Le Large …

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Le Large

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Mot à Mots

Te prennent les tourments

Trop de fois

Lors que la direction te reste

Obscure 

Quand de ta main tu rajustes

La boussole dont l’aiguille

Ne se lasse de t’indiquer…

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Le large

Alors tu claques la voile hissée immense

Face aux vents

Pareille à la proue indomptée droite

La mer défiant

Naviguant en tête nue solidaire des flots

Les fendant 

Bravant l’horizon aux confins

Se détachan

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Des terres

Nulle âme qui vive tant de loin

Ne peut savoir

Les yeux sont si las des lumières

Trop blanches

Où se perdent les images

Autrefois évoquées

De ces lieux où l’ambition trouvait

Aux aventuriers

La renommée gagnée

Aux sangs des sages…

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Et des innocents …

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(En Mémoire des Peuples Exterminés

Par la Génocidocolonisation)

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur : Cela va de soi …

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Et perdue …

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Tout à coup corps à corps éperdue coeur à nu s’élever au ciel à toucher les nuages ah je gage que tombent de la page les lettres tracées d’une encre bleutée écrites coeur en liesse des images d’allégresse d’instants libres à perte d’haleine que se brisent donc les chaînes et que s’envole que décolle de l’attraction vent dans les voiles attention le souffle du chant en canon et pourtant dans la magie du présent dont le temps ah  le temps est absent des rêves d’euphorie se gonflent se soulèvent murmures portés par les ailes de la liberté …

Et s’en vont tournoyer farandole s’écrier les rires d’enfants sages encore avant d’entrebâiller le couvercle de l’écrin où la peine ira plonger et le souffle s’égarer s’amenuiser à se perdre dans les tourments des destins que soulèvent les jours que closent les nuits que s’embrouillent en lacets noués serrés sur la gorge ah comment apprivoiser les blessures les garder les transformer en trésor les planter dans le décor et n’avoir de cesse que de danser batifoler encore prendre le mors s’élancer ah ne plus toucher terre jamais rester suspendue légère …

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M’enivrer …

Respirer l’air inhalé

Dans la stratosphère tout là-haut,

Devenir oiseau sans rien d’autre espérer …

Que de voler … Éperdue …

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur : Page d’accueil

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En mémoire

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La mémoire qui garde … Incandescentes … Les paroles .. Qu’elle s’invente … Qu’elle laisse traîner … Sur le papier … Ca peut brûler … Se noyer … Ce n’est pas vrai que les écrits restent … Ils sont sensibles … Au feu … A la crue … Ils s’en vont tournoyer les feuillets et me laissent l’âme nue telle qu’ils m’avait trouvée avant d’être proférés … Puis regrettés ?… Croyant quoi ?… Que personne ne serait venu les lire ?  N’en ayant  rien à cirer ??? Mais c’est raté !… Drôle d’impression que de ne plus les retrouver … Au moment où je voulais une fois de plus, une nouvelle fois les relire … Ces mots qui disaient un peu de rien, un peu de tout … Si peu mais tant du temps qui s’enfuit … Ces mots discrets transmettant comme si de rien ne disait … Si je puis à mon tour pour une fois … Et autrement qu’avec la musique … Cette journée d’aujourd’hui … Entendez celle de jeudi … Car d’un jour à une nuit … C’est toujours le jour dernier … Où je dois aller … Où je manque de courage car je sais … Que je dois faire des choses qui ne seront (ne sont) pas toujours bonnes pour moi … Le pied … De ces choses agaçantes de ces luttes qu’il faut livrer … Ouvrir la porte … Sortir … Aller dans le monde … Voir les têtes … J’ajoute le « s » à pied !… C’est le pieds … Parce qu’il s’y trouvait !… Il y a deux pieds pour sortir de l’abri, ouvrir la porte je disais et fréquenter le monde et les gens et leurs visages toujours absents …  Je les ai repéré !… Je me disais avec le reste que vraiment, c’était loin de l’être, pas vrai, cette journée de mercredi déjà passée … Le pieds ?!… J’ai pensé tout effacer !!!… J’ai même cru pouvoir croire que je ne m’en souviendrai … Pas ???  Mais non va que  je n’ai pas pu le croire cela …

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Car ma mémoire, vive et vivace, a trimbalé mes quelques phrases, vite, trop vite effacées (par crainte par peur par effroi de les avoir proférées ?…) … Je recommence … Un pape est mort … Et l’araignée …  A régner … Quel drôle de mot drôles de mots … Et ma mémoire pourtant avec moi, en moi, qui les a trimballés … Paroles … Partout où j’allais, en quoi que ce soit que je faisais, partout où je posais mes pas je me disais … Elle va se faire, elle va se taire, ou se faire taire, ou s’obliger à se laisser taire, ou subir de se voir taire ou de subir, ou de supporter des moments qui ne seront « pas bons » pour elle parce qu’elle doit sortir dans le monde et s’y taire et s’y terre … On recommence ?… Un pape est mort ?… Le  monde … Rempli de loups … Des vilains loups avec des crocs … Et des babines retroussées qu’il lui faudra affronter … Des gens … Des fantômes d’êtres … Des absents … Qui la regardent à tort … Et à mort et à mors et à travers … C’est bizarre les mots il suffit de les coudre, puis les découdre puis d’en découdre avec les mots non mais t’as vu ça ?… Ah bon ?… Et de ce temps j’imaginais quoi déjà ?… Qu’ils allaient me reconnaître peut-être comme l’une des leurs ?…  A la bonne heure … C’est vrai que j’y pense parfois  … C’est vrai que je suis si triste à chaque fois en revenant dans ma sphère de constater qu’il n’y a rien à faire que me de me taire pas moyen de m’y compter, de me compter, de compter ou d’être (allez,l on va dire être ? Ou à me savoir quelque part sur un coin de planète pas trop près pas si loin de ce monde qui me pèse et qui le penserait qui le devinerait qui le sentirait qui la suivrait là où dieu sait quoi va lui faire du mal, allait être mal, mauvais, pas bon pour elle … Que d’embarras …

