L’indifférence

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L’indifférence me peine

Oh …

Elle me peine

Et

L’indifférence me traîne

Oh …

Elle me traîne

Et

L’indifférence me mène

En des rives incertaines

Où se chantent les rengaines

D’abjures serments en faux espoirs …

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Les faux espoirs me gênent

Oh …

Ils me gênent

Et

Les faux espoirs me freinent

Oh…

Ils me freinent

Et

Les faux espoirs s’enchaînent

De promesses cyniques

A mots ironiques, sans teneurs

Etouffant le corps et le coeur …

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Ce coeur que l’on malmène

Oh …

Que l’on malmène

Et

Ce coeur que l’on aliène

Oh …

Que l’on aliène

Et

Ce coeur où le chant des sirènes

Éveille des joies sereines

S’essoufflant céans en rêveries  vaines

Stériles … Vouées à néant …

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Le néant me souffle son haleine

Oh …

Son haleine

Et

Le néant me brise, me ramène

Oh …

Il me ramène

A

L’indifférence obscène

D’une existence qui se gangrène

Sous les lésions d’une solitude vilaine

Où mon âme lacérée se démène …

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RED_BAKKARA

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Le Sens


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Et le contresens aussi …


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Il va de soi …


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Ou dedans-dehors

En piochant dans ma mémoire …
Ou envers-endroit

En creusant en mon âme …
Ou noir-blanc bien sûr

Pour les contrastes …
Ou encore blanc-noir

Pour en dire des contraires …


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Pièce par pièce,

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Morceau par morceau …

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A l’instar d’une mosaïque …


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Je la cherche …

Elle Telle qu’en Elle-Même Elle Est …

Du verbe « Etre » s’il vous plaît …

Amputée de ma moitié d’être non-résolue …

Et non résolue à ne point la retrouver …

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Ce sont nos âmes

Qui sans cesse sont dans l’errance ….
Dans l’errance des limites corporelles …
Elles vont et viennent et cherchent …
Sans la certitude seulement de découvrir …

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Ce qu’elles espèrent trouver …
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Cherchant, inlassables,

L’autre moitié d’elle-même ..
Tant il est vrai

(Pour moi)

Que nous ne sommes qu’à moitié nés …
Que nous sommes nés amputés…

De l’autre moitié de nous-mêmes …
Ou d’elles mêmes entendez de nos âmes …
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C’est là l’errance …
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De n’être-né que demi …
A demi-né donc à demi morts …
Car n’être né …
Signifie n’être pas …
Ou à demi …
D’une âme orpheline

De l’autre partie d’elle-même …
Se voyant condamnée sans cesse

A la recherche de sa part manquante …
C’est là le vide même …

C’est là l’errance …

C’est là le sens …
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Et de ce fait même …
M’aime …
Ne le peut car quand même,

Quand bien même ou m’aime …
L’impossible même m’aime

Dans l’espoir sans cesse remis à neuf …
D’aller au delà de l’errance,

De gagner sur l’apparence …
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De me reconnaître

Dans une autre moitié …

Tout aussi errante …
Tout aussi demi-née …
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Mais combien peuvent y accéder …
Car combien d’âmes le savent seulement

Qu’elles sont incomplètes ?…
Combien peuvent le formuler …
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C’est déjà le début de la fin de l’errance

Que de pouvoir le dire …
Cette espérance de se retrouver un jour

Face à face avec l’autre moitié de notre âme …
Celle qui dans sa propre errance

Et au fil du chemin est venue …
Se présenter nez à nez

Face à l’autre sa moitié …
Au bout de la route

Et coûte que coûte

Et sans l’avoir finalement sollicitée …
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Et de se souvenir ensemble

Du temps d’avant …
Du temps passé dans l’errance …
Et d’oser enfin ouvrir

La moitié de son âme mutilée …
A la rencontre

De l’autre moitié de son âme exilée …
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Pour ne faire qu’une et une seule …
Et de replonger dans l’errance …
Car le voyage jamais n’est terminé …
Il est à peine alors commencé …
Car aussitôt les deux moitiés jumelées …
Ou soudées par leur différence

