as ce que l’on nommera la plume véloce !
Et quoi donc, qui t’en fera blâme ?…

Laisse la va !…

Courir …
Jusqu’à présent il semblerait bien

Que d’aucuns aiment à te lire …
Et ne prend pas trop en compte les avis féroces …
Qui cherchent en ta parole à te circonscrire …
*
Que va tu là penser de toi ?
Que trop…

Ou pas assez…

Ou trop long…

Ou trop fourni ou …
Trop quoi oui en vérité ?
Trop à lire ?…
Mais voyons !…

Si tous y sont invités …
Personne n’y est obligé !
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Qu’est ce donc là que tous ces ramages ?…
S’il te plait, toi, de remplir des pages …
Viendrais-tu à te le reprocher ?
*
Alors, pour ma chance, me revient à chaque fois ,
Le petit sourire mutin d’Amadeus disant à l’empereur :
« Pas une note de trop ni une note trop peu Majesté !  »
*
Chaque vers a son nombre de pieds ?
Ce n’est pas donné à tout le monde
Que de pouvoir bien composer …
*
Vais je me le reprocher ?
Moi qui ai reçu en cette galère que l’on nomme vie …
Pour m’en défendre …
Ce magique talent de pouvoir m’exprimer par écrit !?

Vais-je m’en déprendre ?…
*
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Allons donc …
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Je me sens mieux là un tantinet …
Il y avait déjà plusieurs jours que la chose me tracassait …
*
Et de me dire …
Si l’on avait demandé à Molière,
Ou a Voltaire,
Ou a Hugo de se restreindre du mot et du verbe …
Aurions nous lu , pensé, ri ?
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Que nenni !
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Et si nous avions intimé à Tolstoï ou à Dostoïevsky ou a Chalamov
De limiter leurs phrases et paraphrases à « l’essentiel » point/off
Aurions nous je vous prie connu ce bonheur de voyager de page en page
Au delà des frontières, des continents et des pays traversés …
Des palais aux mines de sel, des salons aux ombrageux bosquets …
Découvrant, sans nous déplacer même, le monde qu’ils nous offraient ?
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Ou si nous avions conseillé à Balzac, ou à Daudet ou à Zola de limiter leurs caractères,
Leurs adjectifs, leurs prépositons et leurs superlatifs …
Aurions nous pu découvrir la personnalité d’Eugénie Grandet ?…
Aurions nous pu flâner au dedans des lettres du moulin ?…
Aurions nous mieux compris la condition humaine de Nana à Jacques Lantier ?…
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Pour sûr n’est ce pas que non …
Il en fallait déjà une flopée de paroles
Pour venir nous rendre compte de tout cela !
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Or donc …
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Si je me forçais à sabrer dans mes phrases,
A écourter mes rimes,
A ne faire de mes pages que des tickets de métro …
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Serais-je moi encore alors ?
Eh bien non !
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Je me dépersonnaliserais !…
Deviendrais sèche et acariâtre comme un fruit déssiqué !…
Et n’aurais plus d’élan ni d’ampleur …
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Par bonheur …
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Je me suis souvenue à temps que je ne suis point télégraphiste …
Et même si le métier existe …
Et que j’ai pour lui tout ce qui lui revient de respect …
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Je suis heureuse d’avoir fait à nouveau la paix …
Avec le poète …

Que je suis …

Avec l’écrivain …
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Et avec la muse que  tant de jours je boudais et vertement tançais …
Elle qui pourtant, dès que je m’attable,
Me promène au beau milieu des vocables
Me tenant si gentiment par la main …
Afin que paisible je m’en aille flâner …
Pour glâner et récolter les verbes …
Dans les retables des chemins buissonniers …
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Je te salue léo …

Toi l’orfèvre des vocables …
Toi qui disais que les poètes comptant leurs vers sur le bout de leurs doigts
Ne sont que dactylographes n’est ce pas …