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Mais j’ai pensé tout effacer !… Je n’ai juste pas osé … Parce que le mots sont des marques et les marques sont des signes et les signes sont des lignes et les lignes font les routes et les routes se tracent et c’est là qu’on va trainer sa carcasse sur les traces qui font des routes qui font des lignes qui sont des signes et deviennent des marques et retournent aux mots … Et je reste là comme deux ronds de flan à me dire que mes journées, celles-ci et celles-là et toutes les autres à venir … Seront bonnes … Merci … C’est dire !?!?! C’est ne rien dire ou dire n’importe quoi … Croyant que quoi je me le demande à l’instant alors que des larmes grosses comme ça et lourdes comme ça et brûlantes comme ça coulent de mes yeux et tombent presque bruyantes de mes pommettes sur le dos de mes deux mains réunies sur le clavier … J’ai voulu m’oblitérer d’avoir osé partager ? Mais partager quoi je vous l’demande un peu … Croyant que quoi ? Je ne le sais … Je ne le sais ??? Et vous tu le sais toi moi ? Pourquoi ? Pourquoi les as-tu effacées celles qui ont précédés que tu avais consignées toute une nuit durant ces quelques paroles qui venaient t’annoncer que l’aujourd’hui de ce jour allait être lourd, pesant, douloureux, triste peut-être même, affligeant … Manque de foi en quoi en toi ? Manque de confiance, subit remords d’en avoir un peu trop dit ? Mais c’est raté !… Mes rétines sont des lentilles, j’enregistre et je photographie tout en ma mémoire vive … Car ce qui me touche se touche et s’entrechoque en myriades de mots … Jamais assez jamais de trop et toujours tout reste dire et à recommencer  … Au moins ici c’est possible je me l’étais dis pas vrai ?…  Pas de honte pas de gêne pas d’ennui ni d’embarras tu y vas ! … Tu jettes sur le tas et c’est bon comme ça … Partager ?… Bon, on doute … Ressentir ?… Soit … Au compte-gouttes … S’en ouvrir ?… Allez tiens faut pas rêver … S’en dire ?… Sans dire ?… Cela va de soi comme on dit va sans dire … Alors pourquoi encore tenter de dire ?… Allons bon là on tourne en rond … J’ai effacé ce seul moment furtif où je venais ou parvenais comme en un murmure un peu si peu de moi me dire … Et pas en musique !… Ni même en paroles … Ni même en humour noir parfois si tant … Enfin, ni même en paroles autres que de moi … Alors que pourtant, en certains instants, oui … Mais j’ai tout effacé … Gommé … Comme oublié ?… Il faudra recommencer …

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Tableau noir puis blanc puis noir … Entre les deux des mots effacés … Bizarre … Elle a eu peur ?… Quoi ??? Elle a douté ?… Oui ?… Douté de toi ?…  De moi ?… D’elle enfin à la fin des fins c’est fin … Que l’on ne puisse ni entendre ni comprendre ni lire autrement dis pas entendu, pas compris, pas même lu … Donc pas vu !… Roulent tes larmes là elles te brûlent … Pourquoi ? C’est raté !!!… J’avais en moi tout gardé comme si  je cheminais dans cette journée peut-être noire où quelque pesance d’être allait me tourmenter … Je le savais … Parce que de ces jours passés se sont  composés de jolis couplets mais que tu n’osais pas de peur de dire mal en disant trop de peur de t’immiscer là où personne n’a l’envie de te voir arriver en ne disant que ce que tu ressens … – Terminaison … -tais ?… Tu as pensé quoi ?… Que tu n’avais pas capté ?… Mais voilà … C’est raté !… Tu t’es  trompée !!!… Tu t’es promenée dans tes faires, dans tes dires, dans tes agirs, avec ces quelques phrases qui t’apprenaient que lors de cet aujourd’hui d’il y a quelques jours il fallait souffrir un peu, quelque peu peut-être même se voir ou se savoir nuire, ou se laisser nuire dans l’au dedans de ton âme pour te forcer à t’insérer pour quelques heures dans l’amalgame et toi qui ne peut qu’imaginer mais qu’est ce qui peut t’arriver car pas bon pour toi veut dire souffrance et que seule tu voudrais le dire mais tu ne parles qu’à toi !… T’as compris ça ?… Puisque j’étais là à l’avoir lu et retenu quoi qu’ils en croient, quoi qu’il en soit … Et à y penser, et à me questionner, et à me demander … « Quel mal terrible en mon âme me faut-il m »infliger me laisser infliger pour avoir si pudiquement osé ne pas en  parler ??? » Pour finalement tout effacer ??? Croyant que quoi ?… Que déjà j’avais oublié ??? Que je n’aurais fait que de les survoler ???… Les mots ?… Puis les zapper ?… Ah bon ?… Mais voyons !… C’est raté !!!

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Car voilà que je reviens au « laitier » là du matin coincé entre les cartons vides sur la route, les gens, et les curés, les pharisiens, et l’ostentatoire de l’ironie et voilà que je ne les trouve plus les mots furtifs que j’y étais venue glisser pour m’y glisser !?… Pour me dire dire de moi un peu plus que d’ordinaire elle n’en ose partager … Tout effacé ? Qu’elle croit !!!… Mais c’est raté !… Compter sans la mémoire, vive la mémoire vive elle a tout retenu … J’ai tout retenu bien gravé en moi d’une seule lecture, et de deux et de trois pour suivre et penser et cogiter et de les ressasser en ma mémoire vive la mémoire encore je le dis durant ces heures ces quelques vocables discrets qui disaient tout ce qu’ils ne traduisaient pas … Elle a cru quoi ?… Que peu  en importait ??? Mais c’est raté !!!… Car voilà, ils étaient là ces mots, ces mots en moi, en ma mémoire  palpable, physique qu’elle appelle ça,  presque comme un petit galet caché au fond de sa poche et qu’elle aurait caressé du bout des doigts tout doucement alors que mentalement je lui soufflais des mots à l’oreille et au coeur, des mots qu’elle ne pouvait entendre, des paroles qui ne pouvaient l’atteindre, des paroles presque comme des mélodies que je lui envoyais par la pensée, que je lui disais oui mais qu’elle n’entendait … Pas … Parce que les galets n’entendent pas c’est l’avantage on peut leur parler ils n’iront rien répéter … Secret !… Ou peut-être d’emblée mutisme de mutilée ?… Je sortais le galet tout poli bien des fois de ma poche, à la dérobée, et le contemplais … Je lui disais … « Non, ne vas pas souffrir trop !… Mais sache … »  Je lui disais,  » … Sache que je suis là !… En pensée je chemine là où se porte à présent et en ces moments ce qui pourrait blesser mon coeur ou mon âme ton coeur et ton âme je chemine avec tout cela en moi et même si tout moi en ignore (veut ignorer laisser ignorer quelle différence)  j’ai l’émotion à fleur de peau  quelque part et je le sais que dehors c’est le rôle, les gens et leurs odeurs de gnôles et être ou n’être pas bien pas trop bien pas bien du tout qui sait … Et que je ne puis qu’imaginer … Au possible plus près … Sans savoir si ce n’est que oui je le sais quelque part et le sens … Et risquer la camisole et risquer la geôle pour ne les supporter ou plus ou pas peut-être plus que pas … Et que cela sans doute me fait peur même si d’aventure il me vient d’oser y croire au point d’en dire … Pour tout de même tout effacer … Même qui fut dit … Ou que peut-être elle ne peut croire le croire y croire que ses discrètes paroles auraient l’heur de rester en mémoire d’autrui d’autres oui mais de qui va le lire qui va te lire qui ?… Elle a douté ?… Elle a tout effacé … Mais c’est raté !… C’est raté oui !…

