Le Large …

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Le Large

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Mot à Mots

Te prennent les tourments

Trop de fois

Lors que la direction te reste

Obscure 

Quand de ta main tu rajustes

La boussole dont l’aiguille

Ne se lasse de t’indiquer…

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Le large

Alors tu claques la voile hissée immense

Face aux vents

Pareille à la proue indomptée droite

La mer défiant

Naviguant en tête nue solidaire des flots

Les fendant 

Bravant l’horizon aux confins

Se détachan

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Des terres

Nulle âme qui vive tant de loin

Ne peut savoir

Les yeux sont si las des lumières

Trop blanches

Où se perdent les images

Autrefois évoquées

De ces lieux où l’ambition trouvait

Aux aventuriers

La renommée gagnée

Aux sangs des sages…

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Et des innocents …

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(En Mémoire des Peuples Exterminés

Par la Génocidocolonisation)

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Droits d’Auteur : Cela va de soi …

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A Vincent …

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Vincent Van Gogh – Deux Tournesols Coupés

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Fugue pour te sauvegarder …

Vous qui tenteriez m’approcher …

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Au bout de la plume aiguisée de lignes les transparences diront ce que l’hésitation d’audace ne peut ni translater ni  paraître laisser transparaître … D’être … D’angoisses se noue et dénoue la trame tordue tissée dans l’âme d’enfances démentes morte-nées car pas délivrées déjà mortifiées dans la confusion où prennent naissance les racines acides d’un délire nuit et jour, jour et nuit, compagnon fragile de maladives heures jamais finies, écho assourdi sous un masque velours regard inquisiteur traversé toujours de reniements et d’oublis … 

Indifférence ? Pas même !…

A déambuler dans les rues humides d’une pluie tardive seuls à chercher ce que nul visage jamais ne pourra refléter …

La clé des silences.

Muets mutismes…

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Les miroirs sont des lignes, la mémoire des signes, la vie l’acoustique mentale de bruits étouffés, de sanglots occultés, de cris censurés. Va … Ne cherche pas la compagnie de l’être torturé. Il ne t’apportera que doutes, questions, anxieuses hésitations … Ne cherche pas son amitié … Va … Tu t’enliseras en ses désertiques contrées, tu te brûleras les doigts au clavier de ses voyages … Passés. Te perdras dans ce qui t’attire en ses reflets cruels tels qu’une mire en plein dans le mille tu contempleras le néant au bord du précipice, le vide sans retour et le néant  …

Parcelles inachevées, voeux de vie avortés …

Poètes maudits, ils  n’étaient pas d’ici … 

Danse la cynique sarabande du refus de l’être différent devenu … Car ainsi voulu pas voulu … Se brisent se brisant ces brisants dans un gouffre le mal à être non être peut-être peut-il être ? Mais s’étoffe chaque jour la découverte de l’impossible. Et meurt, étranglé dans la violence de l’indifférence, le décor intérieur jamais éclos … 

Et clôt ? 

Ne rêvons pas …

Va …

Rien ne se prolonge, il n’y a pas d’au-delà…

La vie c’est le moment, le moment c’est l’instant et tout se boucle, commence, s’étire, se vit, se consume et se finit … 

Ici … 

Ni moments paisibles, ni sereins accords …

Ni harmonies… 

S’ils existent ils ne sont pas …

D’ici … 

Les extirper il le faut car les savoir glissés sous les cristaux tranchants des chagrins d’antan toujours à vif tels ces diamants bruts acérés, jamais extraits, jamais légués, toujours gardés … 

Secrets ?

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Dis moi Vincent mon ami dit fou d’alors et de toujours en ton âme de couleurs brûlantes tant que le soleil t’aliénait les yeux, et pas qu’eux, en conscience dis moi toi qui te coupais l’oreille pour n’entendre plus d’eux l’écho de ta perdition condamné à la solitance dans le non-sens d’un monde où tu criais, aphone, dis moi Vincent … Folie que tout ceci ? Nous le savons pas vrai que la raison des autres condamne notre langage en délire car dé lire délivre en ce seul pays ami cependant où nous pouvons atteindre en nous à la compréhension de notre immensité.