Reconnue dans la ressemblance …
Pourront voyager vers l’infinie quête du sens …
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C’est là ma raison de n’être que pas …
Ou à moitié …
De vouloir encore m’y accrocher

A ce non-être non-né …
Amputé de sa moitié née d’ailleurs

En dehors …
Et ailleurs de moi même au dedans …
Et que je crois pouvoir retrouver

Et reconnaître pour en être reconnue …
C’est là le plein sens

Du non-sens

A contresens du sens …
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C’est là ma quête …
C’est là ma folie …
C’est mon plein sens du non-sens

Dans lequel je parviens à trouver sens …
Car c’est du non-sens que peut naître

Et n’être

Que le sens …
A mon sens …


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RED_BAKKARA


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Feu de Bois

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P'tit coup d'oeil sur mon feu bien lancé.

P'tit coup d'oeil sur mon feu bien lancé.

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Tout à l’heure, en trimbalant mon bois du fond du jardin tout enneigé, en le descendant dans l’escalier après avoir trébuché parmi les ronces et avoir eu les doigts tellement gelés que j’en ai pleuré  je réfléchissais ferme en conversation avec moi-même  …

Et me disais :

 » Un homme, voyez vous mesdames, dans nos vies, ce ne sont pas QUE ces instants de calme volupté des sens ni non plus ces nuits de sensualité partagée …

Que non !…

Ni non plus cette solidarité ‘matérielle’ qui fait la vie plus douce et moins cruelle …

Nenni !

Un homme, selon moi, dans nos vies, c’est d’abord celui grâce à qui le tas de bois est prêt à tout moment pour la flambée !…

La vraie tendresse, pour moi, c’est là qu’elle gît …

Le vrai amour c’est lui !…

Car c’est là, je veux le croire, qu’un homme aime à « se donner » …

Dans cette part indispensable qu’il porte en lui, cette part qui fait de lui le ‘guerrier’ …

Cette part ‘biologique’ de la masculinité, de ce que l’on nomme (sans savoir de quoi l’on parle tant le vocable est galvaudé) la « virilité » …
Ce soutien naturel, inné, de la force, de la protection…

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A y bien réfléchir, et depuis le temps que j’y songe, ne sommes nous pas mammifères pensants (seulement pensants ce qui nous rend différents de la « bête » …)

Et n’avons-nous pas, bien calfeutré en nous mesdames, ce désir profond d’être « sous » la protection d’un plus fort …

« Couverte » par ce ‘mâle’ qui serait l’Alter de notre Ego ?…

Ne sommes-nous pas complémentaires par ce fait même, par cette opposition, ne sommes nous pas ce Yin qui ne peut vivre sans le Yang ?…
Sans ce don ineffable de la tendre sollicitude, ce retour en reflet , comme en un miroir, du Soi vers l’Autre …

Cette protection par la tendresse, réciproquée par ce don du meilleur de Soi à l’Autre qui, contrairement aux prétentions et assertions, permet à un couple, homme et femme, de se réaliser pleinement, assurés l’un comme l’autre du « concours » solidaire de cet Alter veillant sur l’Ego le préservant et ainsi le propulsant vers le meilleur d’elle-même, de lui-même, dans la connivence d’une concorde salutaire !…

Je crois à l’admiration, j’ai déjà dit cela ici, oui je crois à l’admiration réciproque, ce sel d’une relation réussie …

Mais je m’égare …
{{ Hého !… Trêve les féministes !… Je vous entends de loin déjà médire de moi et fulminer !!! Je ne vous adresse pas la parole là !… Je parle aux « Femmes », celles qui ont des hanches, des seins et des ventres, celles qui portent en elle la Féminité sans honte ni rancœur !… Celles qui aiment à lever les yeux vers l’Aimé dans la gratitude du bien-être qu’il est en mesure de leur apporter !…
{{ Je ne m’adresse pas aux Femelles dénaturées …
{{ Et je suis prête à prendre de votre part du bois vert une solide volée …