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Aujourd’hui enfin, après avoir mentalement construit des vers, des strophes, des phrases et des couplets que je n’osais, de ma timidité native affligée, que je n’osais transmettre ou envoyer quelle est la différence, bouteilles à la mer je pense tous ces mots rien que pour rien à rien adressés, ces mots qui me venaient à mesure que de ces quelques paroles aujourd’hui effacées je me souvenais, paroles lancinantes qui me poursuivaient en tout ce que je faisais, aujourd’hui justement où je les déposais mais ne  trouvais qu’enfin le courage d’oser, d’oser traverser la peur terrible de traduire pour dire combien de ces jours passés je n’ai eu que de bruits dans ma tête mais qui peut savoir et que pour moi à porter seule toutes ces pensées … Mais elle a tout effacé !… Ces mots qu’elle disait … Alors que pour les relire une dernière fois avant de n’en dire jamais  je n’y arrivais … Ils n’étaient plus là !… J’avais oui j’avais tout effacé !… Mais c’est raté !!!… Car de ces jours trop souvent j’entendais littéralement à chaque fois que ma pensée tournait autour de mes phrases sans les écrire encore pas il faut oser c’est pas à pas et c’est lent mais c’est comme ça  à chaque fois que le bout de mes doigts palpait le galet bien à sa place au fond de ma poche et qui portait, gravés, les mots qui me disaient :  » … jJ n’ai pas le courage aujourd’hui d’aller là où il me faut laisser venir en moi des choses pas bonnes pour moi … Le monde … Le pied(s) … » A chaque fois un peu plus loin ces paroles alors écrites et à qui adressées suivaient leur chemin … Ma mémoire jamais ne les lâchait … Drôle d’impression que d’avoir vu que j’avais tout effacé !… Comme d’une claque en pleine face … Mais ne m’en tairais …  Muse, tu n’as pas entendu que je t’appelais ?… Il te fallait me lui dire … Que tu me suivais là où mon imaginaire pouvait construire un tantinet de cette galère d’un jour, ou de quelques jours, ou de tant de jours  s’annoncait ?… Et qui allait me griffer un peu plus, un peu plus fort, le coeur, et la sensibilité ? Celle dont je sais qu’elle est comme ça toute à nu toute fragile toute vulnérable toute moi … A fleur de peau, à fleur de douleur … Parfois … Mais quelquefois … Dont je sais que de tout là haut, des fois elle fait des chutes libres sans filets et des vols planés dans un mal d’elle mais qui s’en fout mais qui s’en fait mais qui le sait et dans un mal à elle qu’elle aimerait tant éviter … Et dont je sais dont je sens que mon âme ne peut concevoir que l’on vienne la corrompre à son coeur défendant ?… Défendant corps défendu …  Le monde, les regards, les gens … Elle ne peut que hurler d’y penser ils sont si … Comment le dire finalement ils sont si … Méchants ?… Oui méchants si  !… Corrosifs toxiques et l’air innocent … Mais si j’y pense si j’y ai pensé, je le crois à présent que je n’avais pas « capté » … Jamais en fait … Mais c’est raté !… Les mots sont effacés pas grave … Tout est en moi !!!… Intact !!! C’était trop tard pour les garder trop tard pour regretter trop tard pour le dire !!! Je n’avais fait que de copier c’était dedans et on peut tout recommencer juste que la forme, juste c’est la forme, juste la forme qui changera …

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Muse, s’il te plaît, viens me le dire la tranquille ou pour me tranquilliser viens me le dire qu’il n’est pas le moindre instant seul en ce jour de mercredi qui n’est plus et devenu jeudi qui déjà et ces jours qui passent et sont toujours les derniers car ils ne recommenceront jamais tu le sais  … Aucun jour ne recommencera et tourne les pages du calendrier et les années et les années … Puisque c’est ainsi c’est programmé de tous les côtés … Dis le moi  muse va car moi je ne peux plus entendre non pas pu m’en entendre ou peut-être  pas pu m’en écouter … Va et reviens, ouvre la porte, sors ton nez va voir près de la vie ce qu’il dise vie qu’ils appellent cela ce qu’il ose oui dire vie et qu’au final c’est une mort en sursis … Glisse en moi je te prie muse et de mon coeur à mon âme je te supplie glisse les vocables tremblants, hésitants et peureux, ces mots sincères et vrais qu’ici je viens confier. Va les apporter porter afin  qu’ils les sachent, les entendent, et les prennent et les possèdent et les transportent en mémoire vive, et vivace, et pérenne, cette mémoire sensible et abyssale que je suis là à trimballer oui je le sais que je le sens ces mots étranges qui n’ont de début ni de fin c’est suspendu suspension nous pensions je pensais tu pensais … Qu’en savent ils ?…Va  muse je te prie, transmets leur va ces quelques vers … Va leur dire ces quelques rimes que je viens leur offrir … Va leur apprendre que j’ai l’envie de crier : « Ne vous en allez pas, ne vous en allez pas surtout … Pas trop loin … Même si j’ai peur de vous ne partez pas … Tant encore de choses nous avons à nous dire, à partager, tant encore nous avons à ressentir, à découvrir … A éprouver et nous réjouir de ces lumières que font jaillir mes résonances, celles dont il est des ressemblances … Un  peu en vous mais pas trop ou pas du tout mais qu’importe j’ai en mémoire tout je vais vous dire encore redire … Ne partez pas … Qu’ici au moins comme vous me le disiez parfois pas beaucoup pas souvent certaines fois qu’ici au moins cela soit possible de ne pas m’en priver … De ces éblouissements … Et de la transcendance que fait naître en moi ces échos dès que j’ai pu les déposer en mémoire …

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Des mots ….

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RED_BAKKARA

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DROITS D’AUTEUR

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FAUT PAS DECONNER QUOI

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En-Phase Totale

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J’ai décroché le lien mental

-Drôle de spirale-

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Infusé une potion de Digitale

-Un rien létale-

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Étranglé les lois Cardinales

-Règles infernales-

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Largué mes rêveries d’escales

-Mode hivernal-

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Banni le chant des Cigales

-Plan monacal-

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J’ai décidé d’une étrange Cavale

-Poursuite Fatale-

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Enclenché le cérémonial

-Procédure segmentale-

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Sondé les voûtes abyssales

-Genre carcérales-

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Renoncé à l’échange verbal

-Locution orale-

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Muselé les Ariettes amicales

-Où le coeur s’empale-

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J’ai emprunté l’obscur dédale

-Blanche Vestale-

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Provoqué le tir central

-Criblante rafale-

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Vêtu mes hardes sépulcrales

-Toge virginale-

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Salué d’une révérence sacrale

-Geste vespéral-

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Reste à poser en point final

-Ma pierre tombale-

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D’un choc brutal

-Stade terminal-

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RED_BAKKARA

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Droits d’Auteur

Page d’Accueil

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Conquérir !…

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Afin qu’à Vous et à Nul Autre …

Car d’autre que Vous…

Qui en ces temps ?…

« En Soi » prendra tout cela ……..