Etre ?…

Tu le savais je sais …

Etre torrent de larmes jamais versées …

Pour ne pas pleurer … 

Source de lave tarie …

Pour ne pas te brûler …

Oui tu le savais …

Que tu pouvais t’y noyer, t’y perdre …

T’y enliser à jamais …

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Cherchons un chemin alors te disais-tu pas vrai entre devenir et anéantir ?… Trois pierres posées pour trois autres ôtées ? Marchons à reculons dos au mur depuis tant d’ans contemplant au loin la forme éphémère, chrysalide non éclose jamais ?… L’aile du papillon déjà brûlée par endroits ?… Non encore éclose si j’ose tu oses ?… Car close son envol ne se fera pas ? Maudits soient les rêves et pourtant … 

Mythe …

Vincent !…

Sorciers ancestraux nous sommes autant que modernes le corbeau sur nos épaules n’est qu’image, il voyage brisant les barreaux de la cage il survole le carcan étriqué des bocages effrayant ceux qui passent, s’arrêtent, s’alarment, reflètant dans leurs yeux, par bribes et fragments, l’impossible chemin du partage …

A jamais … 

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Comprenais tu aussi ?…

Ah si seulement Vincent tu comprenais qu’alors …

Ou déjà … Ou enfin …

Tu n’étais pas seul en cela …

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Et perdue …

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Tout à coup corps à corps éperdue coeur à nu s’élever au ciel à toucher les nuages ah je gage que tombent de la page les lettres tracées d’une encre bleutée écrites coeur en liesse des images d’allégresse d’instants libres à perte d’haleine que se brisent donc les chaînes et que s’envole que décolle de l’attraction vent dans les voiles attention le souffle du chant en canon et pourtant dans la magie du présent dont le temps ah  le temps est absent des rêves d’euphorie se gonflent se soulèvent murmures portés par les ailes de la liberté …

Et s’en vont tournoyer farandole s’écrier les rires d’enfants sages encore avant d’entrebâiller le couvercle de l’écrin où la peine ira plonger et le souffle s’égarer s’amenuiser à se perdre dans les tourments des destins que soulèvent les jours que closent les nuits que s’embrouillent en lacets noués serrés sur la gorge ah comment apprivoiser les blessures les garder les transformer en trésor les planter dans le décor et n’avoir de cesse que de danser batifoler encore prendre le mors s’élancer ah ne plus toucher terre jamais rester suspendue légère …

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M’enivrer …

Respirer l’air inhalé

Dans la stratosphère tout là-haut,

Devenir oiseau sans rien d’autre espérer …

Que de voler … Éperdue …

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MandraGaur’En Individu’Elle

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Élue d’un Coin de Ciel

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Élue d’un Coin de Ciel auquel je dois faire Face,

l’Âme sans cesse en Eveil j’ai le Visage Captif de son Pareil

Dans un Lambeau de Glace…

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Du Poids de mes Pas et de leurs Empreintes

Les Stigmates Gravés en de Sinueux Chemins

Battent la Cadence des Maux d’un Pesant Va-et-Vient…

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N’est-il Terre ni Asile où trouver le Repos,

Où Poser mon Front et mon Coeur Meurtris

Pour les Abriter de la Vie et de ses Rudes Assauts ?

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N’est-il Hôte assez Doux pour Soigner mes Peines ?

N’en est-il pour Laver mes Écorchures

Or que Tombée à Genoux j’Expire de ces Blessures ?

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N’est-il Lieu si Reposant Rempli d’Innocence

Où l’Amnésie ferait Place aux Souffrances

Où mes Os Rompus trouveraient Accalmie et Clémence ?

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Mais il n’en Est et je Reste tu Vois

L’Élue d’un Coin de Ciel Reflétant ma Douleur Vive,

De Profil et de Face d’un Lambeau de Glace Captive.

