Brumes…

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Déchiffrer là où se terrent…

-Se taire-

Les parchemins de naguère…

-De guerres-

Restituer en vocables délétères…

-De l’éther-

Traduire de la plume millénaire…

-De milles nerfs-

L’épure vérité si elle se peut légère…

-Si légère-

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De  battements d’ailes fugaces et hardis…

-Redit-

La laisser  enfler et s’élever  pour extraire…

-S’extraire-

De ces silences gardés secrets soudain traduits…

-Ici-

Les ombres des nuits profondes où l’ âme désespère…

-Espère-

Mais si d’aventure ces vocables acides vous dérobaient…

-Enrobaient-

De larmes amères voire de rauques sanglots voire de cris…

-Ces cris-

Fermez alors d’emblée à ces lignes virulentes…

-Virent Lentes-

Vos trop sensibles ouïes…

-Oui-

Si elles vous mènent et vous traînent et vous plongent…

-En songes-

Et en des abîmes salis…

-Salins-

Éloignez vous alors des sourdes murailles et des chemins…

-Et sentiers-

Escarpés et maudits…

-A Mots Dits-

La mémoire incandescente et brûlante jamais amnésique…

-Nostalgique-

Ne connait ni ne veut d’oubli…

-Ni d’ennui-

Des images volées voilées talonnent mes sonnets loin enfouis…

-Enfuis-

Des fantômes pernicieux rôdent alentours sans repos sans répit…

-Toute une vie-

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MandraGaure

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Bien sûr droits d’auteur !…

Il va de soi non ?

Qu’est ce que tu avais cru ?…

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InNoSaNgS ?…

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InNoSaNgS...

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Innocents serions-nous

Qui Nous savons Victimes

De Quotidiennes Turpitudes

Générées par Nos Silences,

Nos Soumissions

&

Abdications ?

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Innocents serions-nous

Qui savons ‘Les Victimes’

De Quotidiennes Turpitudes

Générées par Nos Silences,

Nos Soumissions

&

Abdications ? 

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Innocents nous ne sommes

Car Innocents il n’y a

Que d’Enfants non Pubères

Mourant de Famine,

De Guerre

&

D’Extermination par Labeur.

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur Comme il se Doit selon la Loi …

(Ce qui est à moi est à moi quoi…)

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Nous savons…

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Étendard des Colères - Grand Voile des Révoltes

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Nous savons …

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Qu’elles pleurent et tremblent nos âmes et gémissent sous les menaces courbant nos têtes désunies

Nous savons les peuples souffrant dans les guerres se faisant s’approchant et les canons déjà bénis

Savons en nos âmes les grondements des matins à venir d’où peut-être reviendrons les pieds devant 

Rapportant à nos semelles la poussière des routes où les pieds traînant nous la faisions voler au vent…

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Nous savons …

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L’étendard de la colère brandit à bout de bras et d’indignation aux mains des plus braves de nos pareils

Nous savons l’ire des chacals et les mesures de leur orgueil et les dangers de leurs ruses minant nos éveils

Savons en nos âmes les injustes manoeuvres sournoisement agencées à l’insu de nos droits et nos libertés

Oeuvrant à nous soumettre nous savons les écueils et nos peurs et nos craintes et nos rêves et nos lâchetés…

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Nous savons …

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Les épreuves celles des nôtres à mener sans faillir le courage opiniâtre l’exigence d’endurance et de pugnacité 

Nous savons les faux regrets les impossibles fortunes ces chimères des temps passés à lutter pour la prospérité

Savons les mirages de nos vies en cage et nos rivages et paysages en peine et nos descendances en mal d’horizon 

Attendant l’heure où se dressera le mât grande voile hissée claquant aux courants des révoltes et de l’insurrection.

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Nous savons …

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur : A respecter !…

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Jadis…

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Jadis...

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Jadis disons le puisque telle est la sentence des mémoires leurs yeux brillaient de joie lors que festoyant ils allaient ensemble le coeur content à la poursuite de l’étoile qu’encore alors les profanes du partage ne pouvaient occulter durant ces nuits où n’eurent déjà reçus la puissance des ombres quand les aubes surgissaient comme promesse nouvelle à chaque jour levant…

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Ami je te conjure si à ces temps jadis revenions ?…

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Jadis souvenons nous car le sang coulait s’offrant aux idéaux et conquêtes ils eurent d’avoir de lutte acharnée gagné les droits des pendus des perdus dans la forêt sans fin envoûtée des clairs et des lunes où rôdait la louve écartant les branches sous futaies désormais n’écoutant plus que la voix assourdie de son cœur alarmé lacérant le garrot leur interdisant de parler …