Telle qu’Elle ….

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Elle vient épiloguer …

En retour à un ordre d’idées …

Et suite aux miennes, à mes contes et pensées …

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Lors qu’il disait ….

« Zarathoustra »…

Lors qu’il parlait …

Et nous contait …

Les conquêtes de la Lionne ….

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Pensées auprès desquelles

Tant cogité j’ai de ces journées …

Passées …

Et le plaisir éprouvé dans l’acte

De déposer des lignes qui se suivent …

Sachant d’Intime en Moi …

Que pas un vocable émit …

De lire ne sera omit …

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Certitude confirmée

Quand je reviens « hanter » mes ‘pages’ …

Ce qui me paraît ‘intrigant’ …

Ainsi ne l’écrivais-je pas !?

Pourtant …

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Lors qu’il disait Zarathoustra …

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Ciel !…

Me dis-je à chaque fois …

Quelle joie !…

Que l’harmonie du langage …

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Et d’emblée je plonge dans la prolongation de mes pensées …

Et je commence par reprendre comme en un refrain …

Les quelques vocables, pas même un quatrain …

Tel que susdit …

Les voici …

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« … Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles ???…

« … Libre en ce sens tu le sais que tu l’es …

« … Et libre encore bien plus que la généralité …

« … Tu le sais ?…

« … Ou non?

« … Ne reste qu’à continuer !

« … A l’évolution je le crois …

« … Est essentielle cette conquête …

« … A l’évolution de tous …

« … A l’évolution de tout !!!

« … Vois donc combien ne le voient pas !!! …

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Lors qu’il disait Zarathoustra …..

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Je les  lui dédie …

Et lui réponds …

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Dont acte …

Dont cogitations …

Dont réplique…

Ici :



………………………………………….. Avoir cette liberté en Soi, celle de conquérir ce droit, c’est déjà le résultat d’une lutte antérieure, et intérieure …

Celle d’avoir eu à conquérir le droit à la liberté d’Etre … Et cette conquête elle-même, celle du droit à la liberté d’Etre est encore le résultat d’une lutte préalable, celle d’avoir eu à conquérir le droit à la liberté de Vivre …

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Je veux dire en cela, de rester « En Vie »…

Envie ?…

De Vie …

A savoir non « Hors-Vie » …

Ou, autrement encore dis …

Non soumis …

Et à nouveau cette conquête elle-même est le résultat d’une lutte antérieure, celle d’avoir conquit le droit à la liberté d’Exister …

Je veux dire en cela d’être Soi en dehors de Soi …

Hors de Soi …

« Hors de Moi » …

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Et non seulement en-Dedans, ce qui équivaudrait à une forme d’autisme …

Et toutes ces luttes à vouloir conquérir ces droits ne peuvent suffirent …

Car encore faut-il conquérir le droit à la Liberté de préserver en Soi, de conserver tous en Soi ces droits conquit …

Et encore cela ne suffit …

Car Libre d’être, enfin, et libre de Vivre, enfin, et libre d’Exister, enfin, et libre de conserver ces Libertés, enfin, encore faut-il conquérir celle du droit de la liberté « d’En Faire » …

Enfin …

Une lutte « d’Enfer » …

Celle que d’Ex-ister en Soi pour Moi enfin …

Et en fin des fins …

Et rien de tout cela encore ne suffit, car à quoi bon, en vérité ?…

Le droit à la liberté d’Etre, de Vivre, d’Exister, le droit à la liberté du Faire même …

Parmi les borgnes et les aveugles ?…

A quoi bon oui tout cela s’il n’y pas au moins (At least …) un regard complet, un seul mais « Un » pour reconnaître non pas le droit de ces conquêtes mais le mérite, et l’effort de ces mérites, et le juste, le légitime, le vital besoin, oserai-je, d’être reconnu de ceux-ci en Soi et en Ca pour Moi …

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Dans le désert chaque conquête n’est qu’un mirage solitaire supplémentaire …

Une chimère …

Donc vide de Sens …

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*

Aucun être au monde ne peut se passer de reconnaissance, de cette puissance complice d’un regard ’Identifiant’ …

Capable de prendre en Soi le Moi « Signifiant » de l’Autre …

Fût-il le plus brillant, le plus doué, le plus fort, le plus avisé, le plus talentueux, le plus conquérant, le plus « Fou » même …

Fût-il le plus téméraire …

Fût-il le plus sage …

Aucun Etre ne peut se développer en Soi et rester viable sans ce regard « Autre » …

Car sans un « Autre » reconnaissant du « Soi », il n’y a pas de possible identification du Ca en Soi par Moi …

Sans un Soi pour l’Autre pas de Moi pour Soi …

Pas de Don Quichotte sans Sancho …

Ni de Crusoë sans Vendredi …

Non plus de Dali sans Gala …

*

Aucun être au monde ne peut trouver de sens à conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles pour son seul Soi …

Fût-il du Moi …

Futile de Moi ……

*

Dans l’absence d’un autre Moi qui puisse prendre pleinement en Soi et reconnaître, soutenir ces conquêtes, en répondre en les identifiant en Soi comme Moi de l’Autre et ainsi les lui signifiant comme ‘Etant’, le plus brillant, le plus doué, le plus fort, le plus avisé, le plus talentueux, le plus conquérant reste aliéné en son seul Soi à la quête du Moi …  Et la foultitude de borgnes et d’aveugles ne pourra résoudre ce dilemme … Car elle ne cherche pas la lumière …

*

Affligée d’une cécité endémique, chronique et crépusculaire, touchée d’une conformité somnolente, elle n’y a pas même renoncé …

Peu le voient ?…

C’est combien peu ???…

Il ne faut que peu ! …

Car il suffit que d’Un !…

*

D’Un En Soi de l’Autre afin que puisse s’y développer de l’Autre le Moi …

L’émoi ?….

Il y a, sans doute oui, de cela …

Il suffit d’Un, d’un seul regard, d’un Unique regard « Autre » pour le Soi interne du « Moi » conquérant …

Pour que tout s’éclaire et prenne enfin le sens qui vaille de continuer à lutter pour conquérir, préserver et conserver ce droit à créer de nouvelles valeurs …

*

Je suis obscure là ?

Non !