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Illustration:
Sculpture de Jef Lambeaux à Saint Gilles/Bruxelles
Cliquez sur l’Image pour la voir en Grand …
Vous verrez comme Elle est Belle, l’Élue …

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RED_BAKKARA

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En mémoire

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La mémoire qui garde … Incandescentes … Les paroles .. Qu’elle s’invente … Qu’elle laisse traîner … Sur le papier … Ca peut brûler … Se noyer … Ce n’est pas vrai que les écrits restent … Ils sont sensibles … Au feu … A la crue … Ils s’en vont tournoyer les feuillets et me laissent l’âme nue telle qu’ils m’avait trouvée avant d’être proférés … Puis regrettés ?… Croyant quoi ?… Que personne ne serait venu les lire ?  N’en ayant  rien à cirer ??? Mais c’est raté !… Drôle d’impression que de ne plus les retrouver … Au moment où je voulais une fois de plus, une nouvelle fois les relire … Ces mots qui disaient un peu de rien, un peu de tout … Si peu mais tant du temps qui s’enfuit … Ces mots discrets transmettant comme si de rien ne disait … Si je puis à mon tour pour une fois … Et autrement qu’avec la musique … Cette journée d’aujourd’hui … Entendez celle de jeudi … Car d’un jour à une nuit … C’est toujours le jour dernier … Où je dois aller … Où je manque de courage car je sais … Que je dois faire des choses qui ne seront (ne sont) pas toujours bonnes pour moi … Le pied … De ces choses agaçantes de ces luttes qu’il faut livrer … Ouvrir la porte … Sortir … Aller dans le monde … Voir les têtes … J’ajoute le « s » à pied !… C’est le pieds … Parce qu’il s’y trouvait !… Il y a deux pieds pour sortir de l’abri, ouvrir la porte je disais et fréquenter le monde et les gens et leurs visages toujours absents …  Je les ai repéré !… Je me disais avec le reste que vraiment, c’était loin de l’être, pas vrai, cette journée de mercredi déjà passée … Le pieds ?!… J’ai pensé tout effacer !!!… J’ai même cru pouvoir croire que je ne m’en souviendrai … Pas ???  Mais non va que  je n’ai pas pu le croire cela …

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Car ma mémoire, vive et vivace, a trimbalé mes quelques phrases, vite, trop vite effacées (par crainte par peur par effroi de les avoir proférées ?…) … Je recommence … Un pape est mort … Et l’araignée …  A régner … Quel drôle de mot drôles de mots … Et ma mémoire pourtant avec moi, en moi, qui les a trimballés … Paroles … Partout où j’allais, en quoi que ce soit que je faisais, partout où je posais mes pas je me disais … Elle va se faire, elle va se taire, ou se faire taire, ou s’obliger à se laisser taire, ou subir de se voir taire ou de subir, ou de supporter des moments qui ne seront « pas bons » pour elle parce qu’elle doit sortir dans le monde et s’y taire et s’y terre … On recommence ?… Un pape est mort ?… Le  monde … Rempli de loups … Des vilains loups avec des crocs … Et des babines retroussées qu’il lui faudra affronter … Des gens … Des fantômes d’êtres … Des absents … Qui la regardent à tort … Et à mort et à mors et à travers … C’est bizarre les mots il suffit de les coudre, puis les découdre puis d’en découdre avec les mots non mais t’as vu ça ?… Ah bon ?… Et de ce temps j’imaginais quoi déjà ?… Qu’ils allaient me reconnaître peut-être comme l’une des leurs ?…  A la bonne heure … C’est vrai que j’y pense parfois  … C’est vrai que je suis si triste à chaque fois en revenant dans ma sphère de constater qu’il n’y a rien à faire que me de me taire pas moyen de m’y compter, de me compter, de compter ou d’être (allez,l on va dire être ? Ou à me savoir quelque part sur un coin de planète pas trop près pas si loin de ce monde qui me pèse et qui le penserait qui le devinerait qui le sentirait qui la suivrait là où dieu sait quoi va lui faire du mal, allait être mal, mauvais, pas bon pour elle … Que d’embarras …