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Ami je te conjure si à ces temps jadis revenions ?…

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Jadis rappelons nous le fanal de l’espoir mais la mort du capitaine et les royaumes sans toile ni voile ni plus un éclair de lumière non plus dans un univers confus et aride claquant dans le vide de l’air et du temps mais du chaos et de la course aux nuages surgit enfin un refrain scandé en choeur issu des âmes humaines s’engageant à ne plus leurre faire au soleil ni aux leurs …

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Ami je te conjure si à ces temps jadis revenions ?…

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 Jadis disons le vent de révolte naissant dans les rues et campagnes de leurs bouches à leurs oreilles des chants d’union et de défi et d’audace et d’exemple face à tous les regards peureux harcelant l’ennemi des libertés  sur les murs et les pierres et cahiers des écoliers sous les portes des chaumières des chants vifs simples et sages entretenant tenace le flambeau de l’espoir… 

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Ami je te conjure si à ces temps jadis revenions ?…

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur : Page d’accueil comme d’hab oui ?!…

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D’Ores …

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D’Ores…

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Ni éclat ni débris ni fissure derrière le mur lézardé du bocage lors revenue de ses faims de voyage nulle amie pensée ni aimable souvenir ne languissait encore sur le dernier accord d’un piano égrené d’une torpeur insouciante dehors…

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Où il fallait tout savoir tout déduire tout mesurer tout prédire et prévoir en nombres dont dividendes furent sacrés chiffres seraient votre roi et d’esclaves la foi quelle erreur vous commettiez offrant à la bête vos cris échappés de l’abysse déjà vous l’entendiez…

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En cendres enfin vos rêves réduits par le feu des usures hors enceinte des possibles hors le rire même de jadis n’eût mémoire tant la bête fût redoutable plus qu’il n’est vrai d’attendre jusqu’aux ultimes confins de vos jours…

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MandraGaur’En Individu’Elle
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Droits d’Auteur : Ca  n’a pas changé … C’est fin …

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Libereco ?…

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Liberté…
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Le beau mot oui…
Liberté chérie, liberté amie
Gravé en bas-reliefs aux frontons
Chanté et dansé sur tous les tons
Qu’ils nous disaient…
J’te d’mande un peu de quoi on parle ici,
Allons l’ami,
Quelle est cette fausse fable fourbe 
Qu’ils nous content ?…
Or que nous voilà enrôlés, étiquetés
Dans des fichiers administrés,
Et gouvernés, et surveillés,
Drillés; et pire même; 
Menés au pas cadencé,
Bien gardés, bien ordonnés, 
Bien recensés, 
Tatoués comme des veaux 
Stabulés,
Portant bât tels des chevaux,
Rangés pareils à des poulets déplumés,
Isolés dans des clapiers à bon marché.
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Ne m’faites pas rire vous m’faites injure,
Cessez donc vos adroites jongleries de paroles
Vu que je sais …
Inutile d’encore espérer me la bassiner
Ma cervelle est épuisée, criblée,  
Ecoeurée
De vos odieux et sirupeux discours imposteurs
Fins préparés, abjects car mensongers, ampoulés, 
Des fois que sans vergogne 
Vous m’auriez imaginée
Crédule devant vos assertions falsifiées,
Gobant sans rechigner ni mâcher 
Vos couleuvres
Allez ! Armées schyzo-freinée,
Gens, moutons et pions, piétailles,
Hordes et masses, populaces,
Tendez loin vos cous à la tenaille des pieuvres
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Egalité…
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Qu’ils nous serinent,
Sans gêne aucune oui et sans hontes,
Egalité scandée à voix fortes,
A voix claires et hautes
Dans leurs slogans politisés
Parole déclinée fonction de leurs partis,
De leurs clans et intérêts,
De quoi parlent-ils si ce n’est de division,
D’injustice, de dissensions, d’iniquité ?
Egalité allons donc…
Laissez moi rire bande de troufions,
Où est-elle cachée ailleurs l’égalité
Que dans vos conciliabules,
Qu’entre ces liasses de dollars
Que vous êtes une poignée à vous partager
Or que le pauvre peuple s’éteint de misère,
De pollution mentale,
De névrose et de désespoir dans des mitards.
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Vous m’faites gerber z’élites z’élues qui nous portez,  
Nous menez, nous poussez tous, acculés, 
Contre les murs, contre nos frères, contre notre gré
Aux spectacles publics de tueries collectives 
Et organisées …
Que nous laissons faire de nos silences forcés,
Bouches muselées, complices bâillonnés, 
Surtout n’allez pas espérer,
N’y croyez pas même ce serait fâcheux,
Qu’encore je garderais inaudible, 
Non perceptible,
Scellé en moi cet impérieux défi
De dénoncer la censure de vos dictatures
Face à laquelle chaque jour s’empirant
Mon âme peinée s’alourdit …
Et me hèle vers le désert des oublis.
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Fraternité…
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Qu’ils nous annonçaient…
Fraternité ce vocable joli devenu sacrilège,
Fallacieux et perverti,
Ecoute moi bien triste citoyen trompé
Si tu n’as pas compris encore
Ces démones manigances
Où nous sommes  leurs otages devenus,
Proies vives et ferrées,
Casernées, embrigadées
Embrigadés oui je le dis,
A nos corps à nos coeurs défendant,
Affublés d’oeillères,
Public menotté et impuissant,
Face aux tourmentes fratricides
Où seuls chacun de notre côté
Nous acquiesçons, muets,
Langue molle de responsabilités endémiques,
Subissant, mortifiés, leurs lois acides.
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Tricheurs et traîtres, profiteurs,
Spéculateurs, tueurs car assassins,
Banquiers, dirigeants, puissants !…
Gare !
Dorénavant soyez en informés et assurés
Je pousserais la beuglante
Verbalisant cette suave et sordide survivance
Dont mes semblables sont de plus en plus touchés
Et comme d’un virus affligés
Insoutenable encore de me tenir à carreau,
Figée dans le panneau…
Il me faut éructer, dénoncer,
Briser le carcan aliénant 
De nos mièvres connivences
Où le dégoût aux lèvres, 
La rage au ventre de soir à matin
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Nous,
Humains,
Libres,
Egaux et Frères
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Expirons …
De cette coupable inertie d’indigence.
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MandraGaur’En Individu’Elle
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Droits d’Auteur – Page d’Accueil
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Supplique …