Je sais que je ne le suis pas …

Lors que disait Zarathoustra …

*

Toutes ces conquêtes, toutes ces luttes, toutes ces victoires du Soi sur Moi et du Moi sur Soi ne sont qu’autisme dans l’absence d’un Autre Soi reconnaissant du Soi de l’Autr’en Moi …  Car tout alors ne reste que sinistre aliénation du Soi par Soi, qu’un tête à tête infernal où seul censeur et signifiant le Soi règne Sur Moi …

La contemplation « internée » …

L’onanisme de la pensée …

Le « tain » de la transcendance …

La malédiction de n’Etre (ou de Naître) que dotée, que douée, et de ne pouvoir exploiter ces talents que dans une solitaire marginalité …

Effroyable …

Cette pénitente existence de n’Etre que Moi dévorée par le Spleen de l’Idéal …

Ce manque de « Répondant » …

Et de ne trouver nul écho d’un Autre au-dehors qui pourrait me muter hors de Moi pour développer tout Ca en Soi …

Me le signifiant …

Ce manque irrévocable de la Muse …

Ce vide de son éternelle absence …

Connaissez-vous ?…

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Aucun conquérant ne peut se passer du « repos » de son Moi en Un Autre Soi pour se rassurer, pour se ressourcer, pour se rasséréner …  Car il ne peut Etre que jamais… Le reflet de son propre Soi … Car jamais le seul miroir de son Soi pour lui renvoyer son image conquérante ne lui suffira … Regarder dans ses propres yeux, plonger dans son seul regard, n’avoir face à Soi que Soi ne peut nourrir aucun guerrier …  Tant il est vrai que l’éternel écho de Soi vers Soi tôt ou tard le condamnera à l’aliénation du Soi par Soi … Et cette aliénation ne peut mener, tôt ou tard, qu’à l’anéantissement du Moi par Soi …  A quoi bon n’être Soi que pour Soi ?… Où en est le sens ?… Car qu’en est-il de Moi ?…  Croyez bien que je sais ce que je dis oui, et je sais que vous le savez que je sais de quoi je parle … Le précipice est sans cesse au bord de mes pas … Et la tentation est hallucinante de séduction des fois …

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Rien n’a de sens dans le face à face de Soi avec le seul Soi ….. En l’absence constante du Soi pour l’Autre de Moi … Ce besoin cruel, incandescent, inextinguible de l’existence d’Un Alter que nécessite l’émergence de l’Ego afin de donner un sens aux conquêtes du Moi … Cette espérance incessante de l’Absolu, cette quête de l’inaccessible étoile là voilà, et ce durable manque d’Elle qui peut perdre le Moi du conquérant, lui ôter jusqu’au seul goût encore d’Etre Soi …  Bien des fois j’aurais aimé « Naître » qu’une plante … Ou un phasme …  Plutôt que de n’Etre que phantasme en devenir de mon seul « Moi » en Soi pour Ca … J’en suis si fatiguée … De ces éclats de lumières arrogants car insaisissables, virevoltants, se moquant, se dispersant dans l’éther des songes, semblables à l’intermittence de ces phosphènes passagers allumant par instants sous les paupières serrées la nuit abyssale à laquelle l’âme tente d’échapper …  Car à vouloir toujours découvrir encore et encore le sens du Soi rien que pour Moi tout cet « En Soi » devient non-sens … Formulation polie de la démence ?…  Ne me tenez rigueur d’aucune de ces peines …

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Ne me vouez aux calendes de vous encombrer de tout Ca …

Qu’aucune affliction ne vous trouble …

Je voulais juste répondre …

Lors que disait Zarathoustra …

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Et voilà que ma répartie est devenue large …

Et vers et strophes et rimes et couplets …

Il suffira d’un seul clic pour en fermer la page …

Pour lui tourner le dos  et l’oblitérer …

Et supprimer tout ceci afin que Ca ne « Soit » …

A nouveau plus que réalité pour mon seul Moi …

Lors que disait Zarathoustra ….

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J’ai mille ans …

Le saviez-vous déjà ?…

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MandraGaur’En Individu’Elle

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(Lettres)

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*Note : Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié. Merci d’en tenir compte. Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail. La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre. -L’Auteur-

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Renoncer ?…

  • Rémi :
  • « Tu ne sais donc pas renoncer ?
  • « Il faut bien vivre, Mathilde.
  • « Vivre et renoncer.
  • Moi j’ai le cœur fêlé,
  • « tu ne recolleras pas les morceaux.
  • « Grandis, ne sois pas stupide.
  • « Donne ce couteau.
  • « DONNE CE COUTEAU !
  • « Je ne crois pas à ton grand jeu
  • D’amoureuse bafouée.
  • « Arrête ton cinéma !
  • Mathilde :
  • « J’aurais au moins tenté
  • De couper court aux maléfices ! »
  • Extrait de « Guadeloupe »:
  • L’esclavage et la colonisation en lectures.






  • J’y pense souvent à ce moment là…
  • Décisif…








  • Naître non pour n’être mais pour être …
  • Il l’a fallut…
  • J’y pense aussi …
  • Me disant qu’il résulte moins d’un choix sensé (en connaissance de causes) que d’une manière viscérale et même primale de force majeure …
  • « Tu respires ou tu crèves » quoi genre je dirais…
  • Mais bon…
  • Il n’empêche (et je dois l’admettre par faute de n’accepter non plus la force majeure) que je ‘pense’ le « mort né » comme un décideur de ne vouloir pas prendre le risque de naître… Ou d’être…
  • « J’ai voulu être sans quoi je n’aurais voulu naître pour n’être pas »…
  • Je veux le croire cela…
  • Le penser (ou ainsi le considérer) étant déjà la résultante de ne pas sentir l’être soi comme une imposition faisant force de loi… Je pars du principe de la volonté d’être, donc de naître pour être sans quoi n’être en serait le résultat… Tout cela restant bien entendu une projection propre à la pensée en fonction de « connaissances de causes »… Au moment du premier souffle je ne crois pas qu’il soit su… Ni même admit… Sans quoi il y aurait sans doute bien plus de « morts-nés »…
  • Sachant par après ce que l’on sait…
  • Je dirais que l’on naît d’une pulsion instinctive bien plus que d’une décision ou d’un choix…
  • D’une volonté farouche à prendre l’air!
  • Sortant du « tout confort » mais confiné dans le ‘tout sien’ vers le « tout dehors » et libre de Soi dans le ‘tout mien’…
  • Quoi qu’il en soit, nous voilà !
  • Quant aux renoncements d’une perte d’un côté dans le choix à opérer …
  • Le ceci OU le cela…
  • J’acquiesce bien entendu car c’est incontournable…
  • Mais là encore je dirais qu’il résultera d’un accord pesé après réflexion et fonction d’une analyse…
  • Donc non d’un renoncement mais d’un ‘marché’ consenti à part soi…
  • Et non malgré soi…
  • J’entends par là que le choix, et le « renoncement » qui en doit résulter, ne peut être imposé…
  • Sans quoi il n’est plus choix mais obligation, d’où admission, d’où résignation…
  • Une forme dictatoriale dans les options existentielles, que je refuse…
  • Par immaturité sans doute, ou va savoir…
  • Oui, dans ce sens, mais dans ce seul sens, renoncer peut s’admettre…