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Mais j’ai pensé tout effacer !… Je n’ai juste pas osé … Parce que le mots sont des marques et les marques sont des signes et les signes sont des lignes et les lignes font les routes et les routes se tracent et c’est là qu’on va trainer sa carcasse sur les traces qui font des routes qui font des lignes qui sont des signes et deviennent des marques et retournent aux mots … Et je reste là comme deux ronds de flan à me dire que mes journées, celles-ci et celles-là et toutes les autres à venir … Seront bonnes … Merci … C’est dire !?!?! C’est ne rien dire ou dire n’importe quoi … Croyant que quoi je me le demande à l’instant alors que des larmes grosses comme ça et lourdes comme ça et brûlantes comme ça coulent de mes yeux et tombent presque bruyantes de mes pommettes sur le dos de mes deux mains réunies sur le clavier … J’ai voulu m’oblitérer d’avoir osé partager ? Mais partager quoi je vous l’demande un peu … Croyant que quoi ? Je ne le sais … Je ne le sais ??? Et vous tu le sais toi moi ? Pourquoi ? Pourquoi les as-tu effacées celles qui ont précédés que tu avais consignées toute une nuit durant ces quelques paroles qui venaient t’annoncer que l’aujourd’hui de ce jour allait être lourd, pesant, douloureux, triste peut-être même, affligeant … Manque de foi en quoi en toi ? Manque de confiance, subit remords d’en avoir un peu trop dit ? Mais c’est raté !… Mes rétines sont des lentilles, j’enregistre et je photographie tout en ma mémoire vive … Car ce qui me touche se touche et s’entrechoque en myriades de mots … Jamais assez jamais de trop et toujours tout reste dire et à recommencer  … Au moins ici c’est possible je me l’étais dis pas vrai ?…  Pas de honte pas de gêne pas d’ennui ni d’embarras tu y vas ! … Tu jettes sur le tas et c’est bon comme ça … Partager ?… Bon, on doute … Ressentir ?… Soit … Au compte-gouttes … S’en ouvrir ?… Allez tiens faut pas rêver … S’en dire ?… Sans dire ?… Cela va de soi comme on dit va sans dire … Alors pourquoi encore tenter de dire ?… Allons bon là on tourne en rond … J’ai effacé ce seul moment furtif où je venais ou parvenais comme en un murmure un peu si peu de moi me dire … Et pas en musique !… Ni même en paroles … Ni même en humour noir parfois si tant … Enfin, ni même en paroles autres que de moi … Alors que pourtant, en certains instants, oui … Mais j’ai tout effacé … Gommé … Comme oublié ?… Il faudra recommencer …

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Tableau noir puis blanc puis noir … Entre les deux des mots effacés … Bizarre … Elle a eu peur ?… Quoi ??? Elle a douté ?… Oui ?… Douté de toi ?…  De moi ?… D’elle enfin à la fin des fins c’est fin … Que l’on ne puisse ni entendre ni comprendre ni lire autrement dis pas entendu, pas compris, pas même lu … Donc pas vu !… Roulent tes larmes là elles te brûlent … Pourquoi ? C’est raté !!!… J’avais en moi tout gardé comme si  je cheminais dans cette journée peut-être noire où quelque pesance d’être allait me tourmenter … Je le savais … Parce que de ces jours passés se sont  composés de jolis couplets mais que tu n’osais pas de peur de dire mal en disant trop de peur de t’immiscer là où personne n’a l’envie de te voir arriver en ne disant que ce que tu ressens … – Terminaison … -tais ?… Tu as pensé quoi ?… Que tu n’avais pas capté ?… Mais voilà … C’est raté !… Tu t’es  trompée !!!… Tu t’es promenée dans tes faires, dans tes dires, dans tes agirs, avec ces quelques phrases qui t’apprenaient que lors de cet aujourd’hui d’il y a quelques jours il fallait souffrir un peu, quelque peu peut-être même se voir ou se savoir nuire, ou se laisser nuire dans l’au dedans de ton âme pour te forcer à t’insérer pour quelques heures dans l’amalgame et toi qui ne peut qu’imaginer mais qu’est ce qui peut t’arriver car pas bon pour toi veut dire souffrance et que seule tu voudrais le dire mais tu ne parles qu’à toi !… T’as compris ça ?… Puisque j’étais là à l’avoir lu et retenu quoi qu’ils en croient, quoi qu’il en soit … Et à y penser, et à me questionner, et à me demander … « Quel mal terrible en mon âme me faut-il m »infliger me laisser infliger pour avoir si pudiquement osé ne pas en  parler ??? » Pour finalement tout effacer ??? Croyant que quoi ?… Que déjà j’avais oublié ??? Que je n’aurais fait que de les survoler ???… Les mots ?… Puis les zapper ?… Ah bon ?… Mais voyons !… C’est raté !!!