Et faiseurs de fables …
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Toi le volubile, toi l’intarissable,
Toi qui remplissait des pages, inlassable …
Pour nous faire entendre « Qu’il n’y a plus rien » …
Toi qui savait qu’on leur troue la peau aux poètes …
Qu’on les assassine, qu’on les musèle, les mutile, les censure …
Toi qui avait le verbe haut, et acéré, et la peau dure …
Toi mon Maître, mon ami, mon vieux copain, mon aîné …
Toi qui m’a appris la révolte au bout de la plume …
En la trempant sans relâche dans l’encrier …
Toi, vieux frère, qui nous enseignait …
Que le poète est né …

Entre le marteau et l’enclûme …
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Il ne suffit pas de les entendre …
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Pour les comprendre …
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Ces chantres des mots …
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Pour les aimer en toutes leurs émotions …
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Il faut encore apprécier de les lire en leurs maux …
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Et de les relire pas vrai ?…
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Pour se nourrir de leurs visions …
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Et les honorer …
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Sans restriction …
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Lecteur !

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N’a pas de nom !!!…

Tu peux venir revenir pour me lire !…

C’est fait !…

Tout est prêt !…

Tu peux tout lire !…

Si tu en as l’envie …

J’ai tout posté !…

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Vous allez bien ???

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Lecteur ?…

Je tarde oui je sais depuis le temps mais  il me faut oser décider de te confier tout ces « secrets » dont je pensais (au final c’est ce que je croyais) t’importuner … Or j’ai  la joie de te voir me lire…

Aussi puis-je poursuivre de ces phrases qu’aujourd’hui durant le jour je consignais …

C’est ce qui  finalement parvient à me décider de parvenir à m’en ouvrir de moi à toi …

Lecteur ?…

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J’adore l’idée c’est vrai !!! Même si elle se fait moquer de moi !… En fait !… Je m’sens très fière !… C’est vérité !… De savoir que tu apprécies ce qui se passe en ma caboche !!! Et en mon âme … De savoir tant qu’au point j’y puisse trouver aisance, audace, Re-connaissance !… Mais avant toute chose laisse moi te dire … Si tu peux me lire  c’est aussi parce que j’ai pu enfin comprendre (prendre en soi en moi de moi) dans sa profondeur, dans sa force, ce en quoi je peux Re-connaitre ce qui m’habite … Et qu’en cela oui c’est là que je trempe ma plume dans ce fait de trouver écho … Lecteur … Merci j’ai envie de dire de m’apporter cela … Car de mes vers, de mes phrases, de mes vocables de mes fables je pourrais qui sait égayer un peu de tes heures en des nuits  froides  ou en de douloureuses journées … Le poète n’est il pas le médium des âmes venu pour t’’apporter cela ?

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Qu’il le fasse !…

Poète !..

Ecris !…

C’est ton rôle, ton destin, ton souci c’est ta vie !…

Je te lui dis avant tout le reste !…

Poète ta plume ne peut s’arrêter si tu la freine tu freines ton âme tu freines peut être la course du vent le suivi de la nuit et les larmes des gens …

Je veux que tu le sache …

Parce que c’est Ca qui prime sur tout le reste !!!

Et que tu ne me fera pas changer d’idée !!!

Ca aussi je te le dis !…

Ne t’en déplaise !…

*

En toi Lecteur que moi aussi Je Me Re-connais !!!!!! Et il y a un trou dans mes jours lorsque je ne puis plus me promener « en marge » de mes pages … Enfin… Voilà ! J’ai donc trouvé ce moyen valable et assez discret je pense pour oser envoyer les « secrets » que je désire te confier … Les secrets de mon âme … Les secrets de mes drames. Mes histoires à ne pas suivre … Que tu suis pourtant.

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Lecteur sans toi le poète est orphelin !

Lecteur entend que ma plume t’appartient !