  • Toute autre forme, ou formule, de « renoncement » restant pour moi insupportable dès lors qu’elle ne serait la résultante d’une option admise après l’avoir pesée… Même le choix, et le « renoncement » obligé qui en résultera, doit être et rester mien. Et non être, ou devenir, le résultat d’une obligation ou d’une imposition. Je peux toujours choisir d’aller à gauche même si j’y aurais faim et froid sachant que j’y serais libre plutôt que d’aller à droite où j’aurais chaud et où je serais rassasiée mais privée de liberté…
  • (C’est une option consentie-Ce qui n’est plus pour moi un « renoncement »)…
  • Comme celui de fumer ou pas (« Nous savons tous que fumer tue »)
  • Y renoncer serait donc vivre, continuer serait ‘sans doute’ en mourir mais renoncer à ce plaisir faisant le poids du choix sachant que l’on se détruira en persévérant…Ou pas…En renonçant… « Tout est une question de mots »… (Ou de verbes) Ok!… Disons qu’il faudra alors trouver un autre verbe à « l’abandon d’une option pour une autre » dans le terme du choix…



  • (***)
  • Mais renoncer?
  • Platte et Zak?
  • Par force majeure parce que c’EST comme ça?
  • Non ! Jamais ! Dans ma tête têtue?
  • Dans mon immature rage de vaincre?
  • Dans ma puérile option du « plutôt mourir qu’abdiquer?»
  • Non ça ! Jamais !
  • Je ne m’incline jamais non !
  • Jamais je ne baissais les yeux sous les injures et les offenses.
  • Ni sous les claques en pleine tronche à tour de bras !
  • Je baissais le front mais persistait à darder mon regard dans celui de mon bourreau ! Au risque de ma vie, je ne renonçais pas à cette liberté là ! Si j’avais accepté, (admis donc), si j’avais « fait mienne » (comme de dire) l’idée de devoir renoncer ou d’avoir à renoncer je ne serais pas là en train de dire que je refuse cette option là. Je serais restée (au moins) au chaud et nourrie dans l’enfer de la maltraitance et de la dépersonnalisation (ainsi admise) plutôt que de traîner mes galoches dans l’insécurité et les risques de déviance.
  • Et même, ne le nions pas, de mort là aussi…
  • Mais « Ma » mort alors !
  • Pas leur « mort de moi » !



  • Je reste persuadée que mon option d’alors fut un choix pesé, réfléchi, délibéré et consenti !
  • Vraisemblablement nourri de « l’instinct » de conservation et de survie.
  • Tout autant que d’une pulsion à « vouloir être » plus que d’une réflexion ou d’une analyse pesée et méditée…

  • Mais aurai-je médité serai-je alors partie ?
  • Je renonçais, certes, mais au pire !
  • Je n’ai pas encore eu à le regretter car l’alternative était effroyable alors…
  • Rester équivalant à mourir ou à envisager la désintégration graduelle mais complète de ma personnalité !
  • Bien sûr je suis devenue de ce fait du style « J’agis… Puis je réfléchis… »
  • Sans doute mes rages et « rigidité » y sont intrinsèquement liés !
  • Choisir oui ! En connaissance de causes.
  • Renoncer ? Abdiquer?
  • ME résigner?
  • M’incliner?
  • Jamais !
  • Sauf si « JE » le veux d’accord avec « MOI » !
  • Ce qui fait de moi une incurable et intraitable rebelle prêcheuse de dissidence ! Fouteuse de coup d’pied dans le tas ! Ce n’est là que ma façon de voir qui n’engage que moi bien sûr… Effarant comme l’on ramène toujours tout à Soi pas ? Plaidant pourtant que Soi étant le seul exemple valant « étalon de valeur » auquel l’on puisse se référer sans risque de jugements offensants ou stigmatisants…



  • Serai-je donc un être sans sagesse pour que la lecture de ce seul mot de « renoncement » m’aie ainsi touchée de plein fouet comme d’une balle en plein front !?… Ne serai-je donc jamais adulte, serai-je donc toujours une enfant éprise de manière incurable d’absolu ?… Idéaliste, voire pire même … Irréaliste … Pour qu’à lire la phrase j’aie hurlé comme s’il se fut agit d’un couperet qui s’abattait sur ma nuque ?
  • Ce verbe … « Renoncer » …
  • Et l’autre là … « Se résigner » …
  • Pronominal en plus lui !!!
  • Qui suppose que l’on se convainc, que l’on admette de se soumettre !!!
  • Ils me font tellement l’effet d’une abdication ces verbes …
  • J’entends résonner dans ma boîte cranienne des autres mots qui leur font suite comme
  • « courber l’échine » …
  • « Accepter l’inacceptable » …
  • « Se soumettre à leurs lois  » …
  • « Abdiquer devant l’adversité » …
  • « Cultiver la docilité » …
  • Non !!!
  • Je refuse !…
  • Je réfute !…
  • Toutes ces sentences me hérissent le poil …
  • Et je ne puis souscrire …
  • Toutes ces espèces de soi-disant vertus existentielles implicites qui sont tenues pour exemplaires …




  • « Ah ! Tu n’es pas capable de renoncement !…
  • Ah ! Tu devrais pouvoir te résigner !… »
  • Ces soi-disant qualités qui sous-entendent le renoncement …
  • Précisément …
  • Il faut pouvoir renoncer ?…
  • Donc abdiquer ?!…
  • Serai-je en vie encore maintenant si je les avais conjugué alors ces verbes là ?… Quand de ma seule et farouche volonté d’enfant d’alors j’aurais abdiqué, me rangeant dans le renoncement, me résignant au sort qui m’était fait ? Renonçant, oui, à m’en libérer ? Serai-je en vie aujourd’hui alors ? Je ne le crois pas non … Peut-être vient-elle de là ma rage à vaincre … Parce qu’alors il me fallait vaincre, ne pas renoncer, ne pas me résigner, ne pas abdiquer … C’eût été pour moi, alors, synonyme de mort !…
  • Je vais réfléchir plus profond …
  • Et creuser plus loin …
  • J’irais plus loin dans mon analyse encore …
  • Dans mes pages là-bas …
  • Je relis une fois de plus la phrase : « … pouvoir admettre un certain renoncement peut avoir du bon aussi… »
  • Admettre ?…
  • Renoncer ?…
  • Cela me semble ne peut servir que ceux qui ont intérêt à ce que nous renoncions …
  • Ou non ?…