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Car voilà que je reviens au « laitier » là du matin coincé entre les cartons vides sur la route, les gens, et les curés, les pharisiens, et l’ostentatoire de l’ironie et voilà que je ne les trouve plus les mots furtifs que j’y étais venue glisser pour m’y glisser !?… Pour me dire dire de moi un peu plus que d’ordinaire elle n’en ose partager … Tout effacé ? Qu’elle croit !!!… Mais c’est raté !… Compter sans la mémoire, vive la mémoire vive elle a tout retenu … J’ai tout retenu bien gravé en moi d’une seule lecture, et de deux et de trois pour suivre et penser et cogiter et de les ressasser en ma mémoire vive la mémoire encore je le dis durant ces heures ces quelques vocables discrets qui disaient tout ce qu’ils ne traduisaient pas … Elle a cru quoi ?… Que peu  en importait ??? Mais c’est raté !!!… Car voilà, ils étaient là ces mots, ces mots en moi, en ma mémoire  palpable, physique qu’elle appelle ça,  presque comme un petit galet caché au fond de sa poche et qu’elle aurait caressé du bout des doigts tout doucement alors que mentalement je lui soufflais des mots à l’oreille et au coeur, des mots qu’elle ne pouvait entendre, des paroles qui ne pouvaient l’atteindre, des paroles presque comme des mélodies que je lui envoyais par la pensée, que je lui disais oui mais qu’elle n’entendait … Pas … Parce que les galets n’entendent pas c’est l’avantage on peut leur parler ils n’iront rien répéter … Secret !… Ou peut-être d’emblée mutisme de mutilée ?… Je sortais le galet tout poli bien des fois de ma poche, à la dérobée, et le contemplais … Je lui disais … « Non, ne vas pas souffrir trop !… Mais sache … »  Je lui disais,  » … Sache que je suis là !… En pensée je chemine là où se porte à présent et en ces moments ce qui pourrait blesser mon coeur ou mon âme ton coeur et ton âme je chemine avec tout cela en moi et même si tout moi en ignore (veut ignorer laisser ignorer quelle différence)  j’ai l’émotion à fleur de peau  quelque part et je le sais que dehors c’est le rôle, les gens et leurs odeurs de gnôles et être ou n’être pas bien pas trop bien pas bien du tout qui sait … Et que je ne puis qu’imaginer … Au possible plus près … Sans savoir si ce n’est que oui je le sais quelque part et le sens … Et risquer la camisole et risquer la geôle pour ne les supporter ou plus ou pas peut-être plus que pas … Et que cela sans doute me fait peur même si d’aventure il me vient d’oser y croire au point d’en dire … Pour tout de même tout effacer … Même qui fut dit … Ou que peut-être elle ne peut croire le croire y croire que ses discrètes paroles auraient l’heur de rester en mémoire d’autrui d’autres oui mais de qui va le lire qui va te lire qui ?… Elle a douté ?… Elle a tout effacé … Mais c’est raté !… C’est raté oui !…