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Bien calfeutrée dans mes nuit si blanches elle se penche et danse de ses circonvolutions à laisser s’écouler les paroles comme il en serait d’une hémorragie … De l’âme moi  je te le dis car tout en elle est sens dessus dessous et au dehors aussi et au dedans et même si rien ne ressemble à ce que l’on appelle d’ordinaire l’écriture c’est ainsi et depuis les années que cela dure il fallait bien qu’un jour elle ose venir déposer …

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Tout …

Ici …

Pour toi …

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Tout  t’est destiné, lecteur, et rien qu’à toi …

Car enfin que pourrait elle en faire de garder ces vocables serrés comme en un coffret scellé muet en son âme et son coeur ?… A l’abri de quoi des regards indiscrets ?… Elle a osé le croire au risque d’en mourir étouffée … Toute parole jaillit de manière indépendante mais  intentionnelle car toute parole enfermée n’a de cesse que de trouver la liberté … Quelle importance en vérité que des vers en ordre ou en désordre quelle loi obligerait le poète à cela ? Pas de forme ne signifie pas informe … Ecrire n’est ce pas laisser venir, laisser sortir éclater surgir pour t’offrir ce que peut-être, lecteur, tu ne pourrais dire mais qu’en toi, en ton âme tu ne cesse de ressentir comme un poids qui ne veut mourir ? …

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Le poète est médium j’aime à le redire …

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Faire sauter le verrou pour toi car c’est à toi et à toi seul que je parle … Lecteur n’est ce pas qu’en me  lisant tu entres dans ta vie ? S’il te sied de m’entendre en cela … Je sais d’ores et déjà que tu pourras m’en ‘comprendre’ … Et prends bien le temps surtout … A ta guise … Il n’y a point d’urgence … Les paroles consignées ont encore cette force devenue rare d’échapper à l’érosion du temps …

Et sois tranquille il n’y a non plus aucune obligation … Si tu lis je serais contente de le savoir … Si tu ne lis pas ce ne sera pas bien grave …   J’ai pris le temps depuis tant de temps de consigner tout cela et à chaque fois chaque ligne m’est comme une étrange anamnèse … Bien plus ‘éclaireuse’ que laborieuse …  Comme de dire que je ne voyage pas seulement en mon âme mais en l’Ame …

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Universelle …

Dont la tienne …

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Par chance, mais est ce chance ou destin,  j’ai la « plume » alerte et le verbe fluide …  La phrase docile et le vocable fébrile … Cela m’a toujours aidée à pouvoir me défaire de ces douleurs que je ne sens pas seulement miennes mais qui me semblent appartenir à l’humanité … J’espère que tu ne me tiendra pas rigueur du caractère bouleversant de toute cette écriture … Ni non plus de sa longueur … D’ailleurs … Qu’y puis-je ?… C’est ainsi … Je ne peux plus me censurer par peur de déborder …

Tu viendras me voir entre mes pages lecteur quand t’en priera ton coeur …

Moi ? Je me sens sereine et même soulagée d’avoir pu te confier tout cela … Je crois savoir de certitude que toutes ces lignes, celles déjà consignées celles encore à venir t’appartiennent et seront près de toi en lieu sûr …

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A une autre fois ?…

J’aimerais …

Ou à jamais …

C’est toi, lecteur, qui en décidera  …

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Mais non !

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Je ne demande rien …

Enfin …

Je ne sais pas…

Je ne sais plus…

Je sais si peu…

Je suis si peu…

Non!…

Je ne vous demande rien non…

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Je ne demande pas de me dire

« Je t’aime »

Parce que je sais que cela n’est pas…

Ne suis aimée même désirée

Même attendue même espérée…

Ni ne demande pas même

De venir à moi

S’il plaisait à la vie

De me laisser un souvenir…

Non plus ne demande de ne pas dire

« Je t’aime »

Parce que je sais que cela se peut dire…

Est vrai que se sentir aimé

Fait vivre même rien qu’un peu …

(Et laissez le moi ce rêve s’il te plait…)

Je sais que le peu

Est moins que le rien

Et que tel quel

C’est plus que le désert quotidien …

Plus que la survivance

Dans laquelle erre mon âme

A me blesser et me casser les reins…

Car que savent-ils tous, eux …

Et en vérité de mon drame ?