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Christophe Mouillet sculpteur – La Supplique

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Ave Silence !

Je viens taper du sabot en cadence,

D’un pas de deux de trois je danse,

Le destin nous sera remontrances

 A venir …

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Ce tort de dire juste pour séduire :

« Occultons le pire … »

L’issue à elle seule ne peut suffire.

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Nuages profonds.

Voiles en abandon.

Rien ne va plus.

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Il vaudra mieux ne pas se leurrer.

A quoi bon desservir la table ?

Ce sont fables qui nous tiennent debout.

*

A la licorne rompons le cou.

C’est l’oeil d’un borgne

Cyclope qui lorgne

Nos vies à crédit.

*

Point jamais n’en faites trop.

Laissons tiédir la glace embuée de suintements…

En souvenirs il faut tout dire.

*

Pardonnons les guerres …

Et celles qu’il nous faudra encore faire …

Il n’y a rien qui vaille de plaire …

Si le défi est de mourir.

*

Ce mal aux côtes à chaque soupir.

Montagnes de promesses,

La lumière blesse de reflets sombres 

Là où iront faillir

Les moussons blanches des décombres

Et les étés pervenches

Où nos devenirs flanchent vers l’anéantir.

*

Plus rien pour séduire ?

Nous sommes passoires et épuisettes…

Et épuisés d’avoir trop tremblé.

La flaque d’obstacles en mare de boue s’est transformée.

*

J’ai mal, j’avoue, à nos agirs.

*

Le temps est long, pesant et lent…

J’entends à point nommé venir la destinée

Telle une sonnerie lancine,

Rauque,

D’une froide nuit la retombée.

*

Clair damier de mouvements encore à peine amorcés.

Que les doctes quittent leurs chaires de singes apprivoisés et condescendent à entendre les voix fêlées des aphones censurés …

Et des muets. 

Il y va de la vie et de nos vies.

Non finies.

Jamais.

*

Nous sommes en danger…

De mort.

Certes …

*

Et ainsi nés d’un saut dans le vide comme de se défenêstrer. En lutte sans cesse d’un demain trop lourd pour oser seuls l’enjamber. La noyade ou le plongeon ou la chute seraient fatales nous le savons.

*

Savants et sages,

Sortez de vos cages,

Veuillez avoir pour un temps le regard d’humains.

Sauvons nos âmes …

Enfin !

Elles nous condamnent à de peu lumineux lendemains.

*

Damnés dès le berceau ? 