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Aujourd’hui enfin, après avoir mentalement construit des vers, des strophes, des phrases et des couplets que je n’osais, de ma timidité native affligée, que je n’osais transmettre ou envoyer quelle est la différence, bouteilles à la mer je pense tous ces mots rien que pour rien à rien adressés, ces mots qui me venaient à mesure que de ces quelques paroles aujourd’hui effacées je me souvenais, paroles lancinantes qui me poursuivaient en tout ce que je faisais, aujourd’hui justement où je les déposais mais ne  trouvais qu’enfin le courage d’oser, d’oser traverser la peur terrible de traduire pour dire combien de ces jours passés je n’ai eu que de bruits dans ma tête mais qui peut savoir et que pour moi à porter seule toutes ces pensées … Mais elle a tout effacé !… Ces mots qu’elle disait … Alors que pour les relire une dernière fois avant de n’en dire jamais  je n’y arrivais … Ils n’étaient plus là !… J’avais oui j’avais tout effacé !… Mais c’est raté !!!… Car de ces jours trop souvent j’entendais littéralement à chaque fois que ma pensée tournait autour de mes phrases sans les écrire encore pas il faut oser c’est pas à pas et c’est lent mais c’est comme ça  à chaque fois que le bout de mes doigts palpait le galet bien à sa place au fond de ma poche et qui portait, gravés, les mots qui me disaient :  » … jJ n’ai pas le courage aujourd’hui d’aller là où il me faut laisser venir en moi des choses pas bonnes pour moi … Le monde … Le pied(s) … » A chaque fois un peu plus loin ces paroles alors écrites et à qui adressées suivaient leur chemin … Ma mémoire jamais ne les lâchait … Drôle d’impression que d’avoir vu que j’avais tout effacé !… Comme d’une claque en pleine face … Mais ne m’en tairais …  Muse, tu n’as pas entendu que je t’appelais ?… Il te fallait me lui dire … Que tu me suivais là où mon imaginaire pouvait construire un tantinet de cette galère d’un jour, ou de quelques jours, ou de tant de jours  s’annoncait ?… Et qui allait me griffer un peu plus, un peu plus fort, le coeur, et la sensibilité ? Celle dont je sais qu’elle est comme ça toute à nu toute fragile toute vulnérable toute moi … A fleur de peau, à fleur de douleur … Parfois … Mais quelquefois … Dont je sais que de tout là haut, des fois elle fait des chutes libres sans filets et des vols planés dans un mal d’elle mais qui s’en fout mais qui s’en fait mais qui le sait et dans un mal à elle qu’elle aimerait tant éviter … Et dont je sais dont je sens que mon âme ne peut concevoir que l’on vienne la corrompre à son coeur défendant ?… Défendant corps défendu …  Le monde, les regards, les gens … Elle ne peut que hurler d’y penser ils sont si … Comment le dire finalement ils sont si … Méchants ?… Oui méchants si  !… Corrosifs toxiques et l’air innocent … Mais si j’y pense si j’y ai pensé, je le crois à présent que je n’avais pas « capté » … Jamais en fait … Mais c’est raté !… Les mots sont effacés pas grave … Tout est en moi !!!… Intact !!! C’était trop tard pour les garder trop tard pour regretter trop tard pour le dire !!! Je n’avais fait que de copier c’était dedans et on peut tout recommencer juste que la forme, juste c’est la forme, juste la forme qui changera …