Et des raisons…

Pour lesquelles la souffrance en moi ?

Face à la stèle du temps …

Et au chien de garde inconscient …

Que je n’ai pas même regardé…

Puisque seules  les lumières

M’ont interpellées…

Les lumières des mots

Au sortir du noir.

Et les écrits,

Et l’orientation de ma pensée …

Et mon âme errante

Que vous aviez repérée…

Je ne pense pas  attendre …

Non pas …

Ni non plus ne pense

Que je n’attends pas…

Ni vous non plus

Ne pouvez m’attendre non

Puisque de moi

Tu ne l’attends pas …

Puisque tu n’attends plus rien

Peut-être…

Ou trop…

Ou des chimères…

Mais pas moi…

Je suis où je suis,

Où je sais me savoir,

Où encore je sais

Me trouver dans l’idée…

Même si un jour viendra

Où je n’y serais plus,

Où l’on ne me retrouveras plus …

Parce que j’aurai pris un chemin autre

Dans la survivance toujours solitaire,

Mais différent de celui que j’emprunte

Depuis quelque temps…

Dans l’illusion délétère…

Quand je ne pourrai plus

Supporter l’esquive

Qui me fait souffrir chaque matin,

Et chaque midi, et chaque soir,

Et chaque nuit …

Des jours qui viennent et s’enchaînent…

L’on ne me tend pas la main de bon cœur…

Ainsi j’ai perdu mon cœur

En de mauvaises mains…

Je l’ai donné mon cœur…

Toujours ouvert

Et donné tant même qu’il est souffrant…

A présent perdu…

Désormais exsangue.

Mais il reste encore pétri de bonté,

De courage,

Et aimant…

Même si sans cesse il tangue…

Car fatigué car maltraité

Car déchiré car lacéré

Car mis à mort

Depuis déjà des temps si lointains…

Je n »ai pas tendu la main

Qu’à des amis non…

Il y eût des Judas

Dès que j’ouvrais les yeux…

Sur la vie oui …

Puisque indécelable ni l’envie,

Ni le désir …

Ni le besoin de ma présence

Donc de mon existence…

C’est moi qui tendait la mienne

Au point que je fasse le chemin

Sous la pluie, sous le vent,

Sous les rafales,

Sous les arides journées parfois fatales,

Rêvant juste tout le long du chemin

Qu’au retour…

Je puisse un peu être aimée un rien …

Et j’ai arrêté mes pas

Pour me trouver face à moi seule

Et sans nul Alter pour mon Ego…

Forte ?…

C’est un titre décent et tranquille

Qui masque la détresse au fond de moi.

Qui escamote toutes les souffrances

Me faisant périr

Bien plus sûrement que ça.

Et trop…

Et tu n’es plus seul parce qu’il y a moi

Qui ne suis plus seule parce qu’il y a vous…

Et quel que soit le demain je n’attends rien

Parce que jamais je n’ai attendu ni rien reçu …

Ce que j’ai donné je ne l’ai pas retrouvé…

Rien qu’un peu, rien qu’un rien…

Juste pour moi…

J’en suis à n’être sans espoir

Mais pas encore désespérée.

Et l’amour qu’en moi je porte,

Par chance …

Ne s’est pas détérioré.

Je peux oser.

Me faire vivre…

Et donner à vivre …

Empêcher …

Et m’empêcher encore …

Ou enfin …

De sombrer…

Et si de vous plus rien ne vient.

Ni réponse, ni regard…

Ni baiser furtif au milieu de la nuit noire.

Je comprendrais bien sûr.