  • De ces temps-ci, curieusement, l’on tente de me convaincre à admettre le renoncement … Renoncer à ma taverne, renoncer à mon projet, renoncer à l’action, renoncer à la révolte, renoncer à la dissidence, renoncer … Mais accepter de renoncer, n’est ce pas se condamner à n’être plus qu’une partie de soi ?… Se résigner, car pour renoncer il faut se résigner, n’est ce pas se soumettre à une forme d’amputation de Soi ! De son essence ?… De ce qui fait sa nature même ?… Je ne sais pas … Je ne sais plus … Je me sens un peu perdue … Ou plutôt non … Je me sens de plus en plus « non conforme » par faute, précisément, de refuser d’admettre le renoncement, la résignation …
  • L’abdication …
  • Je connais les discours qui disent que « parfois il faut pouvoir renoncer !… »
  • Mais oui je sais !…
  • « Des fois il faut se résigner … » …
  • « Reculer pour mieux sauter … »
  • La la la la la …
  • Oui … Je connais je connais je connais …
  • Mais ne puis me résigner à me résigner, ni ne puis renoncer à ne pas renoncer, ni ne puis abdiquer d’aucune façon …


  • Ah je suis têtue ?…
  • Oui sans nul doute oui, je suis têtue !
  • Ah je suis obstinée ?…
  • Pour part oui, je suis obstinée …
  • Ah ! Peut-être que je serais souffrante de ce que l’on nomme si joliment « la rigidité mentale » ?…
  • Bah ! C’est être rigide que de ne vouloir pas renoncer à ce que l’on sent en soi comme possible ?…
  • Ah non !…
  • Je ne serais pas adulte ?…
  • Je me souviens oui !
  • « Tu ne seras jamais adulte !… »
  • Mais je ne veux pas être adulte moi !!!
  • Je veux continuer à rêver à l’impossible oui !!!
  • Renoncer ?
  • Mais pour quelle raison en fait !?…
  • Parce que quoi ?…
  • Ce serait supposé plus « facile » …
  • Vivre docile ?…
  • Non ???…
  • Non !!!…
  • Mais renoncer ?…
  • Sans doute oui, certes même oui, probablement oui allez oui … Il serait sage d’apprendre à renoncer mais en vertu de quoi ? Quelle est donc cette loi qui nous obligerait à nous soumettre au renoncement ? A l’admettre ?… Celle qui veut peut-être, ou précisément, que l’on soit prétendument « conforme » ? Celle qui peut-être voudrait nous faire entendre que dans le renoncement l’on pourrait trouver la paix, la sérénité, la quiétude de son mental ?…

  • Je ne sais ….
  • Je ne sais plus grand chose à la vérité …
  • Je viens de la lune !…
  • Mon cerveau est en forme de point d’interrogation …
  • Renoncer ?…
  • Mais à quoi ?…
  • A s’exprimer ?…
  • A tenter de se dire ?…
  • Renoncer ?…
  • A une partie de soi ?…
  • Renoncer ?…
  • A quoi donc ???
  • A ses rêves hein ???
  • Ah oui c’est ça !…
  • A ses impossibles rêves oui ???
  • Renoncer à vouloir persister, à vouloir demeurer fidèle à soi même ?…
  • Je ne sais pas …
  • Je suis en état de choc là je crois …
  • Renoncer ?…
  • Cela à du bon ?…
  • De ?…
  • De se soumettre à l’idée que l’on ne puisse pleinement se réaliser ?… Je ne comprends pas … J’ai du mal avec cette idée là … D’ailleurs j’ai mal de tête brusquement !…
  • Renoncer ?…
  • Quoi ?…
  • Pourquoi ?…
  • Qui a dit ça ?…
  • Qui veut nous faire croire que c’est là le secret de l’équilibre peut-être ?…
  • Renoncer ?
  • Comment ?…
  • Pour moins déranger ?…
  • Ne pas trop faire tache ?
  • Se fondre dans le troupeau ?
  • Connais pas moi ça !…
  • Je refuse de renoncer de mon plein gré à quoi que ce soit !…
  • Tant pis, je suis sauvage et mal élevée !?…
  • Possible ! Mais renoncer ?
  • Me résigner !?…
  • Jamais !!!


  • « … je pense qu’on peut tous plus ou moins avoir du mal à accepter que dès que l’on commence à parler on doit renoncer à une part de soi vis à vis de l’autre, intraduisible, tant les mots ne sont qu’une « pauvre » traduction de nous. »



  • J’écrivais hier des lignes et des lignes dans la foulée des réflexions que suscitaient en moi la phrase ci-dessus reprise …


  • « Dès que l’on commence à parler on doit renoncer à une part de soi … »



  • Cette phrase m’est restée depuis le moment où je l’ai lue …
  • Sa portée en fut immense en moi …
  • Parler …
  • Cette « pauvre traduction de nous … »
  • Et je me disais qu’écrire est du même ordre …
  • Une autre « pauvre traduction » de nous …
  • Et je me demandais alors
  •  » Mais à quoi sert alors de pouvoir parler, de pouvoir écrire, d’être en mesure de s’exprimer ?… »
  • Est-ce donc vain que tout cela ?
  • S’il faut y laisser un part de soi, c’est à dire de n’en dire qu’une part …
  • S’il faut veiller à ne pas en « encombrer » l’autre de cette « Trop-Part » de soi ?…
  • Comment se dire …


  • Belle constatation dans la foulée …
  • « La peinture est un support … »
  • Oui …
  • Certes …
  • Et la musique aussi j’entends bien dans les « autres » sous entendus …
  • Mais les mots …
  • Pourquoi alors les mots ?
  • Pourquoi alors cette passion du dire ?
  • Pourquoi alors cette pression d’en dire d’en soi de soi ?
  • Et qu’en faire ?
  • Et se taire ?
  • Et comment ?
  • Et pourquoi …
  • Me voilà devant cette effrayante interrogation qui conduit ma pensée depuis plusieurs jours déjà …


  • Dire c’est trop dire …
  • L’indicible n’a pas de mots …
  • L’indicible est inaudible, inénarrable …
  • L’indicible fait peur aux autruis …
  • Pourtant il est possible de le traduire …
  • Pour autant que l’oreille écoutante soit en mesure de l’entendre, l’indicible …
  • Toutes ne le peuvent pas …
  • Et je me dis là, me vient cette association …