(Car vrai qu’il ne peut servir à rien d’autre le bois vert, et surtout pas à nous réchauffer) …

Mais je vous attends au tournant sachez bien, et je peux argumenter, débattre et vous enterrer dans vos allégations faussées qui nous ont menées, nous Femmes, sur les routes de la tristesse, de la solitude, de la perte de protection biologique, de la chaleur ‘animale’ dont tant nous avons tous besoin …

Hommes et femmes !… }}
Oh sans doute, je ne sais plus trop bien de quoi je parle après tant d’années de célibat forcé car involontaire …

Ce ‘prince pour moi’ tardant à arriver …

Et n’ayant aucune disposition innée de l’aller par moi-même « chercher » …

Imaginez donc !…
Onze années de solitance dans la plus radicale des abstinences…
Mais foi de moi !…
Celui qui viendra prétendre m’aimer, qu’il sache d’emblée que préalablement au moment où je viendrais au lit près lui me nicher (moi qui suis déjà si difficile à « mettre couchée » –lOl-) il mettra d’abord en œuvre pour qu’avant de pouvoir me réchauffer contre lui je puisse me réchauffer à mon bois !..
J’ai dis ?!
J’ai dis oui !…
Et dans la foulée, qu’il sache aussi qu’avant toute chose, et une fois que le bois allumé, il lui faudra aimer m’entendre jouer de la flûte, ou du violon, ou discourir ou philosopher ou m’entendre lui réciter de mes vers dans le bien-être serein et épanouissant de la chaleur de mon « foyer » …
En échange je peux lui promettre un bel amour fidèle, (je suis ainsi faite), et du bon pain pétrit de mes mains et une cuisine fleurant bon aux fourneaux, et des heures de douceurs et de tendresse complices, et beaucoup de chaleur aussi …

Je suis douée …

Et toute mon inconditionnelle solidarité pour le meilleur et sans le pire car dans l’amour même le pire peut se faire meilleur …
C’est là mon idée …
Si vous aviez connaissance d’un ‘prince pour moi’ mesdames, un ‘prince pour moi’ de ce genre là, d’un ‘prince pour moi’ qui pourrait entendre ce discours là, d’un ‘prince pour moi’ qui porte en lui le Mâle sans déploiement de machisme ni de complexe d’autorité falsifiée, je vous autorise à lui r’filer mon pseudonyme … S’il apprécie les ‘Fleurs des Gibets’ et leur naturelle propension à la marginalité peut-être qu’il pourrait devenir heureux de moi qui serait cette ‘princesse pour lui » …

Sait-on jamais …
PS : (((Je vous autorise à lui souffler dans l’oreille que je ne suis point laide, que je suis robuste et en belle santé physique et mentale même si je ne suis ni moderne ni mondaine, que je chausse des sabots de bois, que j’ai le verbe haut et l’âme toujours en émoi … Et que je ne suis plus toute jeune non plus par surcroît quoique si j’en crois ces uns qui en disent tout autant que ces autres qui en attestent je rajeunis, paraît-il, chaque année … )
A moins que ce ne soit la solitance qui préserverait de la sénescence ?…
Après tout…

Allez savoir …

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RED-BAKKARA

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UnKnoWinglyUnKnowAble

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Signifiant :

Inconsciemment Innommable

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Innommable

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Ce qui veut dire :

Non consciemment apte à être nommé.

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Ce qui est innommable n’a pas de nom.

Ou ne peut en recevoir.

Car l’on ne peut lui en trouver.

L’innommable est :

Etrange.

Inquiétant.

Bouleversant.

Dramatique.

Horrible.

Ou présupposé tel …

Ce qui est inconscient …

Echappe à la conscience.

A ce qui est consciemment perçu, reconnu, su …

Consciemment donc en conscience.

Consciemment donc de l’ordinaire.

De l’ordinaire partie du connu.

Habituel.

Accepté.

Normal.

D’un ordinaire habituel …

Accepté pour normal et connu.