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Muse, s’il te plaît, viens me le dire la tranquille ou pour me tranquilliser viens me le dire qu’il n’est pas le moindre instant seul en ce jour de mercredi qui n’est plus et devenu jeudi qui déjà et ces jours qui passent et sont toujours les derniers car ils ne recommenceront jamais tu le sais  … Aucun jour ne recommencera et tourne les pages du calendrier et les années et les années … Puisque c’est ainsi c’est programmé de tous les côtés … Dis le moi  muse va car moi je ne peux plus entendre non pas pu m’en entendre ou peut-être  pas pu m’en écouter … Va et reviens, ouvre la porte, sors ton nez va voir près de la vie ce qu’il dise vie qu’ils appellent cela ce qu’il ose oui dire vie et qu’au final c’est une mort en sursis … Glisse en moi je te prie muse et de mon coeur à mon âme je te supplie glisse les vocables tremblants, hésitants et peureux, ces mots sincères et vrais qu’ici je viens confier. Va les apporter porter afin  qu’ils les sachent, les entendent, et les prennent et les possèdent et les transportent en mémoire vive, et vivace, et pérenne, cette mémoire sensible et abyssale que je suis là à trimballer oui je le sais que je le sens ces mots étranges qui n’ont de début ni de fin c’est suspendu suspension nous pensions je pensais tu pensais … Qu’en savent ils ?…Va  muse je te prie, transmets leur va ces quelques vers … Va leur dire ces quelques rimes que je viens leur offrir … Va leur apprendre que j’ai l’envie de crier : « Ne vous en allez pas, ne vous en allez pas surtout … Pas trop loin … Même si j’ai peur de vous ne partez pas … Tant encore de choses nous avons à nous dire, à partager, tant encore nous avons à ressentir, à découvrir … A éprouver et nous réjouir de ces lumières que font jaillir mes résonances, celles dont il est des ressemblances … Un  peu en vous mais pas trop ou pas du tout mais qu’importe j’ai en mémoire tout je vais vous dire encore redire … Ne partez pas … Qu’ici au moins comme vous me le disiez parfois pas beaucoup pas souvent certaines fois qu’ici au moins cela soit possible de ne pas m’en priver … De ces éblouissements … Et de la transcendance que fait naître en moi ces échos dès que j’ai pu les déposer en mémoire …

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Des mots ….

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FAUT PAS DECONNER QUOI

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L’indifférence

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L’indifférence me peine

Oh …

Elle me peine

Et

L’indifférence me traîne

Oh …

Elle me traîne

Et

L’indifférence me mène

En des rives incertaines

Où se chantent les rengaines

D’abjures serments en faux espoirs …

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Les faux espoirs me gênent

Oh …

Ils me gênent

Et

Les faux espoirs me freinent

Oh…

Ils me freinent

Et

Les faux espoirs s’enchaînent

De promesses cyniques

A mots ironiques, sans teneurs

Etouffant le corps et le coeur …

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Ce coeur que l’on malmène

Oh …

Que l’on malmène

Et

Ce coeur que l’on aliène

Oh …

Que l’on aliène

Et

Ce coeur où le chant des sirènes

Éveille des joies sereines

S’essoufflant céans en rêveries  vaines

Stériles … Vouées à néant …

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Le néant me souffle son haleine

Oh …

Son haleine

Et

Le néant me brise, me ramène

Oh …

Il me ramène

A

L’indifférence obscène

D’une existence qui se gangrène

Sous les lésions d’une solitude vilaine

Où mon âme lacérée se démène …

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Droits d’Auteur

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En-Phase Totale

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J’ai décroché le lien mental

-Drôle de spirale-

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Infusé une potion de Digitale

-Un rien létale-

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Étranglé les lois Cardinales

-Règles infernales-

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Largué mes rêveries d’escales

-Mode hivernal-

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Banni le chant des Cigales

-Plan monacal-

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J’ai décidé d’une étrange Cavale

-Poursuite Fatale-

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Enclenché le cérémonial

-Procédure segmentale-

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Sondé les voûtes abyssales

-Genre carcérales-

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Renoncé à l’échange verbal

-Locution orale-

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Muselé les Ariettes amicales

-Où le coeur s’empale-

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J’ai emprunté l’obscur dédale

-Blanche Vestale-

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Provoqué le tir central

-Criblante rafale-

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Vêtu mes hardes sépulcrales

-Toge virginale-

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Salué d’une révérence sacrale

-Geste vespéral-

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Reste à poser en point final

-Ma pierre tombale-

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D’un choc brutal

-Stade terminal-

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RED_BAKKARA

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