  • Serait-ce là une des raisons pour laquelle de ces temps où l’écoute de l’autre se réduit de plus en plus à une peau de chagrin que l’on en soit à tenter faire passer Freud pour un imposteur ?.. Lui qui avait si bien compris que sans « Les mots pas de Dire » … Et sans « Le dire » … Pas de libération du Soi ?…
  • Ce monde d’aujourd’hui justement, où tout doit aller vite, où tout doit être rentable, où tout doit se résumer aux moindres investissements pour un maximum de gain … Ce monde qui ne peut plus « écouter l’autre … » … Parce qu’il n’en a plus le temps …
  • Je me disais, et je l’écrivais …
  • Ah oui, écrire me dis-je là …
  • Cette intarissable logorrhée oui …
  • Je me disais et l’écrivais que certes l’indicible n’est que perceptible pour autant que l’oreille écoutante soit en mesure de décoder … Mais que surtout et avant tout elle veuille bien entendre ! Qu’elle y soit disposée !??? Qu’elle puisse faire ce don d’elle-même à la parole de l’autre ?…
  • Trop idéaliste je présume comme de coutume oui ? …



  • Et que fait le poète alors me demandé-je lisant …
  • Que fait le pauvre poète alors ?
  • Lui qui a reçu comme un destin la parole …
  • Lui qui entend, qui sent en lui résonner les vocables se transformant en vers dans sa pensée même … Lui qui porte en son âme cette musicalité particulière qui fait de ces mots des chants et de ces chants des cris ?… Que fait-il lui ?… Cette petite part, cette infîme part de lui dont il parvient à se faire entendre ne lui suffisant pas pour se sentir exister, ou reconnu, ou en droit de reconnaissance de son existence ?
  • Quelle phrase me dis-je encore la relisant …
  • « Je pense que l’on peut tous plus ou moins avoir du mal à accepter …  »
  • Oui me dis-je la relisant encore …
  • Et quelle fulgurante amertume contient cette phrase aussi …
  • L’amertume de la conscience à ne pouvoir pas (ou plus) trouver où se dire …
  • N’est ce pas là l’amorce de l’aliénation en-soi ?
  • Et vouloir la transgresser de la parole, n’est ce pas là l’amorce du refus de soi par l’autre ?



  • Je me le demande …
  • Je ne cesse de me poser cette question depuis avant-hier soir …
  • Tard …
  • J’emportais ces paroles avec moi …
  • Et elles me poursuivent …
  • Depuis …
  • Je me dis que c’est là une règle à laquelle déroger condamne du même fait à la solitude …
  • Au silence …
  • Au désert …
  • Vouloir pouvoir se dire mènerait donc au désert ?
  • Alors qu’il en devrait être le contraire !…
  • Et c’est terrifiant de devoir penser de la sorte …
  • Parce qu’en même temps je ressens cela comme une sentence aussi …
  • A laquelle, en général l’on trouve la résignation comme réponse …
  • Ce qui est pour moi une autre forme d’aliénation …



  • Ah que fait le poète ?…
  • Que fera le poète ?
  • Que peut-il faire lui qui sait, lui qui est si visionnaire !…
  • Lui qui fut frappé du sceau des mots, de la parole ? …
  • Que fait-il lui qui ne peut pas même composer avec la résignation ?
  • Cette question qui me hante …
  • (***)

  • Renoncer à la parole, du moins la réduire à sa part congrue pour n’en dire que peu ou pour accepter de ne se dire, ou pour ne s’en dire ni en dire de soi serait comme de « mourir en soi » … La peinture, oui, la musique, certes… Mais comme me le disait encore dernièrement mon professeur de violon… « L’écrivain, le poète, le peintre ont eux au moins une trace de leurs dires … Le musicien voit s’évanouir à l’instant même où il l’a produit chaque son qui vient dire ce qu’il tente de transcrire de ce qui se passe en lui … »

  • Est-ce un destin ?
  • Est-ce un destin d’avoir été désigné par l’Art ?
  • Et de s’y reconnaître, tout compte fait, muet ???
  • En autarcie dans sa pensée comme il en serait de l’autisme ?
  • Je me le demande de plus en plus souvent…
  • Et si oui, ce que je crois, que cela en est un de destin…
  • Alors l’humain, et à fortiori l’artiste qui est là « juste pour dire » serait-il alors d’emblée condamné à ne pouvoir jamais se résoudre à la résignation de n’être entendu que d’une part de son dire ce qui par là même le condamnerait à l’isolement dans son dire « En Soi » ?…
  • Quel qu’il soit …
  • Son dire d’humain…
  • Son dire écrit …
  • Son dire peint …
  • Son dire musicien …
  • Son dire visionnaire …
  • Son dire de médium …
  • Ce dire qui s’adresse non pas à lui-même mais à l’autre précisément et à la terre entière… Car pour lui, pour l’artiste surtout, d’aucune manière il ne peut se résigner à ne laisser traverser qu’une part de son dire puisque c’est son dire lui-même qui le conduit, qui le mène, qui le fait Exister précisément…
  • Me suivez vous ?
  • Ou divagué-je ?



  • Car ainsi en est-il de sa destinée …
  • D’avoir à dire …
  • Pour en être entendu …
  • Voilà pourquoi le poète est moqué …

  • Parce qu’il fait peur de son dire qui se dit et dit de lui à l’autrui qui s’y retrouve comme reflété en un miroir …
  • Voyez !…
  • Voyez comme à nouveau les mots m’ont devancé, et enfreint ma propre volonté à tenter d’en dire le moins possible …
  • Comme si c’était possible … Des fois je ressens cet état de choses comme une malédiction … Mais c’est la blasphémer que d’avoir osé même proférer telle pensée … Je retire ce dernier dire, je retire cette dernière pensée …
  • Juste voilà …
  • Comme cette époustouflante lucidité qui torture mon âme …
  • Et me revient cette phrase une fois de plus …
  •  » … dès que l’on commence à parler on doit renoncer à une part de soi vis à vis de l’autre, intraduisible …  »
  • C’est bien là le mot …
  • Intraduisible ….
  • N’est ce pas là même synonyme d’indicible ?
  • Donc de « non racontable » ….
  • A quoi bon avoir appris à parler dirai-je même s’il n’était que pour s’en taire ( s’enterre ? ) du Soi ?






  • MandraGaur’En Individu’Elle






  • (Lettres)







  • Note : Je rappelle pour tout ceux que ça intéresse que ce que j’écris est protégé non seulement par la Licence Créative Commons mais aussi par la législation belge et internationale propre aux droits d’auteurs de même que par le dépôt des publications de ce blog (ou de tout autre de mes textes par ailleurs) dans les fichiers de la bibliothèque Royale Albertine à titre d’auteur belge repris dans les archives et déjà publié. Merci d’en tenir compte. Si des textes vous intéressaient vous pouvez me joindre par mail. La page d’accueil vous informe amplement à ce sujet de même que des normes, clauses et droits d’utilisation de mon oeuvre. -L’Auteur-

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    Femme Rebelle

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    As she looks… So she is…

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    P’tit sourire en coin…

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    Ce matin…

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    Que votre journée soit belle…

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    Et à plus loin…

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    MandraGaur’En Individu’Elle

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    A Sevy Tupahc : 
    Thank’s …
    She does’nt know what else to say…
    Just… Feels enjoyed…