Donc …

Re-connu …

L’inconsciemment innommable  devient alors :

Inhabituel.

Innaccepté.

Anormal.

Méconnu.

Malconnu.

Inconnu.

Ce qui est inconsciemment innommable sera :

Rejeté, éloigné, exilé, refusé, suspecté, banni.

Par peur …

Par prudence …

Par défiance …

Par suspicion …

Par bêtise …

Par intolérance …

Par ignorance …

Par égoïsme …

Par obscurantisme …

L’inconsciemment innommable

N’a pas droit de cité …

Dans le consciemment nommable.

Ne parvenant pas à trouver …

Ou se faire …

Ou recevoir …

Ou gagner …

Place dans le tout.

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‘Je’

Se situe dans cette configuration là …

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MandragaGaur’En Individu’Elle

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( – Mars 2010 – « UnKnoWingly UnKnowAble » – )

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Note : Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié.  Merci d’en tenir compte.  Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail.  La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre.  -L’Auteur-

Le voile se déchire

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… et se découvre …

Une brutale réalité.

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  • Elle n’a jamais été aimée!
  • Frappée, conspuée, honnie, bafouée …
  • Diminuée, humiliée, offensée, injuriée …
  • Spoliée, on l’a fait chanter, on l’a trahie, on l’a culpabilisée …
  • On a voulu la tenir,  la ternir, l’enfermer …
  • On a voulu la museler, la posséder, la déposséder d’elle-même.
  • *
  • Et  jamais non plus  n’a pu aimer. Ceux qui la désaimaient …
  • Car reniée comment aimer ?… Aimer le mal que l’on te fait ?…
  •  » Non !… » s’écrie-t-elle …  » Tu te leurrais par peur devant  le gouffre … L’erreur …  » Elle le sait à présent clairement. Il y a trois jours qu’elle tourne autour. A se dire : « Je n’ai jamais été aimée, je fus manipulée. Et je n’ai pu arriver à aimer… J’étais acculée au déni par le déni. Pas d’aliénation fut le seul compromis … Pour ne pas finir, pour ne pas mourir la face dans le carreau. Je me souviens des moments de colère et de révolte que j’enfermais au fond de moi… Je me souviens des interminables monologues que je tenais à ma déception toujours renouvellée. Pouvais -je donc aimer là où, sans cesse, j’étais rejetée? Par faute d’être moi ?… Non ! « 
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  • Elle continue :  » J’aime les humains, j’aime les gens, j’aime pas les chiens …  Les chiens de gens …  Mais ils sont là il y en a ils existent faut faire avec on n’peut pas les tuer … Ceux que l’on dit mon prochain …   J’aime ces humains qui ne sont pas chiens …  J’aime les citoyens …   J’aime les individus …  Tous individuels …  J’aime les êtres vivants homo sapiens sapiens … C’est là où j’aime …  Collectivement … Même si là aussi se tu peux t’y attendre se manifestent les désamours vindicatives pour causes de différences je ne peux y désaimer tant je les sais dans le désamour d’eux-mêmes par faute du désamour même d’eux … »
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  •  » Qu’est ce que tu veux …  » lance-t-elle à  l’assemblée …
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  • Et en aparté :  » J’aimais penser pouvoir aimer faute de mieux en attendant la libération …… En une cristallisation fleurie d’entre les lignes de mes solitudes sans partage, dedans les fantasmatiques rêveries de l’image que je chérissais, mon jardin secret, mon prince charmant, mon éternel amant qui viendrait me libérer de tous mes tourments. Et m’y aimerait …  Pour de vrai … Je ne pouvais crier que mon désespoir et mon enfermement dans celui-ci. Je n’ai jamais crié de joie…  » …  Elle se dit …  » Il n’y avait aucune raison à cela. Ni mobile … Ni alibi … J’étais livrée à l’errance.  » … Elle poursuit …  » Je m’éteignais … »
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  • MandraGaur’En Individu’Elle

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    Note :  Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié.  Merci d’en tenir compte.  Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail.  La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre.  -L’Auteur-
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