Hallucinés par des cadeaux empoisonnés présentés sur des plateaux d’argent moisi, calciné, falsifié et rouillé, désuet en vérité car devenu déplacé, déphasé, dépassé …

*

Osez au moins nous l’avouer que la folie vous fait peur …

La folie ?

Quelle folie ?…

Celle de vaincre n’est pas erreur …

*

Et ne déguisez pas vos craintes sous ces résignations généralisées où vous permettiez de juger les images de couleurs vives faisant différence s’amorçant dans la dérive où se pointe le destin des vouloir revenir… Dans le ventre des femmes qui nous portaient jusqu’à l’heure des délivrances d’entrée en scène le fou se joue du flou pour tenter exister.

Si votre peur de la folie consiste à la nier …

Alors adieu et abdiquez …

*

Mais retenez !

Qu’il faudra remonter jusques aux racines abyssales des ténèbres et en souffrir. 

Ni survol non ni aplomb.

Ni alibi d’abandon.

Laissons tranquilles les enfants de nos hurlements d’enfer.

*

S’il faut se taire …

Toujours se taire.

*

Ave silence d’un pas j’avance de deux je plonge dans le néant. En avant ! Morte ou vive, morts ou vifs, qu’à cela ne tienne… Il est question de piéger les démons qui nous retiennent… Et sans façons.

*

Nous sommes deux toujours aux dédales de nous mêmes.

Pas vu pas pris qui crois-tu donc que je suis ?

*

Affirmons affirmons toujours oui … Disons qu’il faudra de toute urgence trouver un solitaire pour faire la brèche et enchâsser la pierre dans l’anneau des gémirs. Partir.

*

Laissons sous le paillasson effiloché les verrous de nos maisons hantées…

Ici nous sommes en somme…

Et n’avons d’autre endroit que celui-là…

Temporaire…

Et advienne ce que pourra.

Nous sommes sur Terre.

C’est cela !

*

Indiquez nous l’huis je vous prie derrière lequel vomir et défecquer pour libérer le mal sournois qui nous tient au collet. Hurlons ! Mais pas aux loups ni à la mort. A la vie hurlons !

*

Compagnonnage de bataille cherchons.

Guerrier ou guerrière allons !

Ce coin de Terre possédons où nous pourrons enfin libres dire :

« Je Suis ! »

« Et Toi Aussi ! »

Oui !

*

Ouvrons les oubliettes, les chausse-trappes, les traquenards, les pièges sur le tard, les douves, les meurtrières, les couloirs, les greniers, les caves, les horreurs de naguère dans lesquelles s’enlisent nos vies car nos puissances à être y sont ensevelies.

*

Donnons nous de nouvelles clés.

*

Urgent.

Il faut aller.

De l’avant.

Ne pas renoncer.

Il est temps.

Il est maintenant.

Opérons, sectionnons…

A vif !

Sans quoi nous irons sombrer dans la défaite …

Immanquablement.

Droit dedans !

*

Je ne connais d’autres mots que ceux que traduit ma plume.

Arsenic ou Amertume ?

Peu me chaut !

*

Alerte !

Mettons nos feux de détresse !

Isolés sur nos îles nous sommes,

Et à vous et à nous et à tous cette supplique j’adresse …

J’appelle …

A l’aide !

Humains en péril !

Humains en exil !

*

Revenons vers la rive,

La barque chavire,

Le sens s’esquive…

Vite que vie s’ensuive si nous le pouvons …

*

Encore …

*

Il existe, c’est certain, un chemin entre folie et génie nous le savons bien. La culbute néanmoins se fait de plus en plus menaçante. Nous nous aliénons de l’aliénance … Foin de vos vaines savances. Allons au plus simple, allons au plus court ! Et sans pardon ni cadeaux ni retours.

*

Vivre !

Créer enfin l’issue la creuser.

Et non rêver en des songes isolés…

En de possibles actions toujours en chantier.

*

Nos mères enfantaient des moribonds nous le savons.

La belle sentence !

Le choix n’est donc pas à faire

Sur le mode des présences.

L’orage gronde.

Éclate le tonnerre.

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Nuées profondes.

Étendards en berne.

Rien ne va plus.

Ecoutez l’écho des cavernes …

D’alors revenons enfin …

*

Réparons nos solitudes par la plénitude.

Projetons nous dans les infinis.

Ce risque il y a …

Alors au moins qu’il soit dit …

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Osons …

Payer ce prix …

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MandraGaur’En Individu’elle

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Droits d’Auteur – Page d’Accueil

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