Parce que je sais depuis longtemps,

Depuis le jour de moi l’enfantement,

Depuis des temps anciens et gommés d’érosion,

J’ai appris la cruauté,

C’est au milieu d’elle que je suis née…

C’est elle qui me tue, inexorable,

De la flèche du souvenir

D’être non désirée,

Non aimée et abandonnée…

Alors vois-tu…

Le peu que vous me laisserez te donner

Si je peux donner trop si peu

Reste toujours plus

Que la solitance constante

D’une femme de toujours niée …

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(Lettres et Vocables à vous dédiés …)

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Note : Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié. Merci d’en tenir compte. Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail. La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre. -L’Auteur-

Mais non !…

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… Moi ?…

Je ne suis pas un garçon !…

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Fantôme le bateau

Fantôme le bateau

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Je suis une fille moi !!!

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Si !…

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Mais on peut être une fille et être une capitaine (un peu Fracasse) et une Donna Quichotte et une guerrière aussi bien !…

Et déplacer le vent des fois et vouloir lever les boucliers du Juste et de l’Equité aussi hein …

Et voyager seule pourtant dans le compartiment et de la cale au pont annoncer présent !…

On peut hein, même fille !…

A peine réveillée je chamboule de nouveau le vaste monde.

Je pense que le virus ne trouvera jamais antidote.

Rions …

Et que la maladie se propage !…

Souhaitons le vivement que j’aille loin.

Avec plein plein plein de gens sur le pont parce que le voyage seul n’a aucun sens.

Suis genre collective moi …

C’est ainsi que mon cerveau, mon âme et ma dynamique existentielle sont agencés …

Donc si pas ici ailleurs mais sûr au profit de tous et pour tous avec tous oui !…

Oui c’est comme ça que je pense, que je vis, que je vois, que je spécule l’avenir et que je milite et et et COLLECTIVEMENT …

Dernièrement je publiais cette phrase j’ai déjà oublié de qui mais je me souviens bien de la phrase parce que je pense comme ça !

« Plus on partage plus on s’enrichit !… C’est miraculeux !… « 

C’est comme ça que je pense …

Oui je sais que je suis menacée de disparition et même je dirais au propre, au figuré et au potentiel immédiat.

Menacée oui …

Mais ils n’auront pas ma peau…

Bonne santé oui !…

Et bienvenue au club…

Nous prenons le large j’en suis convaincue !…

Me voilà déjà en train de tricoter la Révolution Citoyenne Pacifique qui me taraude en permanence…

Dormez bien et à une autre fois.

Merci de cet échange et sûr encore que la sincérité c’est heureusement contagieux …

Chic !…

Peu de repos c’est vrai-Mais je dis souvent que « Je ne suis pas venue ici pour dormir hein moi !… ».

Mais des fois je me rattrape un p’tit coup aussi ça va je gère, en fait je suis une mutante moi, j’ai un gène spécial …

Et le pire …

C’est que c’est vrai …

Même si je m’en suis auto-déclarée.

Avant on me demandait : « Mais quand est ce que tu fais tout ça ?… »

Et je répondais « gènée » :  » Ben la nuit da !… »

Parce que je ne dors pas beaucoup…

En moyenne 4 voire 5 heures par nuit …

Maintenant je me sens tranquille …

Si on me demande : « Mais quand est-ce que tu fais tout ça ? »

Je réponds, fière comme Artaban : « J’ai un gène mutant qui me permet de dormir moins que les autres ! »

Point/Barre !…

Pratique et confortable je l’ai adopté !

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MandraGaur’En Individu’Elle

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A propos II …

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Du maquis …

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Le Maquis

Le Maquis

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**** @Caffe -Rouge – Il va vraiment falloir que je me dépasse pour tenter de vous répondre – Car souvent c’est mes pensées que vous exprimez de manière plus murie que j’n’aurais pu le faire et je n’ai d’envie que de vous RT . De tout ce chemin que j’ai à arpenter pour développer et murir ces pensées puis tenter les mettre en pratique – Car comme tout un chacun fut un moment dans ma vie ou pour l’instinct de survie j’ai du me défaire de ces pensées et et de ces préoccupations.  Maintenant que je me fais vivre ces préoccupations reviennent avec force et je me rends compte des dégats qu’ont causé sur ma pensée ces années de survie apathique, paralysée par le seul besoin de survie « matérielle ». @le_funambule

*

Je me suis exclamée : »Sacré Thomas ! » et j’ai ri de plaisir en tapant ma main sur ma table de travail !… C’est super quoi !  Super que c’est de savoir qu’à ce point nous ayons une vision commune en ces sujets… Et tellement encourageant aussi oui ?  J’entends Thomas… Et j’entends bien… Et je comprends de même et peut-être aussi je sais… Je sais, je sens et je vis…  Le vrai maquis exige un grand renoncement … Je m’y prépare quant à moi … Avec sérénité, conviction et joie …  Ces derniers temps, la seule idée de me dépouiller pr garder l’essentiel et pouvoir agir sans être retenue par le matériel … M’est devenue un bonheur considérable que j’attends d’impatience… Et je m’y apprête, sereine… Et m’y sens transcendante…  Comme il en serait d’une ascèse … Je rêve de murs nus, d’une vaste pièce vide …  Et d’une immense table sur laquelle seul un grand encrier et des plumes m’attendent pr me mettre à oeuvrer-Le dépouillement.

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**** @Caffe_Rouge@Extravertia Cette idée précisément je la partage depuis quelques mois déjà et je m’en déleste un peu plus à chaque jours qui passent …  Je ne pense pas arriver à ce niveau d’ascèse en tout cas à l’heure actuelle, et au quotidien après la vie et ses surprises…;)  Et nous nous en retrouvons par là même nous même impactés et parfois à vie  dans ces conditions certaines abnégations sont parfois impossibles à mettre en œuvre.    @ le_funambule

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C‘est l’image avant tout je crois qui compte … La force de l’image et la qualité du renoncement au profit de l’oeuvre …  Je ne puis imaginer la « mise en oeuvre de la pensée » utile au nécessaire changement sans le maquis …  Ni non plus le maquis sans le renoncement matériel, condition à mon sens indispensable à la concentration des énergies …  Et de la pensée de même qu’à la crédibilité de la parole émise… Je crois, pour ma part et de plus en plus en la légèreté matérielle comme condition sine qua non à l’aboutissement heureux d’une oeuvre ayant pour ambition l’élévation collective… Et surtout, oui surtout je crois à la force de l’exemple… C’est infaillible à mon sens…  Probité & intégrité ne peuvent être que des mots – Ils sont d’abord une praxis – Une philosophie de vie  -Un choix au profit de tous.  Mais bon – J’ajoute humblement que je suis un peu folle sans nul doute parce que vrai que ma pensée va aussi loin que cela…

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  • **** @Caffe_Rouge @le_funambule – C’est évident, plus qu’une atteinte physique c’est aussi une atteinte psychologique de par la dépendance obligée …  Mais le manque de santé nous guide aussi à toucher l’essentiel @Extravertia
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  • @Extravertia – Merci pour cette autre présentation d’un fait quotidien sous un jour que je ne me rappelais plus, l’urgence céda place à durée @le_funambule
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  • @le_funambule –  Merci à vous pour cet échange et agréable première journée dans l’âge nouveau 😉 @Extravertia
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  • @ExtravertiaMerci, plaisir partagé autour de cet échange  à vous lire – @le_funambule
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  • Bonne première nuit Thomas en votre 29ième année – Et que les années à venir soient meilleures que celles passées – Sincèrement –
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  • @Caffe_RougeBelle et apaisante nuit pour votre âme. Vous avez lu juste, et je vous en remercie profondément. @le_funambule
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*MandraGaure

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